BOITE A OUTILS - Etudes

Etudes

Dans un domaine qui évolue extrêmement vite, quelques chiffres et études peuvent aider à mieux appréhender la réalité et la diversité des usages multimédia des jeunes, le rôle des parents, l'efficacité des outils de protection... Voici donc quelques études ou extraits d'études destinés à aider les parents à se faire une idée du monde dans lequel évoluent leurs enfants, pour mieux les accompagner.

Etudes:

ETUDE PARENTS - Février 2009, e-Enfance / IPSOS

ETUDE PARENTS - Février 2009, e-Enfance / IPSOS

A l’occasion du Safer Internet Day organisé par la Commission Européenne le 10 février 2009, l’association e-Enfance, en partenariat avec l’institut IPSOS, a publié la première étude française exhaustive sur l’attitude des parents face à l’utilisation d’Internet, du mobile et des jeux vidéo. Cette enquête a été réalisée en novembre 2008 sur un échantillon représentatif de la population française auprès des parents d’enfants entre 6 et 18 ans). Il en ressort que moins d'un-tiers des parents (32%) parle systématiquement d'Internet avec leur enfant.

Communication

  • Plus des 2/3 des parents (68%) déclarent ne pas systématiquement parler avec leurs enfants de ce qu’ils font ou voient sur Internet. S’ils sont 47 % à juger qu’il existe des risques, ils pensent que leurs propres enfants n’y sont pas confrontés.
  • 92 % des parents considèrent indispensable ou important une ligne d’assistance téléphonique gratuite pour les conseiller dans l’utilisation d’Internet, du mobile et des jeux vidéo de leurs enfants

Les enfants vont sur Internet dès 6 ans

  • D'après leurs parents, 44 % des 6-8 ans surfent sur Internet et 70 % des moins de 11 ans.
    Heureusement, à ces âges, les enfants semblent souvent accompagnés (avec leurs parents ou avec un frère/une soeur à côté d’eux).
  • Selon leurs parents, seul 1/3 des moins de 11 ans surfe seul.
  • Quant au mobile, 19 % des 9-10 ans en possèdent un
    49 % pour les 11-12 ans, 78% pour les 13-14 ans
    95 % à partir de 15 ans, toujours d’après leurs parents.
  • Ces taux de possession du mobile sont d’ailleurs peu élevés par rapport aux autres pays européens (par exemple, la Belgique où 45 % des enfants de 10 ans et 83 % des enfants de 12 ans en possèdent un).

 Les parents sont confiants dans l’attitude responsable de leurs enfants

  • 53% des parents estime que leur enfant ne court pas de risques sur internet
    78 % des parents estiment que leur enfant ne communiquera pas de données personnelles de façon non protégée (photos, adresse, téléphone, nom..)
    77 % des parents estiment que leur enfant n’aura pas de propositions de la part d’inconnus malintentionnés sur des chats ou forums
    84 % qu’il ne fera pas l’objet d’intimidations ou de chantage. ni sur le téléphone portable
    79 % pensent que leur enfant ne fera pas des vidéos ou des photos privées qu’il mettra ensuite sur Internet
    78 % que leur enfant ne sera pas la cible d’appels téléphoniques se moquant de lui ou voulant l’intimider.

Les  jeux vidéo, source de conflits dans les familles

  • Selon leurs parents, 71 % des enfants jouent aux jeux vidéo sur Internet.
    Parmi eux, un sur cinq joue à des jeux de rôle en réseau type World of Warcraft ou Dofus
    Ce chiffre monte à 31 % chez les garçons
    41 % des parents trouvent que leurs enfants jouent trop longtemps sur leurs consoles, ordinateurs ou mobiles (chiffre qui monte à 52 % pour les parents de garçons)
  • pour environ un quart (24 %) des parents de garçons les jeux vidéo sont un sujet de dispute important au sein de la famille
  • Moins d’un parent de garçons sur deux (47%) estime que leur fils préfère rester en famille ou voir des amis plutôt que de jouer aux jeux vidéo.

Des lacunes dans l’éducation internet des enfants

  • Les parents mettent peu en garde leurs enfants : 43 % des parents reconnaissent ne pas donner systématiquement de règle à leur enfant sur internet
  • 1/3 des parents seulement (32%) parle systématiquement d’internet avec son enfant 
  • 2/3 des parents (66%) ne préviennent pas régulièrement leur enfant qu’il ne faut pas répondre aux messages d’inconnus sur Internet ou le mobile
  • 92 % des parents ne pensent pas systématiquement à dire à leurs enfants que tout n’est pas vrai sur Internet.

Succès des logiciels de contrôle parentalmais méconnaissance des caractéristiques de ces logiciels

  • Plus de la moitié (56 %) des parents a installé un logiciel de contrôle parental (filtrage des sites inappropriés pour les mineurs) sur l’ordinateur familial ou personnel de l’enfant
  • Cependant, 43 % des parents ignorent encore que tous les fournisseurs d’accès à internet proposent un logiciel gratuit.
  • 44 % des parents ne savent pas limiter le contrôle parental aux enfants seulement et l'importance de créer une session pour chaque membre
  •  61 % des parents ne savent pas qu’il est possible de limiter les horaires de connexion avec les logiciels de contrôle parental ou avec le système d’exploitation Vista alors que plus d’un parent sur quatre (26%) demande régulièrement à son enfant de passer sur internet un temps raisonnable et limité
  • Les parents ignorent la possibilité de contrôler les contacts sur MSN/Windows Live alors que 76 % des parents souhaitent pouvoir le faire.
  • En revanche, l’option contrôle parental gratuite qui existe sur le mobile ne connaît pas le même succès : seuls 6 % des parents l’ont activé sur le mobile de leur enfant. Concernant les raisons invoquées pour la non installation, 55% répondent qu’ils ne savaient pas que cela existait et 34% font confiance à leur enfant car ils estiment avoir déjà expliqué les dangers du téléphone portable à leur enfant.
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ETUDE JEUNES - e-Enfance/IPSOS juin 2009

ETUDE JEUNES - e-Enfance/IPSOS juin 2009

L’association e-Enfance et l’institut de sondage IPSOS ont publié début juin une étude quantitative en écho à une première étude mettre le lien hypertexte vers la page du site correspondante menée en février sur l’attitude des parents face à Internet. Cette nouvelle étude porte sur l’utilisation que font les jeunes d’Internet, du téléphone portable et des jeux vidéo, ainsi que leurs comportements face aux risques qui en découlent.

Méthodologie

 

L’enquête est basée sur des propos déclaratifs, recueillis en mars 2009 sur Internet auprès de 500 jeunes français représentatifs de 9 à 17 ans. Certaines questions restrictives ne concernent pas la totalité des jeunes interrogés, car comportant des critères éliminatoires (ex : question posée à ceux qui ont un portable, à ceux qui jouent aux jeux vidéos…)

 

***************

Ce qu’il en ressort

 

  • Taux d’équipement

Les jeunes sont fortement équipés en téléphones portables (65%) et consoles de jeux vidéo (88%).

  • Les jeunes et leurs usages d’Internet : Des modes d’accès variés à Internet

La plupart des jeunes ne commence à surfer qu’à partir de 8 ans (48%), voire après 10 ans (39%). Si la navigation sur l’ordinateur familial est la plus fréquente (90%), les jeunes la complètent par l’utilisation de leur propre ordinateur (43%), de leur téléphone portable (30%) ou se rendent sur Internet en dehors de la maison (cybercafés, amis, téléphone portable…).

Le temps passé sur Internet est plutôt raisonnable D’après ce que déclarent les jeunes, le temps passé sur Internet semble relativement régulé (allant de 1h/semaine pour 59% à plus de trois heures pour 18%).

  • Une navigation très variée

Les raisons évoquées en matière d’utilisation d’Internet sont diverses, allant de la recherche d’informations (91%), les chats sur MSN ou autres messageries instantanées (80%) , l’animation de leur blog (19%), etc ;


La connaissance des risques liés aux pratiques et la mise en application des précautions d’usage

  • Des parents absents lors de la navigation.

Au sujet des risques et limites d’Internet, les jeunes interrogés déclarent y être sensibilisés par leurs parents qui, pour une grande partie, posent explicitement des règles, des cadres, des conditions et préviennent leurs enfants sur ces questions. (96% des jeunes ont été prévenus des risques liés au fait de se rendre à un rendez-vous avec un inconnu sans prévenir un adulte, 95% savent qu’il ne faut pas divulguer d’informations personnelles sur Internet, 84% ont été sensibilisés à la vérification des informations trouvées en ligne par exemple.)

Néanmoins, s’ils paraissent concernés par ce sujet, les parents ne semblent pas effectuer un accompagnement systématique lors de l’usage des différents médias. 47% des jeunes interrogent déclarent leur ordinateur équipé d’un logiciel de contrôle parental. Leurs téléphones portables n’en sont équipés qu’à hauteur de 16%.

 

  • Une perception des risques limitée et des mesures de précaution peu appliquées malgré un relatif respect des règles énoncées par les parents

 

Souvent en situation d’autonomie (24% déclarent surfer accompagnés d’un de leur parent et 11% avec leurs frères ou sœurs, contre 64% seuls), les jeunes respectent de manière générale les consignes de leurs parents (88 % d’entre eux ne cherchent pas à contourner le contrôle parental installé sur leur ordinateur personnel). L’estimation des risques liés aux usages d’Internet est d’ailleurs mitigée : 54% des enfants interrogés estiment Internet risqué, alors que plus d’1/4, tous âges confondus, a déjà été confronté à au moins une situation problématique allant de messages effrayants ou moqueurs, à des propositions sexuelles émanant d’inconnus sur un chat ou un blog, en passant par du visionnage d’images choquantes, lecture de propos choquants ou haineux…

Certains sont parfois tentés de braver les interdits (ou, pour quelques-uns, de se mettre en danger : 1% déclare être déjà allé seul à un rendez-vous fixé avec un inconnu sur Internet sans prévenir ses parents, 4 à 8% vont sur Internet ailleurs que chez eux pour contourner les règles posées par leurs parents.

De plus, les jeunes ne semblent pas très bien informés sur les possibilités de paramétrage sur les réseaux sociaux : un tiers d’entre eux utilise un profil Facebook ou MySpace visible par tous.

  • Des enfants fréquemment confrontés à des situations à risque variées

Les situations à risques se rencontrent lors d’usages variés ; Toujours selon leurs déclarations : 49% les rattachent à des recherche d’information, 26% à des visites sur Daily Motion ou You Tube, 18% lors de chat, 15% sur des plateformes comme Facebook ou Skyblog, 9% lors de jeux en réseau.

La majorité des jeunes interrogés ayant rencontré une situation à risque l’a signalée (76% d’entre eux) en en parlant prioritairement à leurs parents (dans 92% des cas). Mais un enfant sur quatre n’a pas signalé l’incident rencontré.

Jeux vidéo

  • Une consommation multiple des jeux

S’ils surfent de façon assidue, les jeunes jouent également de manière assidue. Des jeux gratuits en ligne aux jeux payants sur console, des jeux en réseau aux petits jeux, ils reconnaissent passer du temps sur ce type d’activités (46% de deux à quatre heure 33% plus de cinq heures/semaine, 29), les garçons jouant sur des supports plus diversifiés que les filles. Des jeux qui occupent une place importante au sein des familles

Alors qu’une partie des jeunes interrogés a tendance à bien cerner la virtualité des jeux vidéo en déclarant à 54% préférer la famille et les amis aux jeux, 17% d’entre eux affirme préférer les jeux et 29% n’ont pas de préférences entre les deux.

L’étude met donc en exergue l’importance prise par les jeux vidéo dans la cellule familiale comme en témoigne le fait que 26% des jeunes joueurs reconnaissent qu’ils sont un sujet important ou fréquent de conflit avec leurs parents.

Tendance confirmée également par les 24% d’enfants jouant la nuit quand le reste de la famille est couchée ou les 29% d’entre eux qui déclarent que la vie sans jeux vidéo serait plutôt ennuyeuse.

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ETUDE EUROPEAN SCHOOLNET Mai 2009 : Quels usages pour les jeux électroniques en classe ?

ETUDE EUROPEAN SCHOOLNET Mai 2009 : Quels usages pour les jeux électroniques en classe ?

Voici les principaux résultats de l’étude European Schoolnet « Quels usages pour les jeux électroniques en classe ? » réalisée dans le cadre de l’année européenne 2009 de la créativité et l’innovation avec le soutien de l’ISFE.

L'étude, publiée en mai 2009, avait comme objectif d'évaluer l'intégration des jeux vidéo en classe au niveau européen dans les établissements primaires et secondaires.

L'étude s'est déroulée en trois temps : un questionnaire en ligne (disponible en neuf langues et accessible d'octobre 2008 à février 2009) a été rempli par 528 enseignants puis complété par des entretiens réalisés auprès d'une trentaine d'experts et décideurs politiques provenant des huit pays suivants : l'Autriche, le Danemark, la France, l'Espagne, l'Italie, la Lituanie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.  Enfin, une analyse de six études de cas a permis de parvenir à un constat général et à des recommandations.

 

L'analyse des six études de cas :

Il apparaît que le développement de l'utilisation des jeux vidéo comporte quatre objectifs récurrents :

-          l'assistance aux élèves en difficultés ;

-          la préparation de futurs citoyens dans une société faite d'univers virtuels parmi lesquels les jeux vidéo ;

-          la modernisation du système éducatif ;

-          le développement des compétences avancées.

Bien qu'elles ne soient pas encore majoritaires, l'étude met en lumière la multiplication des initiatives dans les pays membres, aussi bien à l'échelle locale (une classe, plusieurs de la même école, plusieurs de différentes écoles) que nationale (des initiatives académique ou des directives gouvernementales).

En termes de contenu, l'étude révèle que les enseignants choisissent avant tout les jeux en fonction de leurs caractéristiques didactiques. En effet, ils permettent d'une part de développer chez les élèves de nouvelles compétences sur la base de leurs acquis, et d'autre part, ils peuvent rendre la progression de l'élève visible et leurs échecs moins traumatisants que lors d'un apprentissage « classique ».

 

Pour plus d'informations sur les six initiatives étudiées :

http://games.eun.org/upload/gis-synthesis_report_fr.pdf

 

Les résultats du questionnaire « enseignants » :

Quelques données générales :

- 155 répondants sur 528 n'utilisent pas les jeux vidéo

- Un peu plus de 80 % des enseignants ayant répondu considèrent que les jeux électroniques ont leur place à l'école et voudraient en savoir plus à ce sujet. Presque le même pourcentage souhaite les utiliser davantage

- les enseignants du niveau primaire comme ceux du secondaire utilisent les jeux électroniques.

- Pas besoin d'être un spécialiste pour s'en servir en classe : 85 % des enseignants qui les utilisent se considèrent d'un niveau moyen (57 %) ou débutant (28 %).

- 58 % des personnes qui utilisent les jeux vidéo en classe sont des enseignantes

- De manière générale, l'ancienneté ne semble pas être un facteur déterminant de l'utilisation des jeux vidéo en classe, que ce soit pour les enseignants novices ou confirmés. En revanche, seuls ceux qui ont plus de 30 ans d'ancienneté les utilisent très peu.

 

Les types de jeux utilisés :

L'analyse des réponses révèle qu'une grande variété de jeux est utilisée en classe, à travers l'Europe : des puzzles aux consoles électroniques, des jeux de simulation aux jeux d'aventure, auxquels s'ajoutent les jeux éducatifs visant un domaine particulier ou des compétences spécifiques.

Quant au jeu « idéal », il doit être flexible pour s'adapter aux besoins, ne pas contenir de connaissances erronées, et être convivial et didactique. Plus précisément, les enseignants interrogés indiquent qu'ils utilisent les jeux électroniques par exemple pour accroître l'autonomie de l'élève dans son apprentissage, personnaliser cet apprentissage, et dans certains cas le récompenser.

 

Quelques objectifs liés à l'utilisation des jeux vidéo :

- permettre à l'élève de tester ses connaissances, répéter et réviser ;

- tenir compte des différents rythmes d'apprentissage ;

- récompenser les élèves et assurer leur participation active pendant les cours.

 

Analyse de la question ouverte à propos des difficultés et des obstacles :

- la difficulté d'intégrer les jeux électroniques au programme est évoquée à cause du niveau de compétence requis et du vocabulaire propres au jeu qui ne correspondent pas aux objectifs ni à la structure du cours ;

- l'approche pluridisciplinaire des jeux se heurte à l'organisation des cours par matières au niveau de l'enseignement secondaire ;

- plusieurs enseignants interrogés soulignent l'inexistence de jeux dans les matières qu'ils enseignent, d'autres évoquent des contenus inadaptés ;

- l'attitude des collègues enseignants, de la direction de l'école et des parents est souvent mise en relation avec le manque d'information à propos des jeux, et surtout le manque d'études d'évaluation de leur impact lorsqu'ils sont utilisés en classe ;

- le manque d'observation et d'évaluation sur le gain obtenu dans le processus éducatif par rapport à l'investissement (identification, préparation, mise en place, information aux parents et à l'école, etc. ) est aussi souligné ;

- l'organisation des horaires est évoquée, à la fois à cause du manque de temps pour l'enseignant afin d'identifier le jeu adéquat et se préparer à l'utiliser en classe, du manque de temps disponible pendant la leçon elle-même ou parce que le jeu requiert des sessions trop longues par rapport au découpage des heures de cours.

 

Les attentes vis-à-vis des jeux :

-          une certaine flexibilité selon les besoins,

-          des contenus validés (sans erreurs),

-          un souci de convivialité,

-          une approche didactique (commentaires destinés à l'élève).

 

Quelques enseignants mentionnent aussi :

-          la conformité aux standards appliqués aux jeux de loisir (graphisme attractif, haute technicité, etc.),

-          un prix raisonnable,

-          une durée de jeu pas trop longue.

 

De manière générale, le manque d'études quant à l'impact des jeux sur le processus éducatif est clairement regretté.

 

Le soutien pédagogique (et non technique) apporté à l'enseignant :

Les enseignants trouvent le plus souvent de l'aide sur Internet et auprès de leurs collègues, enseignants ou autres.

 

Les effets de l'usage des jeux en classe, motivation et compétences accrues :

Les enseignants interrogés affichent une opinion positive sur la motivation des élèves et un large

éventail de compétences. Ils sont moins convaincus de l'impact sur le sens critique et les

performances par rapport au sujet enseigné.

 

Conclusions du questionnaire :

 

Globalement, l'opinion des enseignants qui utilisent les jeux électroniques est positive, voire très positive quant à l'impact sur l'apprentissage de leurs élèves. L'effet sur la motivation arrive en tête, suivi de très près par l'appui effectif aux élèves en difficulté (non pas en tant que groupe avec lequel les jeux sont utilisés de façon ad hoc, mais en tant qu'individus faisant partie de n'importe quelle classe).

En revanche, l'effet sur le développement de l'esprit critique est perçu comme moins évident.

C'est d'ailleurs sur ce point, ainsi qu'au niveau des performances dans la matière apprise elle-même, que moins de 25 % des répondants sont réellement convaincus de la contribution positive de l'utilisation des jeux électroniques.

Il semblerait donc qu'il y ait une marge de progression possible pour l'usage de ces jeux en classe, y compris auprès d'enseignants qui ne les utilisent pas actuellement.

 

********

 

Recommandations générales :

-          Evaluer les pratiques ;

-          Revisiter le potentiel du jeu électronique ;

-          Soutenir les expériences de terrain ;

-          Soutenir les interactions éducation/industrie ;

-          Utiliser le laboratoire européen comme un laboratoire d'expériences.

 

Pour consulter l'étude dans sa totalité : http://games.eun.org/upload/gis-synthesis_report_fr.pdf

 

 

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Baromètre de suivi des services mobiles Sept 2009 - Ipsos MediaCT / AFMM / AFJV

Baromètre de suivi des services mobiles Sept 2009 - Ipsos MediaCT / AFMM / AFJV

Quelques chiffres intéressants sur l'usage de l'Internet mobile dans cette étude généraliste

> 97% des 15-24 ans ont un téléphone mobile

> 96% savent qu'ils peuvent se connecter sur Internet depuis leur téléphone

> 45% des 15-19 ans se sont connectés depuis leur mobile ces six derniers mois

> 34% des 15-24 ans se connectent tous les jours depuis ce terminal > 42% bénéficient d'un forfait illimité en terme de connexion

 

Internet Lire l'étude complète > PDF joint

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Etude

ETUDE UNAF/Action Innocence - Adolescents et téléphone portable - 6 octobre 2009

L'UNAF et Action Innocence publient aujourd'hui une étude réalisée par l'institut de sondage TNS Sofres.
Méthodologie : 500 adolescents de 12 à 17 ans ont été interrogés par téléphone à leur domicile avec l'autorisation des parents pour les moins de 15 ans, après avoir été sélectionnés selon la méthode des quotas.

L'enquête confirme tout d'abord la tendance au "multi-tasking" des générations de "digital natives"(nés avec l'ordinateur et Internet). Ainsi, 80% des jeunes interrogés possèdent un lecteur mp3, 96% ont accès à un ordinateur connecté à Internet chez eux, 62% ont une console de jeu à eux. Quant au téléphone portable, 73% des adolescents de 12 à 17 ans en possèdent un ce qui réaffirme sa place de média principal des jeunes.

Plus précisément, le mobile semble être un outil plus important dans la sociabilité féminine adolescente car les filles sont plus équipées (77% contre 70% des garçons) et plus tôt que les garçons (elles sont 49% à avoir eu leur premier portable avant 13 ans contre 41% des garçons du même âge, et 72% à l'avoir eu avant 14 ans contre 60% des garçons du même âge).

En matière de risques, les filles se déclarent plus sujettes à certains désagréments comme le harcèlement (20% des filles contre 12% des garçons), tandis que les garçons se plaignent plus fréquemment de recevoir des messages à caractère sexuel de la part d'un camarade sur leur portable (17% contre 10% des filles). Enfin, 13% des garçons déclarent avoir déjà reçu des messages à caractère sexuel provenant d'inconnus contre 7% des filles.

A propos des messages de prévention liés aux usages du téléphone, si les adolescents les connaissent pour une grande majorité, 77% d'entre eux savent par exemple qu'il vaut mieux utiliser leur kit mains libres pour téléphoner, près de 66% d'entre eux déclarent ne pas l'utiliser.

En dehors, des problématiques techniques concernant l'appareil et le forfait, et les disputes familiales fréquentes sur le temps passé à envoyer des SMS (47%) par exemple, les adolescents semblent peu dialoguer avec leur parents sur les questions de fond soulevées par l'usage du téléphone portable (62% n'ont jamais abordé la question de l'usage des vidéos, 88% n'ont pas parlé des logiciels de contrôle parental par exemple).

Pour aller plus loin, consultez l'étude.

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SYNTHESE DU RAPPORT "FAMILLES, EDUCATION ET MEDIAS"

SYNTHESE DU RAPPORT "FAMILLES, EDUCATION ET MEDIAS"

La Commission « Famille, Education aux Médias » présidée par Agnès Vincent- Deray a remis officiellement son rapport à Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, en présence de Michel Boyon, Président du CSA, mercredi 21 octobre au Cinéma le Balzac à Paris.


La Commission propose la création d'une Fondation nationale dont le rôle serait de centraliser et d'organiser l'éducation aux médias sur l'ensemble du territoire de façon rationnelle. Au-delà d'une simple formation technique aux outils, la Commission souligne l'importance d'une réelle éducation des jeunes, des familles et du monde de l'éducation de façon plus générale.


Pour en savoir plus : la synthèse du rapport

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ARPP-Etude 2008 de l'image de la personne humaine dans la publicité

ARPP-Etude 2008 de l'image de la personne humaine dans la publicité

Cette étude est basée sur l'analyse de 90 000 campagnes publicitaires et vise à accroître la vigilence de la profession et l'autodiscipline.

De manière générale, l'étude relate une forte amélioration de la qualité des campagnes et un faible taux de manquements.

En 2008, contrairement à 2007, on constate peut ou pas de résurgences du porno-chic, faisant référence aux codes de la pornographie. En revanche, quelques utilisations basiques des codes sexistes sont encore à souligner mais dans une moindre proportion que les années précédentes.

Cependant, les manquements portant atteinte à l'image des femmes sont trois fois plus importants que ceux portant atteinte à l'image des hommes. L'étude fait également part de nouveaux critères de discrimination : âge, formes disgracieuses, relevant de l'atteinte à la dignité des personnes (en hausse par rapport à 2007).

 

Consulter l'étude.

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5ème étude AFOM-TNS Sofres pour l'Observatoire sociétal du téléphone mobile

5ème étude AFOM-TNS Sofres pour l'Observatoire sociétal du téléphone mobile

Réalisée auprès de 1 200 personnes (âgées de plus de 12 ans) à leur domicile, l'étude traite plus précisément des smartphones et des "mobinautes". L'étude aborde également un thème nouveau : les lieux d'utilisation du téléphone mobile à la maison.

Consultez l'étude.

 

- équipement :
le taux d'équipement en téléphones portables se stabilise : comme en 2008, cette année 79 % des Français de plus de 12 ans en sont équipés.
Par ailleurs, 10% des personnes interrogées sont excllusivement équipées d'un téléphone mobile (pas de ligne fixe).

54% des Français équipés à titre personnel ont un téléphone mobile permettant de prendre des
photos ou d’écouter de la musique. 9% ont un smartphone permettant d’accéder à l’Internet mobile et
37% ont un téléphone mobile ayant uniquement les fonctions de base (téléphoner, envoyer des SMS).
Les Français équipés à titre professionnel sont 50% à avoir un téléphone mobile de
base, 38% un mobile avec les fonctions photo ou musique et 12% un smartphone.

21% des Français interrogés possèdent un téléphone mobile professionnel.

- Un mobile à chaque âge :
70% des 12-24 ans ont un mobile multifonctions qui leur permet de se divertir alors que les 40 ans et
plus adoptent plutôt un téléphone de base. Les 12-24 ans sont la tranche de la population la plus équipée en
smartphones (15%).

Les femmes possèdent plus massivement des téléphones mobiles personnels permettant de faire des photos ou d’écouter de la musique
tandis que les hommes sont quant à eux plus nombreux à posséder un smartphone que les femmes (13% contre 5%).

Pour les 12-24 ans, c’est un objet ludique, personnel, doté d’une forte dimension affective, il est également un accessoire de mode.
A l'inverse, pour les plus de 40 ans, le téléphone est avant tout utilitaire.

- Usages :
L'étude révèle que 99% des équipés utilisent leur mobile pour téléphoner, mais elle soulève aussi d'autres usages plus inattendus : par exemple
41% l’utilisent également comme lampe de poche !
Par ailleurs, 77% envoient des SMS, 62% prennent des photos, 31% réalisent des vidéos et un tiers (33%) envoie des photos ou des vidéos.
30% écoutent de la musique, 23% jouent et 23% utilisent leur mobile comme un accès à Internet.

- Les 12-24 ans, des usages multiples :
98% des 12-24 ans envoient des SMS ; 87% prennent des photos et 68% font des vidéos ; 58% envoient des photos ou des vidéos ;
68% écoutent de la musique ;54% jouent avec leur mobile et 41% font un usage Internet.

20% des utilisateurs conservent toujours leur mobile sur eux à la maison. C’est même 44% pour les
12-17 ans.

-Les lieux de la maison où on utilise son téléphone portable :

le salon / salle à manger (76%) et la cuisine (57%) mais aussi le balcon / la terrasse / le jardin (51%) à égalité avec la
chambre (50%). Les personnes interrogées l'utilisent également dans le garage ou le parking (17%), la salle de bain (13% pour
l’ensemble des utilisateurs et jusqu’à 32% pour les jeunes filles de 12 à 17 ans !) et les toilettes (8% et
même 22% des garçons de 15 à 17 ans).

-Internet mobile :
Les « mobinautes » vont sur Internet depuis leur mobile chez eux (59%) plus qu’à
l’extérieur. 38% déclarent se connecter dans la rue, 36% dans une salle d’attente, 35% au
travail ou en cours, 35% dans un café ou au restaurant, et 32% dans les transports en commun.

-société :
En 2009, le mobile est toujours considéré par une forte majorité des personnes interrogées (82%) comme un progrès pour la société.
même si on note une légère baisse par rapport à 2008 (87%).

Quand on interroge les Français sur le mobile et l’âge, ils répondent unanimement que c’est une
bonne chose pour les personnes âgées (à 81% des personnes interrogées estiment qu'il est bien que les personnes âgées soient équipées en téléphones portables,
(pratique, porteur de sécurité, de liberté et d’indépendance).

-Santé :
36% des Français considèrent le téléphone portable comme étant dangereux pour la santé et 25% d'entre eux pensent que nous n'avons pas encore assez de recul pour se prononcer.
Alors que seulement 10% des personnes interrogées considèrent que le mobile ne présente pas de dangers.
58% des Français considèrent que le mobile est une mauvaise chose pour les adolescents.
Alors que 91% des 12-17 ans (équipés à 81%) estiment au contraire que le mobile est
une bonne chose !

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Image personnelle en ligne, quand les ados étalent leur vie sur Internet : une étude Trend Micro - 9 février 2010

Image personnelle en ligne, quand les ados étalent leur vie sur Internet : une étude Trend Micro - 9 février 2010

A l'occasion du Safer Internet Day 2010, Trend Micro a demandé à l'institut Opinion Matters de réaliser une étude parents/enfants* sur la manière dont les jeunes gèrent leur image sur Internet et comment leurs parents l'appréhendent .

Les points à retenir :

  • Informations personnelles en ligne : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais… »…

Les principales informations partagées par les jeunes sur le web sont  :

- adresse email : 67,5 %,

- photos : 43,7 %,

- amis : 34,7 %,

- adresse postale : 23,6 %.

Les filles semblent partager volontiers des informations qui touchent à leur vie privée (photos, amis), en revanche, les garçons publient davantage des informations d’ordre pratique (adresses email et postale). On observe cependant des similitudes dans leurs usages.

Plus ils grandissent, plus ils partagent d'informations personnelles. En effet, entre 10 et 16 ans, la proportion de mise en ligne de photos progresse de 382 %,l e partage de l’adresse email de 173 %) et enfin, réseaux sociaux obligent, la mise à jour de leurs statuts en temps réel explose : + 514 %.

Quant aux parents, ils n’hésitent pas non plus à mettre en ligne des informations personnelles :

-adresse email : 91,8 %,

-date d’anniversaire : 85,7 %,

-adresse postale : 74,7 %,

-photos : 51,3 %,

-informations bancaires : 51,3 %.

(Suivent également : statut : 48,5 %, amis : 42,5 %, CV : 33,5 %.)

Des deux parents, ce sont les mères qui mettent le plus d’informations personnelles en ligne, les pères partageant plus volontiers des informations liées à leur carrière.

 

  • Lieu de connexion : les téléphones mobiles supplantent l’école chez les ados

Les enfants suivent la tendance générale en se connectant principalement depuis leur domicile (99,2 %) ou bien à l’école (13,6 %). Contrairement aux plus jeunes , les adolescents privilégient la connexion via leur téléphone mobile (13,5 %), et le PC de leurs amis (15,4 % des 15 ans, 3,5 % des 16 ans), quand ils ne surfent pas à domicile.

De leur côté, les parents se connectent massivement de chez eux (99,4 %), ainsi qu’au bureau (32,3 %).

Cependant, on observe une différence de pratique notable enrte les pères et les mères : les premiers se connectent à 15,6% depuis le téléphone mobile, contre seulement 6,8 % des mères.

 

  • Pourvu qu’ils ne l’apprennent pas…

Seulement 27% des adolescents déclarent ne pas mettre en ligne d’informations que leurs parents ne souhaiteraient pas voir, alorsque 74.4 % des enfants de 10 ans respectent cette règle.

Les adolescents redoutent que leurs parents accèdent à des informations liées à leur vie personnelle (notamment le filles) : pensées sentimentales (27 %), chats privés (21 %), histoires personnelles (26 %). 

Par ailleurs, à 16 ans, les photos (notamment d’amis non connus des parents) se hissent à la 1ère position des informations qu’ils ne souhaitent pas que leurs parents voient (45,9 % d’entre eux sont concernés).

50, a % des parents affirme n’avoir jamais mis en ligne d’informations auxquelles ils ne souhaiteraient pas que leurs enfants aient accès et redoutent que leur progéniture puissent découvrir leurs coordonnées bancaires en ligne (23,8 %), leurs conversations privées (22,4 %), leurs échanges sur leur vie amoureuse (21,5 %) ou leurs conversations relatives à leurs enfants (18,6 %).

Si les mères craignent que leurs enfants aient connaissance de leurs conversations, pour les pères ce sont plutôt les photos qui sont sources d’inquiétude.

 

  • Infos personnelles en ligne : mais où trouver conseil ?

La majorité des enfants de moins de 15 ans s'adressent à leurs parents (67 %) ou de leurs amis (44 %) sur ce qu’il est sûr ou non de mettre en ligne. E

Quant aux plus de 15 ans, ils privilégient leurs amis (61,5 % des 15 ans et 56,8 % des 16 ans), puis le web (16,2 %) pour se renseigner.

Pour plus d’un parent sur trois, Internet est justement l’une des principales sources de conseils (38,4 %), leurs amis également (31,4 %) ainsi que le bouche à oreille (21,7 %). Les mères se fient également au bouche-à-oreille (à 24,4 %) contre 16,7 % des hommes. Les pères, quant à eux, vont plus volontiers demander conseil à leurs collègues (18,8 % contre 13,8 % des femmes).

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les parents d’enfants de 15 ans sont 15 % à demander conseil à leurs propres enfants ...

21 % de parents avouent même ne pas savoir où s’informer : une proportion qui atteint même les 27 % pour les parents d’enfants de 10 ans…

 

  • Des enfants mieux informés que leurs parents ?

Plus de la moitié des enfants (64,5 %) estime que leurs parents doivent leur faire confiance vis-à-vis d’Internet et pensent savoir ce qu’ils peuvent mettre en ligne ou non (43 %). Cela va en s’accentuant à mesure qu’ils grandissent : 59,5 % des 16 ans estiment être conscients des informations qu’il est risqué de partager sur Internet.

A l’image de leurs enfants, la plupart des parents déclare savoir ce qu’ils peuvent mettre en ligne (54,6 %), en particulier les mères (56 %) et les parents d’adolescents de plus de 16 ans (60,2 %).

Fait notable : près d’un tiers des enfants (32 %) et 1 père sur 3 (36,6 %) pensent pouvoir surfer de manière anonyme.

 

  • Image sur Internet, des parents moins curieux que leur progéniture…

85,6 % des enfants n’ont jamais cherché à savoir ce qu’il y avait en ligne sur eux. En revanche, on observe un intérêt croissant avec l’âge pour les informations qui se rapportent à leurs parents : en effet, 16,2 % des 16 ans révèlent avoir déjà fait des recherches sur leurs parents (contre 5,1 % pour les 10 ans), mais n’ont pas trouvé d’informations qu’ils ne connaissent déjà.

A l'inverse, la majorité des parents (70,5 %) disent n’avoir jamais fait de recherches sur eux-mêmes ou sur leurs enfants. 15 % des parents ont cherché ce qui se rapportait à leurs enfants, mais n’ont en réalité rien appris qu’ils ne connaissaient déjà !

 

* A propos de l'étude :

L’étude a été conduite entre le 26 janvier et le 2 février 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 526 parents dont les enfants ont entre 10 et 16 ans et de 500 enfants âgés de 10 à 16. Le sondage a été mené sur Internet.

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