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Nouveau sondage sur les français et le téléchargement illégal

A l’heure où la loi Hadopi est mise en application, les chiffres pleuvent et ne ressemblent pas forcément.

Un récent Sondage IFOP sur le français et le téléchargement illégal réalisé pour le Syndicat National de l’Edition Numérique publié en juillet 2010 se penche sur les effets potentiels de la loi Hadopi, opérationnelle depuis le 29 juin, sur les comportements des internautes.

Réalisée auprès d’une population représentative de consommateurs de plus de 15 ans en Juillet, ce sondage conclut que les dispositions Hadopi ont un réel pouvoir de dissuasion, les internautes interrogés semblant avoir "peur" de la nouvelle loi, ceci avec de très fortes variations entre les femmes, les hommes et les jeunes, ces derniers groupes se montrant nettement moins enclins à changer leurs habitudes. Le sondage ne différencie pas en revanche les internautes en fonction de leurs usages internet, et ne permet pas de savoir si la loi impactera ou non les comportements des internautes qui téléchargent illégalement de façon régulière.

L’étude met en avant que les personnes interrogées estiment que – entre filtrage, mail d’avertissement pédagogique et sanction - la meilleure solution pour combattre le piratage serait de filtrer les sites illégaux plutôt que pénaliser les utilisateurs qui ne respectent pas les droits d’auteurs. (Ce à quoi, il convient de rappeler que la plupart des sites proposant des téléchargements illégaux, type Peer to Peer ne sont pas illégaux…). L’histoire ne dit pas toutefois si les internautes ne préféreraient pas d’autres solutions que les 3 proposées dans la question.

Chiffres clés de l’étude :

> La loi serait dissuasive pour 69 % des personnes interrogées qui déclarent que les sanctions prévues seraient à même de les faire renoncer à télécharger illégalement (femmes : 74% ; hommes : 36% ; 15-24 ans : 40%)

> 77% se disent prêt à surveiller l’usage de leur connexion Internet par des tiers pour éviter une suspension de leur abonnement

>66% seraient incités à se tourner vers des sites de téléchargement légaux en réponse à des mails d’avertissement (femmes : 82% hommes : 25% ; 15-24 : 40%)

 

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