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On parle beaucoup de Happy Slapping...

On parle beaucoup de Happy Slapping...

L’expression happy slapping, qui pourrait se traduire par « giffler pour s’amuser », évoque l’adjectif anglais slap-happy, qui signifie insouciant, décontracté.Il s’agit d’une pratique qui consiste à filmer avec un téléphone portable l’agression physique d’une personne – bien souvent une victime expiatoire choisie au hasard - et faire circuler la vidéo de cette agression.

Le happy slapping est souvent mené à l’initiative de groupes d’adolescents qui préméditent ou non leur assaut contre une personne isolée et non-informée. La scène filmée sur le portable de l’un des slappers est aussitôt diffusée par le biais des téléphones portables ou via Internet. Vraisemblablement apparu en Angleterre en 2004 puis diffusé ensuite en Europe et aux Etats-Uni, le phénomène est délicat à quantifier aujourd’hui, peu de chiffres sérieux existant étant disponibles à ce jour.

Les cas d’happy slapping connus couvrent toute sorte de violence, pouvant aller dans des cas qui heureusement restent très exceptionnels, jusqu’au viol et même au décès de personnes causés par un happy-slapping. Quelque que soit le cas de figure, au-delà de l’agression physique, fait grave en lui-même, le phénomène pose le double problème de la banalisation de la violence gratuite et de sa valorisation par sa mise en scène.

QUE DIT LA LOI

> Tout acte de violence même légère contre un mineur de moins de 15ans est  puni de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende.
>
En outre, depuis le 5 mars 2007, le fait de filmer ou de photographier des actes de violence est un délit en France (loi française du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, article 222-33-3 du code pénal). Le nouveau texte incrimine également la diffusion de ces images, quiconque les enregistrant et les faisant circuler étant considéré comme complice. Ainsi, il prévoit que « le fait de diffuser l’enregistrement de telles images est puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amendes « . Ces sanctions très lourdes, en particulier pour les complices, témoignent de l’importance donnée par la nouvelle loi face à ce problème.

CONSEILS CLES

Pour prévenir

> Souvent, les jeunes ne réalisent pas la gravité de telles pratiques assimilées à des « blagues « .
Discutez-en avec eux pour qu’ils réalisent sa gravité

> Informez vos enfants des sanctionstrès lourdes prévues, même pour ceux qui ne font "que" faire circuler les vidéos

> Prévenez-les bien de ne jamais faire circuler de telles images

Si votre enfant est victime 

> Discutez avec lui de ce qui s’est passé , notamment pour éviter qu’il ne culpabilise et pour qu’il réalise à quel point cette violence est inadmissible et doit être combattue.

> Portez plainte auprès des services de police

> Prévenez les équipes éducatives à l’école, si le phénomène semble provenir de l’établissement scolaire de l’enfant.

> Si vous avez des questions, vous pouvez joindre la Ligne d’écoute Net Ecoute: 0 820 200 000 du lundi au vendredi de 9h à 19h (0,09 € / min)*

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Modifié le 21/04/2011