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Exposition à des contenus choquants

Exposition à des contenus choquants

Internet est une formidable source d’information mais c’est également un moyen idéal pour les personnes mal intentionnées de diffuser des images ou de tenir des propos choquants punis par la loi.

 

Etre vigilant, avoir conscience des risques, savoir éviter les pièges et connaître les personnes à qui s’adresser au cas où sont autant de postures à adopter afin de protéger au maximum votre enfant d’éventuels cybercriminels.

Questions: 

Le cyberflashing : comment éviter à votre enfant de recevoir des images choquantes sur son téléphone

Le cyberflashing : comment éviter à votre enfant de recevoir des images choquantes sur son téléphone

Même en appliquant nos conseils pour permettre à votre enfant d’éviter les images choquantes circulant sur Internet, et même en le mettant en garde concernant le sexting ou les images à caractère sexuel envoyées par ses contacts Snapchat, votre enfant peut malheureusement voir apparaître sur l’écran son iPhone des images à caractère plus ou moins choquants et sexuels, et ce sans l’avoir souhaité ou contrôlé à travers un nouveau phénomène nommé « CyberFlashing »

 

Qu’est-ce que le cyberflashing ?

Certains téléphones portables de marque Apple  et Ipad avec iOS 7 ou une version plus récente sont équipés d’une fonction Airdrop (désactivée par défaut) permettant d’envoyer ou de recevoir des fichiers provenant d’autres téléphones Apple aux alentours, dans un système proche du Bluetooth mais qui ne requiert pas l’accord de la personne recevant le fichier.

Ainsi, si votre enfant ou vous-mêmes avez activé cette fonction par accident, ou intentionnellement pour échanger une photo de vacances avec un ami, et qu’elle est restée allumée, n’importe quel possesseur d’iPhone peut choisir, si le téléphone de votre enfant est détecté à proximité, de lui envoyer une photo, laquelle apparaîtra ensuite pendant quelques secondes sur l’écran de votre enfant.

Ces images, apparaissant de façon rapide sans que l’enfant ne s’y attende (d’où le nom flash), peuvent avoir un caractère sexuel ou simplement dérangeant si elles sont envoyées par une personne ayant de mauvaises intentions.

 

Conseils clés

  • Vérifiez sur votre iPhone ou iPad et sur ceux des membres de votre famille si vous avez la fonction Airdrop qu’elle est désactivée ou que du moins, elle est réglée sur « Contacts uniquement » (vous la trouverez dans vos paramètres)
  • Rappelez à votre enfant que s’il est confronté à des images qui le dérangent sur l’écran du téléphone portable, il doit s’éloigner du téléphone et ne pas hésiter à en parler à un adulte
  • Encouragez-le à ne pas faire lui-même usage de cette fonction pour envoyer des photos « pour rire » à des inconnus, s’il envoie des photos de lui il n’aura plus aucun contrôle sur ce qu’il adviendra d’elle et il pourrait déranger quelqu’un

 

Pour aller plus loin

Un article (en anglais) relatant la mauvaise expérience d’une femme avec le cyberflashing http://www.bbc.com/news/technology-33889225

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Exposition à des contenus choquants
Modifié le 22/02/2016

Comment les guider vers les bons contenus ?

Comment les guider vers les bons contenus ?

Un enfant connait en moyenne 5 sites web ! Quand on pense aux milliards de contenus sur le Net, l'horizon numérique des jeunes est finalement assez étroit, très concentré sur quelques sites web: leur réseau social, leur chaine de vidéos, leur plateforme de jeux préférée, Wikipédia...
Comment leur donner tout de suite les bons réflexes pour ouvrir leur horizon sur le web et s'assurer que les contenus qu'ils consultent sont adaptés à leur âge et leurs intérêts ? Quelques conseils pratiques.

Quand on entre constamment sur le web via le même moteur de recherche et que l'on saisit toujours les mêmes mots clés, il ne faut pas s'étonner de tomber toujours sur les même sites !

Google est un moteur de recherche très performant mais n'est pas la porte d'entrée idéale des enfants sur le web

  • - C'est une page vide, elle ne propose pas de contenus : c'est à l'enfant de saisir ses mots clés pour y accéder
  • - Les contenus ne sont pas triés en fonction de l'âge des utilisateurs : les enfants peuvent ne pas les comprendre
  • - Il donne beaucoup de réponses : quand on obtient 5 millions de réponses à une recherche pour un exposé, il y a de quoi se décourager !
  • - On peut facilement tomber sur des contenus préjudiciables (sexuels, violents...) sans même les avoir cherché
  • - La fonctionnalité de recherche instantanée tend à amener vers des sites pour adulte (les plus fréquemment consultés)

Quand on emmène son enfant à la bibliothèque, on l'emmène rarement au rayon adulte. Pour la recherche en ligne, c'est un peu pareil !
 

Quelques conseils pour aider les enfants à trouver des sites web en toute sécurité : 
 

  • - Pour les plus petits, il existe des navigateurs adaptés aux enfants avec des contenus limités comme Potati, Kidoz, Kidzui, etc : ces navigateurs s'installent  sur votre ordinateur comme Internet Explorer, Firefox, Safari ou Chrome. Les enfants surfent à l'intérieur du navigateur, parmi une sélection de contenus et ne peuvent pas quitter l'interface. La navigation et l'ordinateur sont donc sécurisé et les contenus adaptés à leur âge. Seul bémol : certains sites ou jeux sélectionnés peuvent comporter des publicités ou liens externes...
     
  • - A partir de 7-8 ans, proposez-leur des portails ou annuaires pour la jeunesse comme Qwant Junior, les Pages juniors, Webjunior ou Kidadoweb : ces sites ont de nombreux atouts :
    • > Ils sélectionnent des sites pour leur pertinence et leur adaptation à un public jeunesse et sont rangés par catégories. Ainsi l'enfant peut les utiliser pour des recherches scolaires et éviter de se perdre dans des milliers de réponses pas toujours adaptées à son niveau de lecture et de compréhension.
    • > Finie la page vide : ces sites accueillent les enfants avec des rubriques correspondant à leurs centres d'intérêt et à l'actualité : idéal pour faire des découvertes !
    • > Ces sites proposent de nombreuses informations complémentaires pour se répérer dans les contenus : copie d'écrans, notes, résumés, âge ciblé, avis d'utilisateurs... 
    • > Un moteur de recherche comme Qwant Junior garantit une navigation sans tracking ni publicités en excluant les contenus à caractère violent et choquant.
  • - A partir de 10 ans, proposez leur des moteurs de recherches jeunesse comme Babygo ou Xooloo : ces sites disposent d'un filtre qui évitent aux enfants de tomber sur des contenus préjudiciable.
     
  • - Pour les préados et ados qui utilisent Google, il est possible d'optimiser et de sécuriser leur recherche
    • > Activez le filtre SafeSearch dans les paramètres : vous éviterez ainsi à vos enfants de tomber sur des sites à caractère sexuel ou violent.
    • > Accompagnez vos enfants dans leurs recherches : apprenez-leur à délimiter leur champs de recherche, sélectionner des mots clés plutôt que saisir la question qu'ils ont dans la tête... Ils obtiendront des réponses moins nombreuses et plus pertinentes !
    • > Utilisez les options de recherche avancée : les champs proposés sont bien pratiques pour délimiter sa recherche et traduire sa demande en un langage compréhensible pour le moteur.
  • - Wikipedia, l'encyclopédie collaborative, est le site préféré des enfants et des ados pour leurs recherches scolaires mais là aussi, quelques précautions sont utiles :
    • > Tous les sujets ne sont pas aussi bien renseignés : il sera utile de valider, croiser les informations pour s'assurer qu'elles sont complètes
    • > Tout n'est pas vrai sur Internet et sur Wikipedia non plus : même si l'autorégulation assure une vérification permanente des contenus, des petits malins adorent y glisser des informations erronées. 
    • > Tous les jeunes font leurs recherches et leurs exposés sur ce site : les enseignants le connaissent pas coeur et reconnaitront tout de suite le copier-coller.
    • > Pour les moins de 13 ans, préférez le site Vikidia ou Wikimini , des encyclopédies participatives adaptées à leur âge et plus centrées sur des thématiques scolaires.

 

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USAGES - Les 3-7 ans
Modifié le 22/02/2016

Mon enfant joue sur le web, quels sont les points d'attention ?

Mon enfant joue sur le web, quels sont les points d'attention ?

Le jeu est souvent la première activité pratiquée par les enfants sur le web. Des jeux, il y en a de toutes sortes. Des formidables. Et puis les autres : faute de règlementation, les univers enfantins et colorés des portails de jeux cachent parfois des contenus totalement inadaptés aux enfants. Soyez vigileants.

Ils ont le nom d'un site pour enfant, le design et les couleurs d'un site pour enfants mais, côté contenu, tout n'est pas toujours pour les enfants. De quoi s'agit-il il ? Des portails de jeux ! Méfiez-vous,  certains proposent des liens qui peuvent choquer ou effrayer les plus jeunes.
 
De quoi parle-t-on ?
Des sites qui rassemblent des jeux et des activités classées par catégories (éveil, aventure, adresse, logique...)
 
A quoi faut-il faire attention ? 

  • - Les portails de jeux rassemblent souvent des jeux de toutes catégories et pour tout public. A côté de rubriques intitulées Eveil, Coloriage, Maquillage ou Poupées se trouvent parfois des entrées beaucoup moins enfantines comme Gore, Guerre, Peur ou Sexe. Et les rubriques "Pour enfants" se trouvent souvent juste à côté de celles "Pour adultes" qui mènent à des contenus pornographiques.
  • - Une recherche avec des mots clés très enfantins comme "éveil, coloriage, maquillage, déguisement, princesse..." peuvent mener à ce type de portail
  • - Les jeux ne sont pas classés par âge ou compétences. Assurez-vous que les activités proposées sont adaptées aux capacités de votre enfant.
  • - Ces sites sont envahis de publicités et la règlementation n'est pas la même qu'à la télévision. Une publicité effrayante (pour un film ou un jeu pour adultes) ou inadaptée (site de pari ou de jeux d'argent) peut tout à fait apparaître à côté d'un coloriage pour enfants.

     

Comment s'en protéger ?
 

  • - Un contrôle parental empêchera l'accès aux portails de jeux qui contiennent des contenus préjudiciables pour les enfants
  • -  Si vous êtes avec votre enfgant, vous pouvez alors sélectionner des jeux ou des rubriques de ces sites adaptés
  • - Un bloqueur de publicité permettra à votre enfant de jouer sans être dérangé ou choqué
  • - Et, c'est la base, quelques discussions, explications et moments passés ensemble aideront votre enfant à comprendre ce que sont les différents sites, et à ne pas cliquer n'importe où.
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USAGES - Les 3-7 ans
Modifié le 02/10/2014

Que faire face aux images choquantes qui circulent sur Internet ?

Que faire face aux images choquantes qui circulent sur Internet ?

Face aux images choquantes pour les jeunes - illégales ou non- qui circulent sur Internet, s’il existe des solutions logicielles qui permettent de limiter les dangers d’exposition, aucune n’est 100% sure. Il est donc essentiel de développer chez les enfants à la fois de bons réflexes et une conscience des risques existants, afin de pouvoir mieux réagir au cas où.


Selon les chiffres du Ministère de la Famille (dépliant conseil 2008), ils seraient ainsi 90% à dire avoir été confrontés au moins une fois à des contenus qu’ils ont trouvé choquants. Il est donc nécessaire de ne pas utiliser le Web comme un baby-sitter gratuit, de surveiller ce qui s'y passe, de ne pas laisser de trop jeunes surfer seuls et de bien les prévenir que sur Internet comme ailleurs, on peut avoir parfois des surprises.


Conseils clés :

• Installer le contrôle parental et le paramétrer en fonction de l‘âge de votre enfant et de vos critères d’éducation. Eviter les codes d'accès de type 0000 / date de naissance... que les jeunes ont tôt fait de "craquer"

• Utiliser des moteurs de recherche adaptés aux enfants, par exemple Qwant Junior, qui permet une navigation excluant les contenus à caractère violent et choquant pour les 6-13 ans.

• Se méfier des recherches simples sur des prénoms (Lola) ou noms (calin, poupée, cochon…) pouvant prêter à confusion. Privilégier les recherches détaillées comportant plusieurs termes.

• Sensibiliser l’enfant au fait qu’il existe sur Internet des images qui ne sont pas faites pour lui, et qu’il n’en est en aucun cas responsable.

• Etablir un climat de confiance pour qu’il vous en parle librement si cela arrivait. Ne pas hésiter à lui demander s’il a été exposé à des images qui lui ont fait peur, l’ont choqué.

• Le guider dans sa navigation, et proposer des sites adaptés à son âge, surtout pour les plus jeunes.

• Le mettre en garde quant aux sites « interdit aux moins de 18 ans ». S’ils sont ainsi labellisés, il y a des raisons.

• En cas d’image ou de site choquant, dire à l’enfant d’éteindre tout de suite l’écran de l’ordinateur et de vous avertir.
Il ne faut surtout pas faire une capture d'écran (la transmission d'images pédopornographiques est punie de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.) mais un copier coller de l'adresse URL de la page où se trouve le contenu potentiellement illicite, et insérer cette adresse à la page adéquate du formulaire de Point de Contact (étape 2, http://www.pointdecontact.net/cliquez_signalez ).

• En cas de contenu choquant sur un jeu en ligne, s’adresser pour signalement ou réclamation au PEGI à cette adresse : Pegi OnLine

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Exposition à des contenus choquants
Modifié le 22/02/2016

Que dit la loi sur la pédopornographie en ligne ?

Que dit la loi sur la pédopornographie en ligne ?

Le développement de l’usage d’Internet dans les foyers pose certaines questions en matière de réglementation nationale et/ou internationale.

Corruption d'un mineur
Article 227-22 du Code pénal (Loi n° 98-468 du 17 juin 1998 art. 13, art. 16 - Journal officiel, 18 juin 1998)
Le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d'un mineur est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
Ces peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende lorsque le mineur est âgé de moins de quinze ans (Loi n° 98-468 du 17 juin 1998 ) "ou lorsque le mineur a été mis en contact avec l'auteur des faits grâce à l'utilisation, pour la diffusion de messages à destination d'un public non déterminé, d'un réseau de télécommunications, ou que les faits sont commis à l'intérieur d'un établissement scolaire ou éducatif ou, à l'occasion des entrées ou des sorties des élèves, aux abords d'un tel établissement".
Les mêmes peines sont notamment applicables au fait, commis par un majeur, d'organiser des réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles auxquelles un mineur assiste ou participe.

Pornographie mettant en scène un mineur
Article 227-23 du Code pénal (Loi n° 98-468 du 17 juin 1998, art. 17 - Journal officiel , 18 juin 1998).
• Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
• Le fait de diffuser une telle image ou représentation, par quelque moyen que ce soit, de l'importer ou de l'exporter, de la faire importer ou de la faire exporter, est puni des mêmes peines.
Les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende lorsqu'il a été utilisé, pour la diffusion de l'image ou de la représentation du mineur à destination d'un public non déterminé, un réseau de télécommunications.
Les dispositions du présent article sont également applicables aux images pornographiques d'une personne dont l'aspect physique est celui d'un mineur, sauf s'il est établi que cette personne était âgée de dix-huit ans au jour de la fixation ou de l'enregistrement de son image.

Fabrication, transfert, diffusion de message à caractère violent ou pornographique
Article 227-24 du Code pénal
Le fait :
• soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine,
• soit de faire commerce d'un tel message,
est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur.
Lorsque les infractions prévues au présent article sont soumises (commises) par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.

Recel d'images de pornographie enfantine
Article 321-1 du Code pénal
Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d'intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d'un crime ou d'un délit. Constitue également un recel le fait, en connaissance de cause, de bénéficier, par tout moyen, du produit d'un crime ou d'un délit. Le recel est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende.
Article 321-2 du Code pénal
Le recel est puni de dix ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende :
• lorsqu'il est commis de façon habituelle ou en utilisant les facilitées que procure l'exercice d'une activité professionnelle,
• lorsqu'il est commis en bande organisée.
Article 321-5 du Code pénal
Le recel est assimilé, au regard de la récidive, à l'infraction dont provient le bien recelé.
La détention de cassettes à caractère pédo-pornographique est poursuivie, suivant les tribunaux et les dossiers sous deux qualifications :
• recel de corruption de mineurs,
• ou recel de fixation, d'enregistrement ou de transmission de l'image pornographique d'un mineur.

Un article : Droit @ l’Enfance

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Modifié le 09/02/2009
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