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Etude

ETUDE UNAF/Action Innocence - Adolescents et téléphone portable - 6 octobre 2009

L'UNAF et Action Innocence publient aujourd'hui une étude réalisée par l'institut de sondage TNS Sofres.
Méthodologie : 500 adolescents de 12 à 17 ans ont été interrogés par téléphone à leur domicile avec l'autorisation des parents pour les moins de 15 ans, après avoir été sélectionnés selon la méthode des quotas.

L'enquête confirme tout d'abord la tendance au "multi-tasking" des générations de "digital natives"(nés avec l'ordinateur et Internet). Ainsi, 80% des jeunes interrogés possèdent un lecteur mp3, 96% ont accès à un ordinateur connecté à Internet chez eux, 62% ont une console de jeu à eux. Quant au téléphone portable, 73% des adolescents de 12 à 17 ans en possèdent un ce qui réaffirme sa place de média principal des jeunes.

Plus précisément, le mobile semble être un outil plus important dans la sociabilité féminine adolescente car les filles sont plus équipées (77% contre 70% des garçons) et plus tôt que les garçons (elles sont 49% à avoir eu leur premier portable avant 13 ans contre 41% des garçons du même âge, et 72% à l'avoir eu avant 14 ans contre 60% des garçons du même âge).

En matière de risques, les filles se déclarent plus sujettes à certains désagréments comme le harcèlement (20% des filles contre 12% des garçons), tandis que les garçons se plaignent plus fréquemment de recevoir des messages à caractère sexuel de la part d'un camarade sur leur portable (17% contre 10% des filles). Enfin, 13% des garçons déclarent avoir déjà reçu des messages à caractère sexuel provenant d'inconnus contre 7% des filles.

A propos des messages de prévention liés aux usages du téléphone, si les adolescents les connaissent pour une grande majorité, 77% d'entre eux savent par exemple qu'il vaut mieux utiliser leur kit mains libres pour téléphoner, près de 66% d'entre eux déclarent ne pas l'utiliser.

En dehors, des problématiques techniques concernant l'appareil et le forfait, et les disputes familiales fréquentes sur le temps passé à envoyer des SMS (47%) par exemple, les adolescents semblent peu dialoguer avec leur parents sur les questions de fond soulevées par l'usage du téléphone portable (62% n'ont jamais abordé la question de l'usage des vidéos, 88% n'ont pas parlé des logiciels de contrôle parental par exemple).

Pour aller plus loin, consultez l'étude.

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Modifié le 08/10/2009