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Quels sont les facteurs de dépendance ?

Comme pour les autres formes de dépendance ou de compulsion, on retrouve de nombreux points communs chez les personnes dépendantes aux jeux vidéo.

Selon Thomas Gaon, les facteurs de dépendance sont :
• La durée potentiellement indéfinie du jeu : on peut y jouer et y rejouer
• Le caractère évolutif du jeu, qui place le joueur dans une situation d’attente constante
• L'abonnement qu’il faut rentabiliser
• L’illusion du contact social maintenu en même temps qu’il sépare
• La ressemblance entre le monde réel et le monde virtuel
• Les guildes, susceptibles d’imposer des obligations trop fortes, notamment en termes de présence en ligne

• Bien évidemment, la fragilité du sujet est le facteur clé en la matière : la quasi totalité des jeunes rencontrant de réels problème de dépendance sont des jeunes qui reportent dans ce comportement d'autres problèmes. D'où la nécessité d'une approche de nature psychologique, voire psychiatrique dans le traitement des cas sévères de dépendance.

La spirale de la dépendance peut se résumer ainsi : au départ, le jeu est une activité de loisir. Puis, l’implication dans le jeu s’accroît, les dommages collatéraux aussi. Le joueur doit faire des choix qui le conduisent à négliger ses amis, sa famille, son travail.
En cas de coup dur, il trouvera un réconfort au sein du jeu et finira par se détacher progressivement de sa vie réelle, moins séduisante et aura plus en plus dur de mal à sortir de cette spirale car se mettra en penser qu'il n'est "bon" que dans ce monde virtuel, où il aura probablement, effectivement, développé de réelles compétences. Si les tentatives de sortie sont des échecs qui entraînent un retour au jeu pour se réconforter, le jeu devient alors progressivement teinté de culpabilité. Le joueur dépendant n'est même plus vraiment heureux dans sa bulle.

Le phénomène de la dépendance aux jeux vidéos, s’il rend à s’accroître avec le développement de cette pratique, reste de faible ampleur et concerne essentiellement de jeunes adultes. Pour la plupart des joueurs, le jeu est avant tout une activité divertissante et plaisante. Le jeu pathologique concernerait 1 à 2 % des joueurs de MMOG.

Pour en savoir plus : http://www.jeuxonline.info
http://www.pedagojeux.fr/sujets-sensibles/la-dependance-presumee-au-jeu

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USAGES - Jeux vidéo
Modifié le 07/02/2009