Des SMS ou messages dérangeants sur le mobile, des insultes ou moqueries sur les chats, les forums, les blogs, des photos truquées pas à son avantage qui circulent... le jeune victime du harcèlement en ligne est souvent soumis à une accumulation de communications agressives et perturbantes qui le poursuivent partout.
Le harcèlement en ligne est en effet tout aussi réel que celui que l'on connaissait autrefois dans la cour de récréation.
Derrière son écran, l’enfant n’est pas forcément mieux protégé qu'ailleurs, et s’il ne maîtrise pas son entourage virtuel ( par exemple s’il accepte de discuter avec des amis d’amis), il s’expose davantage à ce type de risques. Par ailleurs, si la victime potentielle reste vulnérable devant son ordinateur, impuissante face à des violences verbales et psychologiques, l’harceleur, lui, se sent invulnérable, inatteignable parce protégé par son pseudo et opérant dans l’anonymat.
Le plus grand problème avec le harcèlement, comme pour d’autres formes de violence, c’est que bien souvent ses victimes en ont honte et n’en parlent pas. Certains signes peuvent cependant alerter : si l’enfant refuse d’aller à l’école, cesse soudainement de vouloir utiliser l’ordinateur ou son portable, il se peut qu’il se passe quelque chose de ce type.
Nos conseils clés :
• Briser la loi du silence, échanger avec l’enfant, chatter avec lui
• Prendre les récits de l’enfant au sérieux mais rester calme, même si les messages qu’il montre peuvent être choquants
• Une certaine distance vis-à-vis des messages reçus peut être utile pour que l’enfant ne les prennent pas trop personnellement : souvent, sous couvert d’anonymat, les harceleurs se permettent des excès qui ne signifient rien d’autre que le plaisir qu’ils éprouvent à passer la ligne rouge. Dans tous les cas, il est essentiel que l’enfant comprenne qu’il n’est en aucun cas responsable de leurs agissements.
• Prévenir les équipes éducatives à l’école, si le phénomène semble provenir de l’établissement scolaire de l’enfant. L’un des signes sera alors les ricanements dans la cours de récréation ou des signes d’ostracismes de la part de ses camarades scolaires.
• Ne pas répondre aux messages envoyés. Cela risquerait d’encourager leur auteur
• Bloquer les expéditeurs indésirables !
• Si l’enfant est harcelé sur un chat public, il peut (ou vous pouvez) le signaler au modérateur de ce site. Celui-ci pourra éventuellement bloquer l’expéditeur des messages incriminés.
• Les incidents potentiellement illégaux devraient être dénoncés aux autorités sur www.pointdecontact.net
• Aviser la police si le harcèlement persiste. A cette fin des «preuves» sont toutefois nécessaires pour que celle-ci puisse mener son enquête. C’est pourquoi les enfants doivent, au cas-où, sauvegarder l’article dont ils font l’objet. Il est également important de noter la date et l’heure d’envoi/réception des messages problématiques.
• Pour en parler et plus de conseil, appeler la ligne d’écoute téléphonique d’Internet Sans Crainte : Net Ecoute Famille, au 820 200 000.