DUI Union européenne

Soutenu par l'Union européenne

« Free-to-play » versus payant : quel avenir pour le jeu vidéo ?

Si les jeux vidéo payants restent cantonnés à une minorité d’utilisateurs, beaucoup de gens (jeunes ou moins jeunes) privilégient les jeux gratuits, que l’on peut souvent utiliser depuis un mobile ou sur tablette. Quelles sont les conséquences de ce modèle économique sur les jeux vidéo ?
 
 
Les jeux en free-to-play, presque tous les utilisateurs de smartphones et de tablettes y jouent, de façon peu régulière mais fréquemment tout de même. Et malgré leur nom de « jeux gratuits », ils sont à l’origine de 79% des revenus des plateformes d’applications AppleStore et GooglePlay.
 
Comment ? Grâce aux publicités, souvent ciblées qu’ils affichent, mais à la possibilité pour les joueurs de débloquer des options supplémentaires ou d’avoir davantage de « crédits » dans le jeu en payant avec de l’argent réel. Si la grande majorité des joueurs ne dépensent jamais rien dans un free-to-play, 5 à 10% d’entre eux sont prêts à mettre (beaucoup) d’argent dans l’achat de contenus supplémentaires,. En faisant reposer son modèle économique sur les publicités et sur la communautés des fans, les studios sont confrontés à la fois à des risques de fragilisation de leur image de marque et à des questions éthiques.
 
Côté joueur – ce qui nous concerne avant tout ici - les jeux en free-to-play impliquent d’importantes collectes de données et autre tracking, et une exposition intensifiée à la publicité. Sans compter que ces jeux n’étant pas forcément l’aubaine qu’ils semblent être, le modèle du free-to-play pourrait réduire la diversité de l’offre  Moins d’argent à débourser donc, mais plus de données collectée, plus de pub et moins de choix.
 
L’impact du modèle économique sur l’expérience utilisateur est également intéressant à mentionner.
Les jeux en free-to-play obligent en effet  leurs créateurs à trouver de nouvelles façons de rendre leurs jeux non seulement attractifs et originaux, mais aussi en imaginant des mécanismes incitant à l’achat de « bonus » et abonnements.    Temps de jeux, dépenses, valeurs conviées… les considérations habituelles reviennent ici en force.
 
 
 
Plus d’informations :
Un article très complet sur le free-to-play avec des paroles d’experts ICI