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Exposition des données > vie privée

Dès lors où la vie sociale des jeunes se déroulent en partie en ligne, il est normal qu'ils s'y confient et échangent des informations de l'ordre du privé. De là à s'exposer publiquement  sans le vouloir ou sans en mesurer les conséquences,  il y a un pas qu'une éducation sereine aux pratiques numériques devrait permettre de ne pas franchir.

Questions: 

Qu’entend-on par « donnée personnelle et sensible » ?

Qu’entend-on par « donnée personnelle et sensible » ?

Seules les données personnelles et sensibles sont véritablement protégées par la loi en France. Il est nécessaire d’être extrêmement prudent concernant ses données afin de se protéger et  de pouvoir protéger son enfant.

 

Sont considérées comme des données personnelles les images de soi (photo, vidéo...), les informations sur soi (vie sentimentale, souvenirs, etc.) et sur la vie de famille et le cercle familial...

La loi française qualifie de « données sensibles » les données qui font apparaître, directement ou indirectement :

  ° les origines raciales ou ethniques

  ° les opinions religieuses, politiques et philosophiques

  ° l’orientation sexuelle et la santé

  ° l’adhésion à des partis politiques ou à des syndicats

 

Nos conseils clés

-     Expliquer à un enfant que ces données personnelles et sensibles, ces informations sur lui, sont importantes et précieuses, elles peuvent être utilisées à des fins malintentionnées : il n’a pas à répondre aux questions sur sa vie personnelle.

-     Faire comprendre au mineur que les données qu’il divulgue reste sur Internet et pourrait lui porter préjudice plus tard : avant de publier une photo, une vidéo ou un post, il doit se demander s’il sera content que tout le monde puisse encore le voir dans quelques années.

-     Etre vigilant sur l’usage qu’il fait des réseaux sociaux et l’aider à bien régler ses paramètres de confidentialité (voir Comment paramétrer son compte Facebook)

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Modifié le 06/10/2015

Comment ma vie privée est-elle protégée par la loi en France ?

Comment ma vie privée est-elle protégée par la loi en France ?

En France, la législation interdit la collecte et le traitement des données personnelles et sensibles sans l’accord explicite des personnes concernées ; seule exception, la collecte pour motif d’intérêt public. Les citoyens disposent de droits fondamentaux concernant la protection de leurs données personnelles, et ce au nom du droit à la vie privée.

 

La collecte de données sans accord expresse  des personnes concernées peut être punie, au maximum, de cinq ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende.

La loi « Informatique et Libertés » de 1978 garantit en effet aux parents comme aux enfants, trois droits fondamentaux :

°    Le droit à l’information : tout site doit tenir informé ses visiteurs en cas de recueil de leurs données  personnelles et/ou de transmission à un tiers.

°    Le droit d’accès et de rectification : Toute personne majeure peut demander à consulter les données personnelles collectées sur sa personne ou ses enfants et les modifier.

°    Le droit d’opposition : il permet de refuser la collecte d’informations sur sa personne.

Prenons l’exemple du droit à l’image du mineur. Il correspond au droit d’autoriser  ou  de  s’opposer  à  la publication et à la diffusion de toute  représentation  photographique,  filmée  ou  dessinée permettant l’identification d’une personne âgée de moins de 18 ans. Sur son volet civil, il se manifeste à travers le droit à la vie privée énoncée par l’article 9 du Code Civil, et toute diffusion d’une image sans le consentement des représentants légaux (parents ou tuteur) du mineur y sont des atteintes : l’absence d’autorisation engage la responsabilité de celui qui reproduit et diffuse l’image d’un mineur, cette infraction est punie de 15 000 euros d’amende.

 

Par ailleurs, les Charte du droit à l’oubli numérique signées en 2010 : un individu peut demander le retrait de certaines informations sur sa vie privée passée qui pourraient lui nuire, soit par une suppression de l’information du site, soit par un déréférencement de l’information par les moteurs de recherche.

 

Nos conseils clés

-     Expliquer à l’enfant que si ses données personnelles sont divulguées sans son accord, il peut demander à ce qu’elles soient retirées.

-     On ne peut pas avoir l’accord écrit de tous les parents à chaque photo de mineurs publiée sur les réseaux sociaux, mais il faut essayer autant que possible apprendre au jeune à demander au moins l’autorisation de ses amis avant de publier des photos ou des informations sur eux.

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Modifié le 02/10/2015

La collecte de données à caractère personnel auprès de mineurs est-elle possible ?

La collecte de données à caractère personnel auprès de mineurs est-elle possible ?

Oui, mais en respectant une double condition :
• Recueillir le consentement préalable des parents s’agissant de mineurs de moins de 13 ans
• Fournir une information claire aux mineurs.

Le formulaire de collecte de données doit indiquer l’identité du responsable du site, la finalité du traitement auquel les données sont destinées, le caractère obligatoire ou facultatif des réponses, les destinataires des données et l’existence du droit d’accès et de rectification.

Lorsque les données collectées sont appelées à être cédées à un tiers à des fins de prospection commerciale, une mention doit figurer sur le formulaire afin que les personnes concernées en soient informées et mises en mesure de s’y opposer en ligne par une case à cocher.

 

Le recueil auprès de mineurs de données dites sensibles (origines raciales ou ethniques, opinions politiques, philosophiques, religieuses, syndicales, données sur la santé ou la vie sexuelle) est interdit sauf si le responsable du site est en mesure de rapporter la preuve que les parents ont donné leur accord exprès.

Toute collecte via Internet de données personnelles visant à obtenir des enfants des informations sur leur entourage familial, le mode de vie et le statut des parents doit être considéré comme excessive et déloyale.

 

Le responsable d’un site comportant un chat ou un forum dédié aux enfants (échanges réalisés en direct et de manière immédiate) doit non seulement s’abstenir d’utiliser pour son propre compte ou à des fins commerciales les messages échangés par les participants mais avertir clairement les jeunes de ne pas donner leur adresse ni celle de leurs parents ou aucune autre donnée d’identification précise.

Lors de contacts établis par le site avec les enfants soit par leur adresse électronique soit par une lettre d’information, aucune adresse électronique ne peut être utilisée à des fins de prospection commerciale ou autre si son titulaire n’a pas été informé préalablement d’un tel usage et mis en mesure de s’y opposer aussitôt en ligne et gratuitement.

 

La CNIL recommande enfin aux sites désireux de proposer à un jeune par exemple de s’abonner à une lettre d’information ou de recevoir une information régulière, de ne collecter que l’adresse électronique et l’âge du mineur. Le recueil de toute autre information serait considéré comme non conforme à la finalité poursuivie. Un avertissement à l’attention du public concerné doit en outre figurer sur le site pour préciser qu’aucune autre utilisation des données ne pourra être faite.

 

Nos conseils clés

-     Même avec un pseudo, vos enfants doivent savoir que surfer laisse des traces : adresse IP, historique de navigation, mots clés saisis dans un moteur de recherche, etc.

-    Alerter l’enfant sur les remarques en petits caractères et les cases cochées par défaut quand il lance une application : elles peuvent constituer des autorisations à la récupération ou à la commercialisation des données

-    Expliquer à un enfant que ses données personnelles, ses informations sur lui, sont importantes et précieuses, elles peuvent être utilisées à des fins malintentionnées : il n’a pas à répondre aux questions sur sa vie personnelle.

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Modifié le 02/10/2015

La vie privée est-elle protégée de la même façon si les données sont sur un site hébergé à l’étranger ?

La vie privée est-elle protégée de la même façon si les données sont sur un site hébergé à l’étranger ?

Les législations française et européenne protègent nos données personnelles au nom du droit à la vie privée. Mais la grande majorité des réseaux sociaux et sites est hébergée hors de l’Union Européenne et est donc régie par des lois différentes, qui ne donnent pas forcément le droit d’accès, de modification et à de suppression de ses données à l’internaute.

 

Les géants comme Google ou Facebook, même s’ils sont hébergés aux Etats-Unis, ont choisi de respecter la législation européenne sur le territoire de l’UE. Le droit d’accès et de rectification des données tout comme le droit d’opposition est donc préservé en France sur ces sites.

Cependant, les sites hébergés à l’étranger n’ont aucune obligation de se soumettre aux règles de droit européennes, ils sont régis par la loi du pays où se trouve leur siège social et sont donc parfaitement libre de ne pas respecter les droits considérés comme fondamentaux en France. Faire supprimer une donnée personnelle visible sur un site hébergé à l’étranger peut donc être très difficile.

Même s’ils choisissent de le faire sur un territoire, et donc de donner le droit à la suppression par un individu d’une donnée le concernant en Europe, cette même donnée peut rester visible hors du continent.

 

Nos conseils clés

-     Privilégier des sites et réseaux sociaux basés en Europe pour héberger ses données.

-    Expliquer au jeune que même s’il peut supprimer des photos qu’il a posté sur les réseaux sociaux, ces photos peuvent être conservées sur des serveurs à l’étranger voire rester visibles pour tous les utilisateurs hors du continent.

-    Les données personnelles doivent être traitées d’autant plus précautionneusement qu’on ne pourra pas forcément les supprimer après divulgation.

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Modifié le 02/10/2015

La collecte de données à mon insu par les cookies, ça marche comment ?

La collecte de données à mon insu par les cookies, ça marche comment ?

Les cookies sont des fichiers texte qui se téléchargent dans votre ordinateur à l’occasion de la visite d’un site ou de l’installation d’un logiciel : ils servent à pister l’adresse IP de l’internaute, autrement dit pister son comportement en ligne.

 

On peut accepter la collecte de nos données sans même s’en rendre compte, par exemple en acceptant les conditions générales d’utilisation d’un site, d’un logiciel ou d’une application. Ces textes longs et fastidieux à lire qu’il faut approuver pour pouvoir utiliser le service peuvent en effet spécifier, au détour d’une phrase, que la société qui commercialise le service a le droit de récupérer et de revendre les données qu’on lui confie. Ainsi, jusqu’en 2012, l’internaute acceptant les CGU de Pinterest lui donnait de fait l’autorisation de commercialiser les photos qu’il postait sur le site de partage d’images : Pinterest pouvait ainsi vendre des photos de famille à des entreprises qui les utiliseraient comme bon leur semblait.

 

Le problème des cookies, c’est qu’ils ne récupèrent pas seulement les données qu’on leur donne sans en avoir conscience, mais qu’ils prennent des informations dont nous n’avons pas forcément conscience qu’elles sont des données : sites visités et à quelle fréquence, comportement de consommation en ligne, etc.

Par ce tracking, les cookies collectent des données que ceux qui les ont créés peuvent utiliser à leurs fins et/ou vendre. Rien de vos recherches et rien de ce qu’elles révèlent de votre personnalité, n’est donc vraiment secret.

Un site comme Le Monde utilise 51 cookies.

 

Ces traceurs ou mouchards ont été déclaré légaux en 2001, mais l’Union Européenne a récemment posé dans une directive  le principe d'un consentement préalable obligatoire de l'utilisateur avant le stockage d'informations sur l'équipement d'un utilisateur ou l'accès à des informations déjà stockées, sauf si ces actions sont strictement nécessaires pour la délivrance d'un service de la société expressément demandé par l'abonné ou l'utilisateur. Par conséquent, la grande majorité des sites vous demandent d’accepter leurs cookies … mais vous ne pouvez pas les refuser.

 

Nos conseils clés

-    Expliquer à un enfant que les site et applications qu’il utilise peuvent chercher à récupérer ses données personnelles

-    Lire autant que possible les conditions générales d’utilisation des applis, logiciels et réseaux sociaux que vous utilisez et encourager vos enfants à faire de même : est-il prêt à donner toutes les photos, toutes les informations et tous les mails enregistrés sur le téléphone, l’ordinateur ou la tablette qu’il utilise, et à être pisté sur Internet pour pouvoir jouer à un jeu ou utiliser une lampe de poche ?

-   Privilégier les sites utilisant peu de cookies

-   Supprimez régulièrement l’historique de navigation et les cookies de votre moteur de recherche et apprenez à votre enfant à avoir lui aussi ce réflexe

-   Vous pouvez aussi regarder avec votre ado l’excellent webdocumentaire d’Arte en 7 courts épisodes interactifs, Do Not Track, et en particulier l’épisode 3 et l’épisode 4

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Modifié le 02/10/2015

Combien valent nos données et que peuvent en faire les entreprises ?

Combien valent nos données et que peuvent en faire les entreprises ?

Même si l’adage « Si tout est gratuit, tu es le produit » n’est pas toujours vrai, les informations récupérées auprès des utilisateurs sont devenues une source de financement à part entière pour de très nombreux sites, réseaux sociaux et applications. Ces données sont vendues à des entreprises qui les utilisent principalement à des fins publicitaires.

 

Les entreprises veulent pouvoir analyser les attentes de potentiels clients et prévoir l’évolution de leurs besoins afin d’adapter leurs produits aux consommateurs. Elles veulent aussi que leurs publicités atteignent le public-cible. De l’autre côté, les internautes refusent de payer pour utiliser des services en ligne. Enfin, des sites et services en ligne doivent trouver un moyen d’être rentables et de rendre leurs espaces publicitaires plus attractifs que la télévision. Ils utilisent alors les données personnelles qu’ils peuvent collecter comme une ressource pour se financer

Les données personnelles sont donc en quelque sorte l’or noir du 21ème siècle : un véritable marché est en train de se développer autour de la monétisation de ces mégadonnées, le BigData, et son potentiel économique fait rêver les investisseurs : Google gagne chaque année 45$ par internaute en vendant leurs données, Facebook en gagne 9.

Si les entreprises sont prêtes à payer autant pour avoir ces données, c’est qu’elles permettent de dresser un portrait précis de nos profils de consommation et de nos centres d’intérêt en exploitant les informations récoltées par les cookies : grâce aux données récoltées, les entreprises peuvent mettre en place un ciblage comportemental poussé.

Le ciblage comportemental est une technique de ciblage qui consiste à personnaliser les contenus (articles textuels, produits, publicités), en fonction du comportement des internautes et de l'identification de leurs centres d'intérêt. Le publicitaire peut ainsi choisir :

          ° soit de préparer une offre de publicité précise en amont et de la diffuser uniquement aux individus identifiés comme potentiellement intéressés par le service (on proposera une publicité pour un jeu de rôle en ligne à un enfant ayant consulté des articles sur les jeux vidéo plutôt qu’à une femme intéressée par le salon du mariage) ;

          ° soit de personnaliser en direct l’offre de publicité selon les données comportementales de l’internaute.

Le principal problème posé par le ciblage est le risque de manipulation de certains individus vulnérables.

 

Nos conseils clés

-    Expliquer à l’enfant que ses données personnelles sont précieuses et que des entreprises sont prêtes à payer pour avoir des informations sur lui.

-   Lui apprendre à ne pas cliquer sur les publicités qui s’affichent un peu partout à l’écran, même si elles correspondent à ce qu’il recherche et qu’elles l’intéressent : il doit être conscient que ces publicités exploitent les données dont elles disposent sur lui et cherchent à le manipuler.

-   Installer un add-on sur votre navigateur pour bloquer les publicités

-   Vous pouvez aussi regarder avec votre ado l’excellent web documentaire d’Arte en 7 courts épisodes interactifs, Do Not Track, et en particulier l’épisode 2

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Modifié le 06/10/2015

Le phénomène de « filter bubble », c’est quoi ?

Le phénomène de « filter bubble », c’est quoi ?

Les sites Internet se servent de nos données pour personnaliser le contenu que nous voyons. Les résultats de nos recherches d’informations vont alors dans le sens que nous attendions, mais nous privent de diversité.

Grâce aux cookies, les moteurs de recherche, sites et réseaux sociaux accumulent une grande quantité de données qu’ils peuvent utiliser pour dresser le portrait de chaque internaute : ses centres d’intérêts, son degré de politisation, ses opinions politiques et religieuses, son âge, sa catégorie socioprofessionnelle, son état d’esprit, ses contacts et la nature des relations qu’il entretient avec eux, etc.

A l’aide d’algorithmes, ces sites peuvent ensuite personnaliser les résultats de la recherche d’information de façon à ce que ces derniers correspondent le plus possible à ce qu’ils supposent être attendu et préféré pour l’internaute. En apparence, cette pratique permet simplement de proposer à chacun un contenu plus proche de ses préférences.

Dans les faits, elle pose le problème du filter bubble on a tendance à être exposé surtout à des contenus qui sont conformes à nos opinions, chaque nouvelle recherche est biaisée par des recherches passée. De fait, l’internaute est pris dans une « bulle » qui filtre considérablement son accès au monde extérieur et détermine les informations auquel il a accès. Ainsi Google Maps modifie-t-il les frontières de certaines zones disputées selon le pays depuis lequel on le regarde, et Facebook montre-t-il davantage dans notre fil d’actualités les posts de nos amis ayant des centres d’intérêts et des opinions politiques semblables au notre.

Le risque de l’utilisation de nos données par les sites pour le choix des résultats qui nous sont affichés est un enfermement dans un cercle précis. Les algorithmes empêchent le changement d’habitudes et l’ouverture à des points de vue différents : il s’agit d’une forme de désinformation.

 

Nos conseils clés

-    Le jeune doit comprendre que les résultats de ses recherches sont biaisés par ses recherches passées et parce que ses données ont dit de lui

-    Insister sur la nécessité de garder un esprit critique face aux informations trouvées sur le Net et de se forcer à croiser les sources

-   Vous pouvez aussi regarder avec votre ado l’excellent webdocumentaire d’Arte en 7 courts épisodes interactifs, Do Not Track, et en particulier l’épisode 6

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Modifié le 02/10/2015

Quels risques présentent la collecte des métadonnées pour la vie privée ?

Quels risques présentent la collecte des métadonnées pour la vie privée ?

Une métadonnée est une donnée servant à décrire une autre donnée. Si un mail est envoyé par exemple, la donnée sera le mail, et les métadonnées seront son expéditeur, son destinataire, l’heure d’envoi, la localisation de l’expéditeur, le poids du mail et la présence ou d’une pièce jointe. Dans le cadre de dispositifs de surveillance, un Etat peut choisir de récupérer toutes les métadonnées des citoyens passant sur Internet dans une « boîte noire ».
 

Toutes les métadonnées récupérées auprès des hébergeurs sont trop nombreuses pour être analysées, elles sont anonymisées et stockées. En cas de suspicion concernant un individu, les métadonnées à son nom cesseront d’être anonymes et pourront menées à une surveillance plus appuyée, une mise sur écoute téléphonique par exemple. Ces métadonnées, qui sont donc autant liées aux activités sur Internet qu’aux activités depuis un téléphone connecté, constituent une énorme base de données riche en renseignements sur une personne : on peut deviner son domicile, son lieu d’études ou de travail, les noms de ses contacts et les relations qu’il entretient avec ces derniers, mais souvent aussi son état de santé et son profil de consommation.

Proche de l’IP-tracking que permettent les cookies, la collecte massive des métadonnées a été mise en place par la NSA (National Security Agency) aux Etats-Unis et devrait prochainement devenir légale en France du fait de la loi sur le renseignement votée le 5 mai 2015.

 

Pour aller plus loin, quelques vidéos :

Les métadonnées expliquées en patate

Big data : l’enjeu de la collecte des données

La surveillance par les métadonnées

 

Et ailleurs sur le net

Le documentaire Do Not Track

Comment Facebook vous espionne même si vous n’avez pas de compte

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Modifié le 02/10/2015

La navigation privée, quelle utilité ?

La navigation privée, quelle utilité ?

La navigation privée est une fonction complémentaire de plusieurs navigateurs qui vous promet de vous permettre de surfer sur le Net « masqué », sans laisser de traces. Dans la réalité, la navigation privée ne vous protège pas complètement du tracking.

 

La navigation privée, c’est quoi ?

Si vous naviguez en mode privé, tous les cookies déposés sur votre ordinateur pendant la navigation et tout votre historique seront automatiquement effacé à la fermeture du navigateur. En théorie, votre navigation ne laisse donc aucune trace, vous n’êtes pas repéré ni enregistré et personne ne peut connaître votre activité.

Sauf que la réalité est plus nuancée. Dans les faits, vous recevez quand même des fichiers temporaires pendant toute la durée de votre navigation, vous êtes donc tracé tant que vous surferez dans cette fenêtre de navigation privée. De plus, rien n’empêche des serveurs d’enregistrer votre adresse IP, votre heure de visite et votre activité sur un site ; ces données n’étant pas stockées sur votre navigateur ni votre ordinateur mais sur le site, elles sont conservées même après la fermeture de votre navigateur.

 

Quelles alternatives au mode navigation privée pour échapper au tracking ?

Vous pouvez trouver facilement sur Internet des modules à installer sur votre navigateur visant à bloquer les mouchards : ces add-ons vous indiquent pour chaque site les traceurs qu’il utilise et vous permet de les désactiver. Certains logiciels remplissent également la même fonction et y sont complémentaires.

Vous pouvez aussi choisir des moteurs de recherche autres que Google, Yahoo et Bing, lesquels recourent beaucoup au tracking. Qwant (https://www.qwant.com/) par exemple est un moteur de recherche militant pour la vie privée de ses utilisateurs : les données des internautes ne sont pas vendues ni même collectées tant que vous naviguez sur le moteur ; cependant, les pages que vous visitez depuis Qwant peuvent toujours installer des cookies. D’autres moteurs proposent à peu près les mêmes fonctionnalités : DuckDuckGo, StartPage, etc.

 

Pour savoir comment passer en mode navigation privée et paramétrer son anvigateur en général, c’est ici

Plus d’infos sur les moteurs de recherche alternatif ici et ici

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Modifié le 02/10/2015

Désactiver les publicités ciblées sur les smartphones

Désactiver les publicités ciblées sur les smartphones

Vos portables contiennent en général ce que l’on appelle un « identifiant de publicité » qui est un identifiant temporaire de votre appareil qui peuvent être utilisés par les éditeurs d’application pour vous proposer de publicités ciblées.

 

Mais, loi oblige, vous pouvez limiter ce suivi en fouillant bien dans vos appareils.

 

  • Pour désactiver le suivi publicitaire sur les appareils Apple 
  • Aller dans « réglages »

>  Général

> Confidentialité

> Publicité

> Activer « suivi publicitaire limité »
 

  • Pour les appareils sous Android
  • Aller dans Android Market qui se trouve dans la liste de vos applications
  • Paramètres
  • Préférences des annonces Google Admob
  • Décocher la case « recevoir des annonces ciblées par centre d’intérêt »
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Modifié le 22/02/2016

Tout le monde semble publier des photos de ses enfants. Une bonne idée ?

Tout le monde semble publier des photos de ses enfants. Une bonne idée ?

Pour que la famille puisse voir les enfants grandir, pour partager des choses avec des amis habitant loin, par fierté et par amour pour vos enfants, vous êtes facilement tentés de partager sur les réseaux sociaux des photos de ces derniers. Mais cet acte apparemment anodin est en vérité lourd de conséquences pour eux.

 

Selon une étude menée par Nominet en Grande-Bretagne, un parent publie en moyenne 195 photos par an de son enfant : à l’âge de 5 ans, des images d’eux ont déjà été partagées près de 1000 fois. Le « sharenting » (contraction angliciste des mots « share », partager, et « parenting », être parent) a considérablement gagné en ampleur ces dernières années, et plus personne ne s’étonne de voir des parents heureux partager des photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux.

Mais ce geste courant, qui semble être en passe de rentrer dans les mœurs, peut poser de nombreux problèmes, à la fois pour le futur de l’enfant et pour sa relation à ses parents.

 

En effet, la question de la vie privée que l’on laisse à son enfant se pose : partager une photo de lui, c’est partager une part de sa vie à lui, de son identité, c’est exercer une forme de pouvoir arbitraire sur son image. Ainsi, presque un tiers des parents admet avoir posté une photo de leur enfant que ce dernier leur avait demandé de ne pas mettre en ligne. En négligeant le droit de l’enfant à refuser qu’on diffuse son image, on s’expose aussi à des risques de conflits familiaux.

 

Par ailleurs, une fois postée sur la Toile, le devenir des photos sont incertains. Une erreur dans les paramètres de confidentialité, et n’importe qui peut récupérer et diffuser la photo de votre enfant. 46% ont vérifié leurs paramètres de confidentialité une ou deux fois (ce qui est un début), 17% ne les ont jamais regardé et 6% les ont réglé de façon à ce que tout le monde puisse voir leurs publications. De plus, les photos postées sont souvent prises depuis des smartphones, et contiennent donc dans leurs métadonnées la date, l’heure et la localisation de la prise de vue : en récupérant certaines de ses photos, n’importe qui peut avoir un historique assez détaillé sur sa vie.

 

Et sur Internet, il est difficile de s’assurer de la disparition de quoi que ce soit : une photo, même supprimée, peut rester stocker dans un serveur et refaire surface un jour. L’image de l’enfant se construit donc en partie à son insu, et peut être utilisée plus tard contre lui : si une photo de lui bébé et sur son pot est diffusé sur Facebook, il peut devenir victime de moqueries de ses camarades voire devenir la cible d’un cyber-harcèlement.

 

Nos conseils clés

     -   Donnez l’exemple, s’il est assez grand demandez son avis à votre enfant avant de poster une photo de lui

     -  Avant de publier, réfléchissez  à l’impact que l’image pourrait avoir si elle était diffusée. Pourrait-elle lui porter préjudice tout de suite ? Sera-t-il content que ses copains tombent dessus dans 10, 15, 20 ans ?

     -  Désactivez la géolocalisation sur votre smartphone lors de la prise de vue et de la publication. Si vous n’y pensez jamais, utilisez plutôt un appareil photo.

     -  Réglez TRES précautionneusement vos paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux et applications de partage avant chaque publication, et assurez-vous de n’avoir en ami que des gens à qui vous faites vraiment confiance.

     -  Une meilleure solution pour partager les merveilleuses photos de vos cherubins ? La clé USB tout simplement. Ou encore le mail.

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Exposition personnelle
Modifié le 19/06/2015

Les nouvelles apps sociales d'échange et de partage de contenus

Les nouvelles apps sociales d'échange et de partage de contenus ?

Elles se développent dans l'ombre des principaux réseaux sociaux et rencontrent un succès croissant auprès des ados massivement équipés en smartphones. Ce sont les nouvelles applications sociales , souvent inconnues des parents, qui revendiquent des centaines de millions d'utilisateurs, et attisent la convoitise des géants Facebook ou Google. Décryptage et conseils.

Ce qu'il faut savoir

Ces services sont récents, évoluent rapidement, et n’ont pas tous encore de modèle économique très clairs.  Ils se sont construits en parallèle des géants Facebook et Twitter, mais à la différence de ces derniers, n’ont pas d’interface web. Leurs usages est exclusivement mobile et ils ont su séduire un public jeune, équipés de smartphone et plus enclin à développer leur réseau social loin de l'ordinateur familial.

Pour ce démarquer des leaders et séduire leur public, ces apps adoptent parfois une posture militante en faveur de la protection de la vie privée, et contre la publicité.

Pourtant la vigilance reste de mise concernant la protection des données personnelles (noms, numéro de téléphone, localisation, …) qui peuvent constituer une base de donnée monnayable et l'usage de ces services, souvent mis en cause dans des cas de harcèlements.

Quelles sont les principales applications sociales ?

- Les services de chats et d'échange audio/vidéo

          +  déjà présent sur ordinateur
   Whatsapp         Line                   Viber                   Skype

- Les services de partage de vidéos et d'images

       
Instagram          Snapchat           Vine

Qu’est-ce qu’on y fait ?

D’une manière générale, ce sont des services de discussion et d’échange de contenus. Mais ces applications rivalisent d'imagination et de fonctionnalités pour être au plus près des attentes de leur public cible : les jeunes. Ils se caractérisent par leur réactivité à l'air du temps !

Whatsapp : discussion texte en individuel ou en groupe, envoi de photos, vidéos, sons.

Skype, Line et Viber : envoi de messages, icones, photos, textes, et appels par internet, en individuel ou en groupe

Snapchat : partage de photos et de vidéos qui s'auto-détruisent au bout d’un temps court déterminé à l’envoi (10 secondes max). Attention, une photo éphémère envoyée peut-être récupérée par celui qui la reçoit.

Instagram : partage de photos avec le public et son réseau d’amis

Vine : partage de vidéos de 6 secondes avec le public et son réseau d’amis

 

Combien ça coûte ?

Ces applications sont généralement gratuites. Certaines ont même une démarche militante, revendiquant ne pas faire de publicité, ne pas collecter ni vendre d'informations personnelles. 
L’adage « si c’est gratuit  tu es le produit » n’est pas forcément celui de ces services. En quête de nouveaux utilisateurs ces applications ne sont pas encore dans une démarche de rentabilité économique. Car c'est le nombre d'utilisateurs réguliers qui leur confère une valeur que certains groupes sont prêts à s'arracher des milliards.

 

 

 

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USAGES - Réseaux sociaux
Modifié le 29/06/2015

Comment faire supprimer des infos des résultats de Google ?

Comment faire supprimer des infos des résultats de Google ?

Votre vie privée est dévoilée sur Google de façon abusive ? Petit rappel des principaux formulaires disponibles

Si vous estimez que vos données privées sont exposées de façon abusive en apparaissant comme résultats sur le moteur de recherche de Google, sachez qu'il est possible de contacter ce dernier par le biais des formulaires ci-après :

 

Pour supprimer du contenu diffamatoire vos concernant des résultats de recherche :  remplissez ce formulaire

Pour supprimer une image publiée sans votre autorisation des résultats de Google image : remplissez ce formulaire

Pour signaler un site qui se fait passer pour  un autre pour récupérer votre informations personnelles (phishing) : remplissez ce formulaire

Pour supprimer votre numéro de sécurité social des résultats de recherche : remplissez ce formulaire

Pour supprimer votre numéro de CB des résultats de recherche : remplissez ce formulaire

 

Source : article Lije-creative

 

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Exposition personnelle
Modifié le 14/02/2013

Qu'est-ce qu'une dédipix ?

Qu'est-ce qu'une dédipix ?

La dédipix  signifie "dédicace en image"

La pratique consiste à écrire son prénom ou une « envie » sur une partie de son corps (bras, jambes, torse, poitrine, parties intimes, etc.) et de poster la photo de ce tatouage sur le blog d'un autre internaute. L'heureux destinataire de ce cadeau offre alors, en échange, en fonction de l'intérêt qu'il a trouvé à la dédicace, des commentaires sur le blog de son "bienfaiteur ».

L'intérêt de tout ceci ? Obtenir le plus de commentaires possible, pour se sentir et se montrer le plus populaire possible, le nombre de commentaires d'un blog étant l'ultime mesure de la popularité dans certaines sphères.


Comme on peut l'imaginer, cette pratique peut donner lieu à des dédicaces parfois osées, voire dégradantes pour le jeune se mettant en scène car plus sa photo est audacieuse, plus grande sont les chances qu'elle provoque de nombreux commentaires.
Ainsi les dédipix interrogent-ils sérieusement les limites que certains bloggeurs sont prêts à franchir dans le cadre d'un simple échange de bons procédés... et mettent en exergue la question essentielle de la gestion de l'image personnelle des adolescents sur Internet.

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Modifié le 25/02/2013

Le blog, un journal si intime que ça?

Le blog, un journal si intime que ça?

Non, le blog n'est pas un journal intime ! C'est un journal public. Qui plus est accessible gratuitement au monde entier. Le français est d'ailleurs l'une des rares langues, sinon la seule à l'appeler de la sorte. Publier un blog, c’est écrire dans l’espace public du Web. Il suffit de faire l’expérience en tapant le nom d’un établissement scolaire ou le nom/surnom d'un jeune et le mot « blog » dans un moteur de recherche, pour découvrir de nombreux blogs de jeunes.

En effet, un blog est un site comme les autres ; à ce titre, il est référencé par les moteurs de recherche. Et bien mieux que les sites si son auteur publie régulièrement. Or il est difficile pour un adolescent d’accepter l’idée que son blog, qu’il destine souvent au départ uniquement à ses amis, peut aussi tomber sous le regard du premier internaute venu. Dans son imaginaire, ce qu’il dit n’a pas d’intérêt pour une personne étrangère à son cercle familial ou amical. Il vit parfois l’intrusion d’un nouveau venu, même bien intentionné, comme une violation d'un espace qu'il vit comme intime.
Sources : Isabelle Bréda

Conseils clés :
• Montrer au jeune que son blog, ou celui de ses amis, est facile à trouver avec un moteur de recherche
• Lui faire lire des blogs intimistes de gens qu'il ne connaît pas, pour illustrer le fait que si, lui peut lire leurs propos, le contraire est également le cas
• L'inciter à respecter le blog des autres, et leur sensibilité dans les commentaires qu'il peut y laisser
• L'inviter à utiliser les formidables potentiels de créativité du blog, sans pour autant trop en dévoiler sur lui même
• Et bien sûr modérer son blog, s'il en a un, pour ne pas publier d'informations trop personnelles que des lecteurs pourraient avoir posté

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Modifié le 17/02/2009
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