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BOITE A OUTILS - Etudes

Etudes

Dans un domaine qui évolue extrêmement vite, quelques chiffres et études peuvent aider à mieux appréhender la réalité et la diversité des usages multimédia des jeunes, le rôle des parents, l'efficacité des outils de protection... Voici donc quelques études ou extraits d'études destinés à aider les parents à se faire une idée du monde dans lequel évoluent leurs enfants, pour mieux les accompagner.

Etudes:

ETUDE L'année Internet 2015 en France

ETUDE L'année Internet 2015 en France

Plus de 20 ans après son lancement en France, à quels points les Français sont-ils connectés et comment utilisent-ils Internet ? Zoom sur une année placée sous le double signe de la croissance des usages et de la très forte montée en puissance des écrans mobiles.

 

Remplir texte analyse étude basé sur ce lien : www.mediametrie.fr/internet/communiques/telecharger.php?f=309928d4b100a5d75adff48a9bfc1ddb

et celui ci : http://www.zdnet.fr/actualites/annee-internet-448-millions-d-internautes-francais-hyperconnectes-39833314.htm

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Modifié le 29/02/2016

ETUDE Internet, usages des enfants et perception des parents, Université de Malte, février 2015

ETUDE Internet, usages des enfants et perception des parents, Université de Malte, février 2015

Que font réellement les enfants sur Internet et combien de temps y passent-ils ? Que savent-ils des risques de la navigation en ligne ? Les parents connaissent-ils vraiment les usages que leurs enfants font d’Internet ?
C’est ce que ce se sont demandés trois chercheurs de l’université de Malte à travers une étude menée de novembre à décembre 2014 auprès d’un échantillon de 3137 personnes composé d’enfants maltais de 8 à 15 ans et de leurs parents.

Cette étude, dont le rapport final (en anglais) a été publié en février 2015, s’intéresse donc non seulement aux usages des jeunes sur Internet, mais aussi et surtout à la perception qu’ont leurs parents de ces usages et à l’adéquation entre ces perceptions et la réalité.

2000 questionnaires ont été distribués à des enfants de 8 à 15 ans étudiant dans 23 écoles primaires et secondaires de Malte, et 2000 questionnaires ont été distribués à leurs parents, avec un taux de réponse de 78%. Il y a une légère majorité de filles chez les jeunes répondants (53,9%), et du côté des parents également, ce sont très largement les mères qui ont répondu au questionnaire (85,2%).

 

DES JEUNES MALTAIS TRES CONNECTÉS

 

  • 97,5% des jeunes ont Internet à la maison. Le taux d’accès à l’extérieur de la maison augmente avec l’âge.
  •  
  • 59,1% des jeunes utilisent Internet quotidiennement, la plupart (43,5%) entre 30 minutes et 2 heures en semaine et davantage le week-end, mais 9,4% déclarent être toujours connectés et 4,2% estiment utiliser Internet plus de 5heures par jour en semaine. Ce sont surtout des garçons qui sont dans ces deux derniers cas de figure.
  •  
  • 38,6% des jeunes utilisent une fausse date de naissance sur Internet (voire pour certains, un faux nom), sans doute parce que 56,5% de ces enfants de 8 à 15 ans déclarent utiliser Facebook et que le réseau social impose un âge minimum de 13 ans pour se créer un profil. Les filles utilisent plus souvent leurs vrais noms et leurs vraies dates de naissance.
  •  
  • 79,8% des enfants ayant répondu au questionnaire sont tout à fait d’accord avec l’affirmation selon laquelle il est important de bien régler ses paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux.
  •  
  • 80,3% des 8-15 ans jouent en ligne.

UNE VISION DES RISQUES  AMBIGUE

 

  • Etre hacké est la plus grande crainte des jeunes : 34,4% estiment que c’est la chose la plus dangereuse qui pourrait leur arriver sur Internet. Près de 20% des enfants mentionnent les virus comme le plus grand danger d’Internet (44,6% des jeunes déclarent avoir effectivement fait l’expérience des virus informatiques), 15% mentionnent les vidéos à caractère choquant ou désagréable.
  •  
  • 45,4% des enfants ont déjà été confronté à des pop-ups (des fenêtres qui s’ouvrent sans qu’on l’ait demandé lors de la navigation et qui sont généralement des publicités, aussi bien pour des vêtements pour enfants que pour des sites pornographiques). 61,2% d’entre eux disent ne pas avoir été perturbé par ces pop-ups, très peu en ont parlé à leur entourage.
  •  

Les jeunes maltais de 8 à 15 ans considèrent leurs parents (77,9%) et leur école (66,9%) comme les sources d’information les plus sûres.

Plus de la moitié des enfants ont déclaré être capables de bloquer des messages sur les réseaux sociaux, 46% savent changer leurs paramètres de confidentialité et 53,3% ont des mots de passe différents selon les sites qu’ils fréquentent et les supports qu’ils utilisent.

 

DES PERCEPTIONS PARENTALES SOUVENT DIFFERENTES DE CELLES DES JEUNES

 

Environ 22,5% des parents estiment que leurs enfants ont accès à Internet dans leur propre chambre, alors que presque la moitié des jeunes déclarent y avoir accès depuis leurs chambres.

Seuls 42% des parents pensent que leur enfant utilise son téléphone portable pour avoir accès à Internet alors qu’ils sont en vérité 58,9%.

  • 87,8% des parents pensent que leur enfant utilise Internet dans un but scolaire, alors qu’ils sont en fait 69,9% à le faire.
  •  
  • Les parents estiment assez justement la fréquence à laquelle leurs enfants utilisent Internet.
  •  
  • Plus de la moitié des parents estiment, à des degrés variés, que leurs enfants sont capables de gérer seuls ce qui les dérange sur Internet, et 22,6% des parents n’ont aucune idée des capacités de leurs enfants à cet égard.
  •  
  • 54,8% des parents considèrent qu’ils peuvent considérablement aider leurs enfants dans leurs usages d’Internet. 67,2% des parents ont parlé à leurs enfants des dangers de la navigation en ligne, deux tiers déclarent vérifier les sites qu’ils fréquentent. 1,6% des parents interdisent à leurs enfants âgés de 8 à 15 ans l’accès à internet, et 6,1% ne font aucune prévention et ne parlent pas à leurs enfants d’Internet.
  •  
  • Les parents surestiment apparemment la prudence de leurs enfants sur les réseaux sociaux : ils ignorent souvent que la plupart d’entre eux utilisent leur vrai nom et dévoile des informations personnelles tel que leur numéro de téléphone ou leur adresse.
  •  
  • 15,7% des jeunes pensent qu’il n’y pas de danger à rencontrer dans la vie réelle quelqu’un connu par Internet, seuls 3,3% des parents partagent cette opinion.
  •  
  • 8% des parents seulement pensent que le Web est un endroit sûr pour leurs enfants, contre plus d’un quart des jeunes (26,3%).
  •  
  • Les parents sous-estiment généralement la variété des activités entreprises par leurs enfants sur Internet : au-delà des recherches à but scolaire et des jeux en ligne, il y a aussi les très nombreux réseaux sociaux (et pas seulement Facebook), le chat, les mails, les achats et paris en ligne, le téléchargement de musique et de films, le visionnage de vidéos, le blogging, le partage de photos et de musique, la participation à des forums, etc.

L’enjeu de la parentalité numérique ici soulevé est donc de remédier au manque de connaissance des parents sur les pratiques réelles de leurs enfants sur Internet afin de pouvoir mieux les accompagner.

 

 

L’étude complète (en anglais) est disponible ici.

Les tableaux et figures en annexe de l’étude sont disponible ici.

Une synthèse de l’étude en anglais comportant des graphiques est disponible ici.

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Modifié le 02/09/2015

ETUDE Technologie & Harcèlement, Université du New Hampshire (USA), Juin 2015

ETUDE Technologie & Harcèlement, Université du New Hampshire (USA), Juin 2015

La technologie aggrave-t-elle la souffrance des jeunes en cas de harcèlement ? Telle est la question que se pose une étude menée par 4 chercheurs de l’université du New Hampshire publiée le 1er juin 2015 dans le journal en ligne de l’American Psychological Association. Elle s’intéresse moins au type de personnes enclines à commettre ou à être victime de harcèlement qu’à la forme que prend ce harcèlement selon le genre et la tranche d’âge et comment il impacte les jeunes.

 

QUI HARCELE QUI?

 

Cette enquête montre en premier lieu que les jeunes américains sont nombreux à connaître le harcèlement : sur les 791 jeunes de 10 à 20 ans interrogées, un tiers ont été confronté à du harcèlement, sous quelque forme que ce soit. Plus de la moitié des incidents n’impliquaient aucune TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), 15% concernaient du harcèlement en ligne uniquement et 31% des affaires mêlaient technologie et face à face.

 

Ce sont les garçons qui déclarent la majorité des cas de harcèlement, 61% exactement.  Selon les déclarations récoltées, ce sont les garçons âgés de 10 à 12 ans qui sont les plus enclins à être victimes d’un harcèlement IRL uniquement, alors que les cas de harcèlement mixte (à la fois en ligne et IRL) sont plus courants chez les filles âgées de 13 à 15 ans. Le harcèlement en ligne uniquement touche autant les filles que les garçons, mais davantage les 18-20 ans que les autres tranches d’âges.

Selon cette étude, le harcèlement touche de façon équivalente les jeunes de toutes les classes sociales et de toutes les « origines ethniques » (il s’agit d’une enquête américaine, où la collecte de ce type de données est autorisée).

 

L’école reste le lieu de deux tiers des incidents de harcèlement.

Par ailleurs, 88% des incidents de harcèlement impliquent un différentiel de pouvoir : le plus souvent, celui qui harcèle est plus puissant physiquement ou plus élevé socialement que sa victime. Mais cette dernière admet dans plus de la moitié des cas avoir également commis des actes de harcèlement à l’encontre de son harceleur. Une forme de cercle vicieux de la violence semble donc se dessiner pour ces jeunes, surtout dans les 22% de cas où le harcèlement dure plus d’un mois.

 

COMMENT REAGISSENT-ILS ?

 

Et comment les jeunes se sentent-ils dans de telles situations ?

C’est la colère qui domine, quel que soit le type de harcèlement. Par ailleurs, c’est en cas de harcèlement mixte, à la fois en ligne et dans la vie réelle, que l’impact émotionnel est le plus fort : 43% se sentent très triste et 42% ont l’impression de ne plus pouvoir faire confiance à personne.

Si les affaires de harcèlement mixte sont celles avec le plus fort impact émotionnel sur les jeunes, c’est probablement parce qu’ils sont majoritairement le fait de leurs amis, de leur petit(e) ami(e) ou de leur ex : les actes de ces personnes les blessent d’autant plus que les jeunes les connaissaient bien et les considéraient comme des proches. De plus, ils ont davantage tendance à être constitué d’une série d’épisodes de harcèlement. Au contraire, le harcèlement en ligne uniquement est surtout le fait d’inconnus ou de vagues connaissances et ne se produit qu’une seule fois dans 87% des cas.

 

Ainsi, cette étude arrive à une conclusion édifiante : la technologie n’est pas à l’origine d’un harcèlement de type nouveau et plus dévastateur encore pour les jeunes, mais un facteur aggravant. Le harcèlement en ligne uniquement est perçu comme moins grave pour les jeunes car pouvant être arrêté facilement, tandis que le harcèlement en face à face uniquement est souvent plus effrayant. Ce sont finalement les cas de harcèlement mêlant les technologies et le face à face qui génèrent le plus de souffrance.

 

RAPPEL DES FAITS ET CHIFFRES CLES
(Jeunes américains 10-20 ans)

  • -   Plus de 50% des cas de harcèlement se produisent hors ligne
  • -   88 % des cas de harcèlement impliquent une relation de pouvoir
  • -   Ce sont les cas de harcèlement mêlant cyber harcèlement et harcèlement « dans la vraie vie » qui sont les plus dévastateurs
  • -   25% des jeunes victimes de harcèlement ont l’impression de ne pouvoir faire confiance à personne ensuite 
  • -   2/3 des cas de harcèlement ont lieu à l’école
  • -   Le harcèlement est commis à 58% par des proches de la victime

 

L’étude complète (en anglais) est disponible ici

 

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Modifié le 30/06/2015

Etude Nominet sur l'empreinte numérique des enfants (mai 2015)

Etude Nominet sur l'empreinte numérique des enfants (mai 2015)

L’étude de Nominet pour Knowthenet sur l’empreinte numérique des enfants, menée auprès de 2000 parents britanniques, a été publiée le 26 mai.

 

 *  Les parents postent un nombre impressionnant de photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux

En moyenne, ce sont 195 photos de leur enfant qui sont postées chaque année par les parents, 208 photos même si elle ou il a moins de 16 ans.

A l’âge de 5 ans, les photos d’un enfant ont été partagées 973 fois.

53% des parents postent des photos d'enfants qui ne sont pas les leurs.

 

 *  Un partage surtout via Facebook

53% des parents britanniques postent des photos de leur enfant sur Facebook

14% sur Instagram

12% sur Twitter

 

 *  Pas assez de prudence quant à la confidentialité des photos

50% des parents disent se sentir concernés quant à la possibilité que quelqu’un puisse récupérer les photos de leur enfant sans leur permission mais

46% ont vérifié leurs paramètres de confidentialité une ou deux fois (ce qui est un début),

17% ne les ont jamais regardé

6% les ont réglé de façon à ce que tout le monde puisse voir leurs publications.

39% des parents croient encore détenir entièrement les droits des photos de leurs enfants qu’ils postent sur Facebook

 

 *  Photos et smartphone

70% des parents utilisent leurs smartphones pour photographier et filmer leurs chérubins, mais seuls 49% sont conscients des données de localisation récupérées par leur portable.

 

 *  Et l'avis des enfants dans tout cela ?

Seuls 12% des parents consultent leur enfant avant de poster une photo de lui sur les réseaux sociaux, et 1/3 admettent avoir posté des photos de leur enfant alors que ce dernier leur avait demandé de ne pas le faire.


Apprentissage de la vie privée et du droit à l’image des parents, gestion des traces, modèle parental... plus que jamais les actions d'information et éducation semblent nécessaires.

 

Retrouver une infographie complète (en anglais) ici

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Modifié le 19/06/2015

Quelles sont les pratiques numériques des 3-7 ans ?

Quelles sont les pratiques numériques des 3-7 ans ?

Ajourd'hui un foyer français possède en moyenne 6 écrans. Les supports numériques se démocratisent, sont de plus en plus intuitifs et accessibles  aux plus jeunes. Longtemps oubliés des instituts de sondage, les usages numériques des moins de 7 ans sont désormais observés, analysés et révèlent des pratiques régulières et des habitudes déjà bien ancrées ! Petit tour d'horizon de l'univers numérique des 3-7 ans en 2014.

* Plus d'écrans, plus d'exposition

Les écrans se multiplient et les temps d'exposition aussi. Selon la dernière étude Junior Connect 2014, les 1-6 ans passent en moyenne : 

  • 7h20 / semaine à regarder la télévision
  • 3h10/ semaine à surfer sur Internet
  • 2h40 / semaine à jouer à des jeux vidéo

Et comme les ados, ils sont multi-médias : quand ils regardent la télé ils sont aussi 4% à surfer sur Internet et 9% à jouer à des jeux vidéo en même temps !
 

* Sur Internet, les mêmes pratiques que les plus grands !

D'après l'étude Aegis Kids and teens on the web (mars 2012), les 3-6 ans ont désormais les mêmes pratiques que leurs aînés de 7 à 12 ans.
 

Que préfèrent-ils faire sur Internet ?
 

  • 1. Regarder des vidéos : 40% des 3-6 ans déclarent que c’est l’activité qu’ils pratiquent le plus souvent
    Youtube est devenu le site le plus connu des enfants à 3, 7 ou 12 ans !
  • 2. Jouer en ligne : 38% des 3-6 ans jouent sur le web dont 31% seuls
  • 3. Ecouter de la musique en ligne : 29% des 3-6 ans dont 23% seuls
  • 4. Regarder des émissions de TV sur le net : 18% des 3-6 ans
  • 5. Faire des recherches : 15% des 3-6 ans
  • 6. Discuter avec des amis : 13% des 3-6 ans mais accompagnés

5% des 3-6 ans ont un compte Facebook personnel (déclaration des parents). 

 

* Plus souvent seuls devant les écrans

Est-ce la démocratisation des usages ou l'accès facilité au web via les supports mobiles qui rendent les parents moins vigilants ?
Les études révélent que 19,6% des 3-6 ans surfent seuls (soit 7 points de plus en 3 ans) et de plus en plus régulièrement : 

  • - 6% des 3-6 ans surfent tous les jours
  • - 30% surfent plusieurs fois par semaine
     

* Le boom des tablettes et smartphones

L'arrivée des tablettes dans les foyers a considérablement décloisonné l'accès au numérique dans les familles et bouleversé l'usage des écrans.
Fini l'accès au web conditionné à la disponibilité des parents sur l'ordinateur familial et les dessins animés sur la télé du salon !
Le smartphone des parents devient le support de jeux des enfants et la télé se regarde en replay sur la tablette. Les interfaces tactiles facilitent l'accès des 3-7 ans à des contenus qui nécessitaient auparavant l'aide de l'adulte. Les parents inquiets s'extasient désormais de la dextérité de leurs bambins sur ces supports. Ils sont tiraillés entre leurs réticences à trop exposer leurs enfants aux écrans et le potentiel de la tablette tantôt éducative, tantôt nounou.

 

  • - Des familles bien équipées
    Fin 2013, 39,4 % des foyers avec enfants sont équipés de tablettes (+ 7,4 points en 2 ans) et deviennent ainsi la 2e catégorie de foyers les mieux équipés après les CSP+ (Médiamétrie)
     
  • - L'équipement des parents devient celui des enfants
    80% des enfants de 1 à 6 ans utilisent le smartphone ou la tablette de leurs parents (Etude Vtech - Institut des mamans 2012)
     
  • - Un équipement personnel en hausse
    8% des 1-6 ans ont leur tablette personnelle en 2013 (ils étaient 3% en 2012) (Junior Connect 2014)
    La tablette est d'ailleurs arrivée en tête des listes des souhaits des 4-6 ans à Noël 2013.

     

La tablette : des usages numériques diversifiés

La tablette rassemble sur un même support des activités très hétérogènes autrefois réservées à plusieurs supports : télévision, lecteur de musique, consoles de jeux, ordinateur, appareil photo...
 

Que font les moins de 6 ans sur tablette ?(Etude Vtech - Institut des mamans 2012)
 

  • 1. Jeux (74,9%)
  • 2. Regarder des photos (70,6%)
  • 3. Dessins/coloriages (57 ,8%)
  • 4. Regarder des vidéos (52,6%)
  • 5. Ecouter de la musique (49,2%)
  • 6. Prendre des photos (44,5%)
  • 7. Exercices éducatifs (33,6%)
  • 8. Regarder la télévision (17,3%)
  • 9. Livres numériques / ebooks (14,6%)
  • 10. Ecouter la rédio (5,5%)
  • 11. Naviguer sur Internet (5,3%)

Des usages très variés sur un support unique, qui nécessitent pourtant des accompagnements bien spécifiques !

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USAGES - Les 3-7 ans
Modifié le 02/10/2014

Etude Ipsos/ Junior Connect - Mars 2014

Etude Ipsos/ Junior Connect - Mars 2014

L'arrivée en force de la tablette dans les foyers
- La hausse des équipements en tablettes des foyers avec enfants, avec un taux de pénétration passant de 22% à 46% en un an
- L'équipement personnel des enfants en tablette a triplé pour la catégorie des 7-12 ans, passant de 6% à 19% entre 2012 et 2013 (il a plus que doublé pour les 1-6 ans et les 13-19)
Le suréquipement des ados : 3,2 écrans en moyenne
- 70% des ados ont un ordinateur personnel
- 65% leur console de jeu
- 53% ont leur propre smartphone
- 45% leur télévision
- 18% ont leur tablette
Facebook fatigue ... et de nouveaux usages émergent
- Les ados délaissent Facebook (79% contre 85% en 2012) au profit de Twitter (22% contre 8% en 2112)
- 75% jouent sur smartphones ou tablettes
- L'utilisation des messageries instantanées sur mobile explosent (50%)
Ils ont une vie en dehors de l'écran
- Les temps passés devant l'écran ne progressent plus (plus de supports mobiles mais moins d'ordinateurs) 
- Jouer avec des jouets pour les 1-6 ans, faire du sport pour les 7-12 et voir des amis pour les 13-19, restent en tête de leurs activités préférées
- Ils sont lecteurs : 98% des 7-12 et 88% des 13-19 ans ont lu au moins un livre au cours des 3 derniers mois
- Les jeunes équipés de tablettes et lecteurs lisent plus que les non équipés !
Une typologie des jeunes de 7 à 19 ans
- "Les enfants sages" (13%)  lisent beaucoup la presse et consomment peu la télévision et Internet
- Les "curieux" (18%) sont de gros lecteurs de livres et ont une utilisation ludo-éducative des écrans
- Les accros (20%) sont les gros consommateurs de télévision, Internet et jeux vidéo
Retrouvez les résultats complets de l'étude ici

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Modifié le 25/03/2014

Etude Crédoc juin 2012 - "la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française"

Etude Crédoc juin 2012 - "la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française"

Voici les résultats clés de l'étude Crédoc 2012, en ce qui concerne les jeunes et leur famille côté numérique.

Taux d'équipements

  • La France se classe 7° sur  27  en Europe en taux d’équipement en ordinateurs et à  Internet à domicile
  • Mais 18° pour le taux d'équipements en téléphones portables
  • 81%  des français disposent d’au moins un ordinateur à domicile
  • C'est le cas pour 98% des 12-17
  • 35% des foyers ont plus d'un ordaniteurs
  • 83% des 12-17 iont un ordinateur portable à la maison
  • 8% des foyers sont équipés une tablette tactile
  • Le chiffre monte à 12% dans les familles avec jeunes de 12 à 17 ans 23% une ou deux fois par semaine
  • 88% des français ont un téléphone portable
  • 29% sont équipés d'un smartphone - c'est le cas pour 46% des 12/17 ans

Connexion

  • 95% de ces ordi sont connectés
  • 78% des  français connectés à leur domicile
  • 96% des 12/17 ans  le sont
    > 45% se connectent  ailleurs que chez eux
    > 20% se connectent via Wifi à l'ordinateur
    > 20% via leur téléphone mobile ou la tablette sur réseau mobilie
  • 73% des 12-17 ans se connectent tous les jours
  • 49% des 12-17 se connectent à Internet depuis leur mobile •

Usages 12/17 ans

Temps passé

  • Les 12-17 ans passent en moyenne 36 h par semaine devant les écrans
    > 20 h devant la télévision
    > 13 h sur internet
    > 3 h devant des écrans non connectés
  • 47% des  parents mettent en place des règles pour limiter le temps que leurs enfants passent de vant les écrans
  • Le fait que les parents posent des limites au temps passé sur Internet s réduit en moyenne de 6 heures par semaine leur consommation 

Sur portable - Usages 12/17 ans

  •  41% des 12-17 téléchargent des applications mobiles
  • 8% des 12-17 regardent la télévision
  • 20% consultent leur mail
  • envoient en moyenne 435 SMS par semaine

Internet sur la télévision

  • Les 12-17 regardent en moyenne la télévision 13 h / semaine
  •  21%  regardent la télévision depuis un ordinateur connect

Principales inquiétudes

  •  Protection de la vie privée (pour 33% des français c’est le principal frein d’usage)
  •  87% des internautes souhaitent pouvoir interdire la géolocalisation de leur téléphone mobile par les entreprises commeciales
  • 40% estiment des 12/17 ans estimes que leurs données ne sont pas assez protégées (contre 33% pour leurs parents)

 

Télécharger la synthèse Crédoc

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Modifié le 28/02/2013

Etude RSA _Ifop "Nos ados sont-ils vigilants sur Internet " ? Fev.2013

Etude RSA _Ifop "Nos ados sont-ils vigilants sur Internet " ? Fev.2013

Partenaire du Safer Internet Day et d'Internet Sans Crainte, RSA publie à l'occasion de cette journée une étude nationale commanditée intitulée " Nos ados sont-ils vigilants sur Internet ?".RSA est la division sécurité d'EMC. La société œuvre à la protection des ressources numériques de entreprises, notamment en matière de fraude et cybercriminalité.

Etude réalisée par l'institut IFOP entre le 18 et le 22 janvier 2013 auprès de 403 jeunes âgés de 11 à 17 ans et 402 parents.

Des usages au coeur de la vie quotidienne

  • 77% des 11-17 déclarent se connecter au moins une fois par jour
  • 88,7% auraient du mal à s'en passer au quotidien
  • Plus de la moitié utilisent Internet dans une pièce où ils sont seuls.

Le dernier constat va à l'encontre des recommandations classiques qui veulent que l'ordinateur familial soit situé dans une pièce commune. Le chiffre est toutefois à relativiser dans la mesure où l'étude cible aussi des adolescents assez âgés pour surfer en autonomie.

Pas que les réseaux sociaux

Principaux usages réguliers d'Internet des 11-17:

  •  La recherche d'information (65%)
  •  La consultation de vidéos (64%)
  •  Le travail scolaire (56%)
  •  L'écoute de musique en ligne (55%)
  • Facebook (52%)

Un rappel important. les usages des réseaux sociaux qui tiennent le devant de la scène tendant en effet à faire oublier les autres usages numériques, notamment dans les actions de sensibilisation

Des parents impliqués

L'étude met en avant le fait que les parents ont une perception le plus souvent exacte et fine des usages en ligne de leur enfant.

Ce point confirme confirme l'intérêt et la préoccupation des parents français sur ces questions et remet en question cette représentation souvent répandue de parents totalement perdus face aux écrans. Un dialogue existe donc, ainsi qu'une attention aux pratiques. Au delà de savoir que leurs enfants vont sur les moteurs de recherche, les plateformes de partage ou leur réseaux sociaux, les parents parlent-ils de ce qu'ils y font, de leurs expériences en ligne ? L'étude ne le dit pas.

Plus ou moins en règle

  • Les jeunes et leurs parents savent à respectivement 86% et 92% que l'on a pas le droit de tenir des propos à caractère raciste ou homophobes en ligne.
  • 88% des jeunes et 83% de leurs parents savent que la loi n'autorise pas la publication de photos d'autrui sans autorisation.
  • En revanche, les jeunes pensent à 74% qu'il est interdit de regarder de la pornographie en ligne (58% parents).
  • Ils sont aussi beaucoup moins sûrs d'eux en ce qui concerne le fait de dire du mal de quelqu'un, ou de communiquer l'adresse d'un proche sans son accord.

Reste à savoir s'ils mettent ces règles en pratiques (l'étude Eukidsonline et d'autres tendent à montrer le contraire), et sont conscients qu'elles s'appliquent aussi sous pseudo/avatar (selon cette étude 41% des 11-17 estiment qu'on ne peut pas les reconnaitre lorsqu'ils utilisent un pseudo ou un avatar - mais combien savent qu'on peut les retrouver par le biais de leur IP?).

Informés, mais pas assez

  • 59% des jeunes et 58% des parents estiment qu'Internet est dangereux
  • 88% des jeunes estiment en revanche être prudents et ce à 77% grâce à la sensibilisation dont ils ont bénéficiés par leurs parents ou l'école

L'étude décèle un déficit de savoirs et d'informations particulier en matière de protection des données personnelles. A noter en particulier, le fait que 58.5% des jeunes interrogés partagent leur mot de passe avec au moins un membre de leur entourage.

 

LIRE LE COMMUNIQUE

Modifié le 05/02/2013

Rapport Défenseure des enfants Nov 2012

Rapport Défenseure des enfants Nov 2012

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant le 20 novembre 2012 , le Défenseur des droits et la Défenseure des enfants ont remis au Président de la République et aux Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat le rapport « Enfants et écrans : grandir dans le monde numérique », qui analyse les relations des enfants et des adolescents avec leur ordinateur, leur téléphone portable, leur console de jeux, leur tablette tactile.

Voici le sommaire de ce rapport

PROPOSITIONS

CHAPITRE 1
Les enfants et les écrans : un monde déjà bien exploré

CHAPITRE 2
Un arsenal juridique complet et des dispositifs complexes
pour protéger les enfants


CHAPITRE 3
Grandir dans le monde numérique :
apprendre, jouer, créer, se soigner, se cultiver

CHAPITRE 4
Les très jeunes enfants sont aussi des consommateurs d'écrans

CHAPITRE 5

Les écrans et la vie privée des adolescents :
chaque enfant a droit à la protection de sa vie privée

Nous vous invitons à le consulter dans son intégralité en, CLIQUANT ICI 

Modifié le 27/11/2012

Etude HBSC 2010

Etude HBSC 2010

L’étude internationale « Health Behaviour in School-age” est conduite tous les quatre ans depuis 1982 dans 40 pays, sous l’égide du bureau régional Europe de l’Organisation Mondiale de la Santé. Financée par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé ‘INPES) et l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), elle a porté, en 2010, sur 11 638 élèves de CM2 à la seconde dans 347 établissements scolaires.

Voici les données clés pour la France en matière d'Internet

Internet au cœur de la socialisation

• Usages quotidien du web ou du portable
En sixième > 31% des filles et 22% des garçons En troisième > 65% des filles et 46% des garçons

Plus d'amis et de bons amis

• 93 % des jeunes déclarent trois ami(e)s ou plus en 2010 - soit 90% de plus qu'en 2006

• La plupart estiment avoir une bonne communication avec ces amis

• Le nombre d'adolescents en situation d'isolement (pas d'ami) reste faible et stable :2%

Moins de sorties

• Les jeunes continuent à sortir avec leurs amis
Les garçons sortent en moyenne 2.9 jours par semaine, les filles 2.6

• Mais moins qu'en 2006, date de la dernière étude HBSC
- Les garçons de 13 ans sont 12% à passer régulièrement du temps avec leurs amis contre 18% en 2006
- Pour les filles, le chiffre passe de 10 à 7%

En forme

• 88% des collégiens s'estiment en bonne ou excellente santé

• Bien que 20% des filles et 11% des garçons disent parfois être sujet à la déprime

Internautes et sportifs

• 63.5 % pratiquent régulièrement un sport

• Mais 31,1% n'en font pas assez (soit au moins une heure par jour, 5 à 6 jours par semaine)

• 91.5 % passent plus de deux heures par jour devant un écran

• La télévision reste encore l'écran favori des collégiens : 61% passent plus de deux heures par jour devant la télévision, 45% devant l'ordinateur, 40% à jouer aux jeux vidéo

Toujours moins de sommeil

• De la sixième à la troisième, les jeunes dorment 20 mn de moins chaque année

• En semaine, les jeunes de sixième dorment 9h10 - ceux de troisième 8h08

• 21% des élèves de troisième sont dans une situation de privation sévère de sommeil (moins de 7 h)

• Les jeunes qui regardent la télévision ou surfent le soir dorment 30 à 45 minutes de moins que les autres. Ceux qui lisent dorment une demi-heure de plus que la moyenne nationale.

• 18,5% des collégiens ont du mal à s'endormir tous les soirs

Violence à l'école

• 36% des collégiens déclarent avoir été victime de brimade - Une situation stable depuis 2006.
Les filles sont plus souvent victimes, les garçons plus souvent acteurs.

• 21% des collégiens ont subi des violences physiques dans l'enceinte scolaire
- Une situation à la hausse depuis 2006 Les filles sont moins concernées que les garçons (17% vs 24%)

• 49% de garçons disent s'être bagarrés au moins une fois dans l'année

• 72,5 % ne se sentent pas inquiets


ETUDE COMPLETE : http://upload.ouestfrance.fr/ouest-france.fr/pdf/Etude.pdf

 

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 06/09/2012

Ados et réseaux sociaux - TNS Sofres, juillet 2011

Ados et réseaux sociaux - TNS Sofres, juillet 2011

Que font-ils sur les réseaux sociaux ? Qu'échangent-ils ? Avec qui ? Leurs pratiques sont-elles toujours « amicales » ? Se sentent-ils protégés ? Quelle place ont pris les réseaux sociaux dans leur vie et celle de leur famille ? Voici les éléments de réponses apportés par cette étude réalisée auprès de 1 200 jeunes de 8 à17 ans

Principaux constats de l'étude

La moitié de 8-17 ans sont sur les réseaux sociaux

* 48% des enfants de 8-17 ans sont connectés à un réseau social (Facebook).
* 18% des moins de 13 ans sont connectés, avec l'accord de leurs parents à 97%.
* Le déclic a lieu au collège : 57% des élèves du collège sont connectés / 11% des élèves du primaire.
* Les jeunes se connectent souvent seuls : depuis leur ordinateur personnel (50%) et leur mobile (23%).

Les parents sont assez peu associés à cette pratique

* Seule la moitié (55%) des 8-17 ans discutent avec leurs parents des réseaux sociaux, principalement du temps d'utilisation plus que des usages...
* Une moitié (49%) d'entre eux sont « amis » avec leurs parents.
* La moitié des enfants (55%) se disent surveillés dans leur utilisation de Facebook ; la vigilance des parents est plus marquée pour les plus jeunes (77%) et les filles (63%).

Pour les enfants et les adolescents ces relations sont bien réelles

* Pour les enfants et les adolescents, la relation sur le réseau n'est pas virtuelle. Ils sont dans la vraie vie ; 92% utilisent leur vraie identité et livrent beaucoup d'informations personnelles.
* Leurs activités sont notamment les commentaires et la publication de photos (surtout pour les filles à 88%).

Un tiers des enfants ont été choqués ou gênés par des contenus

* Le réseau social est un espace plutôt civilisé mais les risques y sont démultipliés par la résonnance d'internet. 18% des 8-17 ans y ont déjà été insultés.
* Plus d'un tiers (36%) ont déjà été choqués par certains contenus ; spontanément, ils citent d'abord les contenus à caractère sexuel, puis les contenus violents ou racistes et homophobes.
* Quand ils ont été choqués, seuls 10% d'entre eux en ont parlé à leurs parents : ils en parlent plus facilement quand le sujet des réseaux sociaux est abordé en famille.

Conscients des risques, ils ne savent forcement s'en préserver

* Les enfants semblent sensibilisés aux risques pour la vie privée et maitrisent les paramètres de confidentialité, même si cela est moins vrai pour les plus jeunes.
* Les enfants et adolescents ont en moyenne 210 « amis » (un chiffre qui augmente avec l'âge), 30% d'entre eux ont déjà accepté en « amis » des gens qu'ils n'avaient pas rencontrés pour de vrai. Peut-on alors considérer qu'ils sont vraiment « entre amis » ?
* La surveillance et le dialogue parents-enfant existent mais doivent être renforcés pour favoriser la prise d'autonomie et la responsabilisation des enfants/adolescents dans la gestion de leur réseau et de la confidentialité de leur vie privée.

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 05/07/2011

Résultats clés Etude Eukidsonline Janvier 2011

Résultats clés Etude Eukidsonline Janvier 2011

Les risques rencontrés par les jeunes sur Internet sont moins importants qu’on ne le croit souvent : c’est ce que révèle l’enquête EU kids Online menée dans 25 pays européens (1) par un réseau de recherche piloté par la London School of Economics et dont l’équipe française était dirigée par Dominique Pasquier du Laboratoire traitement et communication de l'information (LTCI) (CNRS/Télécom Paris Tech).

PRINCIPAUX RESULTATS ETUDE EUKIDSONLINE 2011


L’enquête EU kids online

§  Ce rapport présente les premiers résultats d’une  enquête originale qui a été conçue et réalisée par le réseau scientifique européen Eu Kids Online. Elle a été financée par le programme de la Commission Européenne Safer Internet, afin de produire des données pouvant servir de base aux politiques publiques en matière de sécurité de la navigation en ligne,

§  Un échantillon aléatoire et stratifié composé de 25.142 enfants de 9 à 16 ans, utilisateurs d’internet, ainsi que leurs parents, a été interrogé  au cours du printemps et de l’été 2010 dans 25 pays européens.

§  L’enquête s’est penché sur les risques en ligne suivants: la pornographie, le harcèlement, la réception de messages à caractère sexuel, les contacts avec des inconnus, les rencontres dans la vie réelle avec ces inconnus, la lecture de contenus dangereux, le détournement de données personnelles.

§  Dans ce rapport, le terme “enfants” renvoie aux internautes européens âgés de 9 à 16 ans. ‘Utiliser internet’ renvoie à tous les supports et à tous les lieux d’utilisation.

 

Usages d’internet et activités en ligne

§  L’usage d’internet fait désormais partie de la vie quotidienne des enfants.: 93% des 9-16 ans vont en ligne au moins une fois par semaine (et 60% tous les jours ou presque tous les jours

§  Les enfants vont en ligne de plus en plus jeunes –l’âge moyen au premier accès est de 7 ans au Danemark et en Suède,  et de 8 ans dans plusieurs autres pays d’Europe du Nord. Dans l’ensemble des pays, un tiers des 9-10 ans qui utilisent internet vont en ligne tous les jours, ce pourcentage monte à 80% chez les 15-16 ans.

§  Internet est le plus souvent utilisé à la maison (87%), puis à l’école (63%). Mais les accès à internet se diversifient – 49% l’utilisent dans leur chambre à coucher et 33% via un téléphone mobile ou un autre appareil portable. L’accès par un appareil portable est le fait de plus d’1 enfant sur 5  en Norvège, Suède, Royaume Uni et Irlande.

§  Les enfants ont une série d’activités en ligne  variées et potentiellement bénéfiques: les  9-16 ans utilisent internet pour le travail scolaire (85%), pour jouer à des jeux (83%), regarder des vidéo clips (76%) et pratiquer la messagerie instantanée (62%). Un plus petit pourcentage met en ligne des images (39%) ou des messages (31%) destinés à être partagés avec d’autres, utilisent une webcam (31%), vont sur des sites de partage de fichiers (16%) ou un blog (11%).

§  59% des 9-16 ans ont un profil sur un réseau social –dont 26% des 9-10, 49% des 11-12, 73% des 13-14 et 82% des 15-16 ans. Les sites sociaux sont particulièrement populaires aux Pays-Bas (80%), en Lituanie (76%) et au Danemark (75%), et le moins en Roumanie (46%), Turquie  (49%), et Allemagne (51%).

§  Parmi les utilisateurs des sites sociaux, 26% ont un profil public – ces pourcentage sont plus élevés en  Hongrie (55%), Turquie (46%) et  Roumanie (44%); 29% déclarent avoir plus de 1OO contacts, mais beaucoup ont en bien moins.

§  Parmi les utilisateurs des réseaux sociaux, 43% ont un profil privé avec un accès restreint à leurs “amis”. 28% ont un profil en partie privé seulement, avec un accès aux amis de leurs amis. On notera que 26% ont un profil public accessible à tout le monde.


Les compétences digitales

§  Il est probable que les compétences en informatique et en mesures de sécurité croissent avec l’intensité des usages. L’affirmation « je m’y connais plus en internet que mes parents » est jugée « très vraie » par un tiers des 9-16 ans (36%), un tiers (31%) la jugent « assez vraie » et un tiers (33%)« pas vraie ».

§  Les plus jeunes semblent manquer de compétences et de confiance. Toutefois, la plupart des 11-16 ans (64%) sont capables de bloquer l’accès à une personne dont ils ne veulent pas recevoir de messages  ou de trouver des conseils en ligne (64%). Environ la moitié sont capables  de modifier leurs données personnelles sur leurs profils de sites sociaux (56%), comparer des sites pour évaluer leur qualité (56%) ou bloquer des spams (51%).

 

Les risques et leurs nuisances

Les risques ne se traduisent pas forcément par des conséquences négatives. On a demandé aux enfants internautes s’ils avaient rencontré des risques en ligne, et, quand c’était le cas, s’ils s’étaient sentis “tracassés”. Le terme “tracassé” était défini ainsi: quelque chose “qui t’a fait te sentir mal à l’aise, perturbé, ou laissé penser que tu n’aurais pas dû voir cela”. Les résultats variant selon l’âge et le sexe des enfants, les pays et le type de risque, les résultats globaux doivent donc être pris avec précaution.

§  12% des internautes européens âgés de 9 à 16 ans disent avoir été ennuyés ou tracassés par quelque chose sur internet. Dont 9% des 9-10 ans. Toutefois, la plupart des enfants ne font pas état de problème ou d’inquiétude particulière à propos d’internet.

§  Les risques ne constituent pas forcément des expériences douloureuses ou angoissantes. Par exemple, un huitième des enfants voient des images sexuelles ou reçoivent des messages sexuels, mais ils sont peu à estimer que c’est une expérience difficile.

§  En revanche, être harcelé par des messages blessants ou agressifs est à la fois le risque le moins fréquent (un enfant sur vingt) et celui qui occasionne le plus de souffrance.

§  De plus, seulement 1 enfant sur 12 a rencontré en face à face une personne connue en ligne. D’après les enfants, ce risque est rarement vécu comme une expérience pénible.

§  Les garçons, surtout adolescents, sont plus exposés aux images sexuelles en ligne, alors que les filles sont significativement plus nombreuses à recevoir des messages agressifs ou blessants. Toutefois, les filles sont généralement plus susceptibles d’être perturbées par les problèmes qu’elles rencontrent.

§  L’enquête s’intéresse à différents types de risques, comme on va le détailler. 41% des internautes de 9 à 16 ans ont connu au moins un de ces risques

§  Tous les risques augmentent avec l’âge : 14% des 9-10 ans ont été confrontés à au moins un risque. C’est le cas de 33% des 11-12 ans, de 49% des 13-14 et de 63% des 15-16 ans.


Pornographie

§  14% des 9-16 ans ont vu, au cours des 12 derniers mois, des images à caractère ouvertement sexuel, “montrant par exemple des personnes nues ou des personnes faisant l’amour”.

§  Parmi ceux qui ont vu ce type d’images sexuelles ou pornographiques, un enfant sur trois dit avoir été tracassé,  et parmi ces derniers, la moitié (soit un sixième des enfants qui ont été exposés en ligne à des images pornographiques et environ 2% de l’ensemble des enfants) disent avoir été « assez » ou « très » perturbés par ce qu’ils avaient vu.

§  Si l’on considère l’ensemble des médias, 23% des enfants ont vu des contenus sexuels ou pornographiques durant les 12 derniers mois –l’internet étant devenu une source de pornographie aussi fréquente que la télévision, les films ou les vidéos

§  Les adolescents les plus âgés sont quatre fois plus nombreux que les plus jeunes à avoir vu des contenus pornographiques en ligne ou hors ligne, et ils ont vu en ligne des images sexuelles plus explicites. Mais, les jeunes enfants se disent plus tracassés ou perturbés que les adolescents par ces images sexuelles vues sur Internet.

§  53% de ceux qui ont été tracassés par la confrontation à des images sexuelles sur internet en ont parlé à quelqu’un quand cela leur est arrivé : 33% en ont parlé à un ami, 25% à un de leur parent. 25% ont simplement arrêté d’utiliser internet pendant un moment, et  très peu ont changé leur système de filtrage ou leur liste de contacts.


Le harcèlement

§  6% des 9-16 ans ont reçu des messages agressifs ou blessants et 3% en ont envoyé eux-mêmes. Plus de la moitié de ceux qui ont reçu ce type de message disent s’être sentis « assez »  ou « très » tracassés.

§  19% des enfants ont été menacés en ligne ou/et hors ligne (pour 6% en ligne), et 12% ont menacé quelqu’un en ligne et/ou hors ligne (pour 3% en ligne). Il apparaît que les intimidations hors ligne sont plus fréquentes que les menaces sur internet.

§  La plupart des enfants qui ont reçu des messages internet agressifs ou blessants ont demandé de l’aide dans leur entourage. Un quart seulement n’en a parlé à personne. Les six dixième ont aussi eu recours à des stratégies en ligne : effacement des messages, filtrage pour bloquer  l’expéditeur. Cette dernière stratégie est considérée par les enfants comme efficace.


Les messages sexuels

§  15% des 11-16 ans ont reçu des  images ou des messages sexuels  dans des échanges peer to peer et 3% disent avoir envoyé ce type de message.

§  Presque un quart de ceux qui ont reçu ce type de message se disent avoir été perturbés, dont la moitié « assez » ou « beaucoup » –soit un huitième de ceux qui ont reçu ce type de message ou presque 2% de l’ensemble des enfants.

§  40% de ceux qui ont été tracassés par ces messages sexuels ont bloqué la personne qui les leur envoyait, ou les ont effacés (38%). Dans la plupart des cas, les enfants disent que cette réaction a aidé à gérer la situation. De telles réponses doivent être encouragées auprès de plus d’enfants.

Rencontrer dans la vie réelle des personnes connues en ligne

§  La communication en ligne avec des inconnus est le risque le plus répandu. C’est le cas de 30% des internautes de 9-16 ans qui disent avoir déjà communiqué sur Internet avec quelqu’un qu’il ne connaissait pas dans la vie réelle, une expérience qui peut être vécue comme risquée mais aussi comme amusante.

§  Il est beaucoup plus rare que les enfants rencontrent ces contacts. 9% des enfants ont rencontré en face à face une personne connue en ligne l’année précédant l’enquête. 1% des enfants (ou un sur neuf de ceux qui ont fait de telles rencontres) l’ont vécu comme une expérience perturbante.

§  Bien que les 9-10 ans soient les moins nombreux à avoir pratiqué ce genre de rencontre, ils sont les plus nombreux à avoir été perturbés par la rencontre (31% de ceux qui ont pratiqué ce type de rencontre hors ligne)


Les autres risques

§  Le second risque le plus répandu est l’exposition à des messages dangereux mis en ligne par des internautes. Il concerne 21% des 11-16 ans : messages de haine  (12%), pro anorexiques (10%), appels à l’automutilation (7%), à la prise de drogues (7%) ou au suicide (5%).

§  9% des 11-16 ans ont connu des abus de leurs données personnelles – abus sur le mot de passe (7%) ou sur des informations personnelles (4%), vol d’argent en ligne  (1%).

§  30% des 11-16 ans évoquent des expériences « fréquentes » ou « relativement fréquentes » liées à un usage excessif d’internet (i.e. négliger ses amis, problèmes de sommeil ou à l’école).

 

Différences selon les pays

§  La comparaison entre les pays montre que les chances d’être confronté à des risques en ligne touchent six enfants sur dix en Estonie, Lituanie, Norvège, République Tchèque et Suède.  C’est en Italie, en Turquie et au Portugal que les chances sont les plus faibles.

§  Les enfants sont plus nombreux à dire s’être sentis inquiets à la suite d’un problème sur Internet au Danemark (28%), Estonie (25%), Norvège et Suède (23%), Roumanie (21%). Ils sont les moins nombreux dans ce cas en Italie (6%), Portugal (7%) et Allemagne (8%)

§  Plus les enfants d’un pays utilisent internet, plus ils disent avoir affronté des risques. Toutefois, la croissance des usages se traduit aussi par de meilleures compétences.

§  C’est en Lituanie, République tchèque, Estonie, France et Suède que la gamme des activités pratiquées par les internautes est la plus large. C’est en Irlande et Turquie qu’elle est la moins étendue.


La connaissance des parents

§  Les parents des enfants qui ont rencontré un risque en ligne ne le savent souvent pas.

§  40% des parents des enfants qui ont  vu des images sexuelles pensent que cela ne leur est pas arrivé;  il en est de même pour 56% des parents dont les enfants ont reçu des messages agressifs

§  52% des parents dont les enfants ont reçu des messages sexuels et 61% des parents dont les enfants ont rencontré en face à face une personne connue par internet ne le savent pas  

§  Bien que l’incidence de ces risques soit faible, la sous estimation par les parents est considérable.


La médiation parentale

§  La plupart des parents (70%) parlent avec leurs enfants de ce qu’ils font sur internet, et restent à côté d’eux quand ils sont en ligne (58%). Mais, selon les enfants, 13% des parents n’ont aucune activité de médiation

§  Plus de la moitié des parents (56%) donnent à leurs enfants des conseils sur comment se comporter avec les autres en ligne, ou discutent avec eux de ce qui pourrait les inquiéter (52%). Un tiers des parents ont déjà aidé leurs enfants quand quelque chose n’allait pas (36%).

§  Les parents restreignent aussi la diffusion des données personnelles (85%), le chargement vers un site (63%) et le téléchargement (57%)

§  Un parent sur deux surveille les usages internet de leur enfant après coup, c’est donc la stratégie la moins utilisée par rapport aux formes de médiation positives, aux conseils de sécurité ou au fait d’établir des règles d’usage d’internet.

§  L’usage de dispositifs techniques de contrôle est relativement faible: un peu plus du quart (28%) des parents bloquent ou filtrent certains sites ou regardent l’historique des sites consultés par leurs enfants (24%).

§  Les enfants, comme les parents, considèrent que la médiation est utile, surtout les 9-12 ans.

§  La plupart des parents (85%) ont confiance dans leur rôle et pensent qu’ils peuvent aider leurs enfants si celui ci a un problème en ligne. 79% des parents ont aussi confiance dans le fait que leurs enfants sont capables de se débrouiller, et 15% disent avoir changé leur mode de médiation à la suite d’un problème en ligne qui a tracassé leur enfant.

§  Les deux tiers des enfants (68%) pensent que leurs parents en savent « beaucoup » ou « plutôt beaucoup » sur leurs usages d’internet. Mais 29% pensent qu’ils en savent peu et 8% très peu.

§  Moins de la moitié des enfants (44%) pensent que la médiation parentale limite leurs activités en ligne et 11% qu’elle les limite beaucoup. Dans certains pays (Turquie, Irlande et Bulgarie) les enfants se sentent plus limités par la médiation parentale que dans d’autres (Hongrie, Pays Bas). 15% des enfants voudraient  que leurs parents interviennent plus, et 12% moins.

§  La plupart des parents (73%) pensent qu’il est « peu probable » ou « pas du tout probable » qu’il arrive quelque chose à leur enfant sur Internet dans les six mois à venir.


Les autres sources de conseil sur la sécurité

§  Environ la moitié des enfants pensent que leurs enseignants se préoccupent des usages d’internet de façon correcte et 73% des enfants disent qu’ils pratiquent certaines formes de conseil quand on fait appel à eux.

§  Les différences selon l’âge sont importantes : l’engagement des enseignants est plus faible auprès des 9-10 ans.

§  Il y a de grandes différences dans l’engagement des enseignants selon les pays avec aux deux extrêmes, 97% des professeurs impliqués en Norvège et 65% en Italie.

§  Les trois quarts des enfants (73%) disent que leurs pairs les ont aidés pour internet.

§  Les pairs sont plus souvent mobilisés pour des aides concrètes comme trouver quelque chose quand on n’y arrive pas.

§  44% des enfants disent qu’ils ont reçu des conseils de leurs amis pour éviter les risques et 35% disent avoir donné des conseils.

§  En ce qui concerne les conseils pour la sécurité, les parents viennent en tête (63%), suivis par les enseignants (58%), et enfin les groupes de pairs (44%).

§  Mais pour les adolescents les plus âgés et ceux d’origine sociale populaire, les conseils viennent plus souvent des enseignants que des parents

§  Les autres membres de la famille sont en général aussi importants que les groupes de pairs lorsqu’il s’agit de trouver des conseils pour une navigation sûre (47%)

§  Les informations venues des mass media sont peu utilisées (20%) et les conseils en ligne encore moins (12% des enfants seulement ont été chercher un conseil sur un site web).

§  Les parents s’informent eux-mêmes principalement auprès de leur famille et de leurs amis (48%), puis des médias traditionnels (32%), puis de l’école de leur enfant (27%), et enfin auprès des fournisseurs d’accès (22%) ou des sites web (21%).

§  Seulement 9% des parents disent qu’ils ne souhaitent pas avoir plus d’information sur les questions de sécurité sur internet. Beaucoup de parents voudraient au contraire être mieux informés qu’ils ne le sont déjà par leur famille ou amis, l’école des enfants, les sites web, et, dans une moindre mesure, les fabricants ou marchands.


Recommandations de politique publique

Ces résultats ont des conséquences en termes de politiques publiques:

§  La conscience des problèmes de sécurité en ligne par les parents pourrait être améliorée en encourageant un dialogue entre enfants et parents sur les risques que peuvent rencontrer les jeunes sur internet.

§  Etant donné que les parents citent l’école de leur enfant comme source préférée d’information sur les questions de sécurité internet, de plus grands efforts devraient être fournis par le secteur éducatif. D’autre part, sachant que les outils de sécurité fournis par l’industrie sont peu utilisés par les parents, les industriels devraient améliorer leur diffusion, leur fiabilité et leur facilité d’usage.

§  Comme l’usage d’internet est devenu plus personnel, le rôle de médiation des parents et enseignants est plus difficile. L’industrie doit donc prendre plus de responsabilités pour connaître les risques encourus et élaborer les outils de sécurité nécessaires. Les outils techniques de blocage et filtrage et des moyens de rapporter les incidents sont au cœur du système de protection des jeunes, leur existence doit être mieux connue et leur accès plus facile pour les enfants comme pour les parents.

§  Les enfants sont aussi plus responsables de leur propre sécurité : les campagnes d’information devraient donc chercher à leur donner confiance et à développer leur sens civique numérique. Les enfants doivent être encouragés à avoir une attitude responsable et à prendre en main leur propre sécurité.

§  Étant donné que beaucoup d’enfants ont répondu ne pas avoir rencontré de problèmes sur internet, et que très peu de ceux qui en ont rencontré déclarent avoir été inquiets, les futures politiques de sécurité devraient se concentrer sur les catégories les plus fragiles, et tout spécialement les plus jeunes des internautes. Il faut prendre en compte des utilisateurs beaucoup plus jeunes, dès le niveau de l’école primaire.

§  Il faut continuer à mettre l’accent sur le développement des compétences digitales afin que tous les enfants atteignent un niveau minimum standard, et pour éviter qu’il n’existe des enfants sans compétences. Ce qui  suppose aussi de chercher à élargir la gamme des activités pratiquées sur internet : trop peu d’enfants utilisent ses capacités créatives.

§  De plus, comme moins de la moitié des 9-16 ans –et encore moins chez les plus jeunes- se disent très satisfaits du volume d’offre en ligne qui leur est accessible, il faut inciter les   acteurs de l’internet à développer des contenus appropriés  plus accessibles, surtout pour les enfants appartenant à de petites communautés linguistiques.

 

 

Note sur la méthodologie

§  Ce rapport résulte du travail du réseau EU Kids Online, coordonné par la London School of Economics avec des équipes de recherche propres dans chacun des 25 pays sous le contrôle d’un comité d’experts internationaux.

§  Des premiers résultats de cette recherche ont été présentés au Safer Internet Forum le 21/10/2010. Le présent rapport présente les résultats complets sur l’ensemble des pays

§  Les pays concernés par l’enquête sont: Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Norvège, Pays Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque Roumanie, Slovénie, Suède, Turquie et Royaume Uni. Sauf dans le cas où le nom du pays est spécifié, les résultats concernent des moyennes sur l’ensemble des pays.

§  Comme on le sait, il est difficile de mesurer les aspects privés ou les inquiétudes liés aux expériences des enfants. Le questionnaire a été administré en face à face et à domicile. Il comprenait une section auto administrée, pour les question sensibles  dont les réponses ne devaient pas être entendues par les parents, d’autres membres de la famille ou l’enquêteur.

§  Pour des détails complets sur la méthodologie, les aspects techniques du terrain, et les pratiques éthiques, voir www.eukidsonline.net.

 

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 13/01/2011

Phishing & jeux vidéo - G Data, 09/10

Phishing & jeux vidéo - G Data, 09/10

Selon la société G Data, qui vient de publier un livre blanc sur les risques d’infections liés aux jeux en ligne, les jeux en ligne seraient un terrain de prédilection des pirates informatiques, ce qui ne parait pas étonnant au vu du nombre de joueurs recensés dans le monde.

Selon cette publication, le hameçonnage est devenu une véritablement menace pour les joueurs en ligne, avec un peu plus de 20.000 programme malveillants dédié à ce type de piratage recencés au cours du premier trimestre 2010, OnlineGames, Magania et Wow représentant près de 2 % de tous les dangers. L’hameçonnage (ou phishing) est une technique qui permet de soutirer des informations personnelles, ici dans le but de voler le compte des joueurs. Ainsi certains pirates tentent-ils régulièrement de « ferrer » des derniers en se faisant passer pour l'éditeur du jeu, puis leur demandant de leur communiquer leurs identifiants à des fins de maintenance. L'hameçonnage peut aussi se faire via des faux sites Internet, copies de sites officiels. Tout joueur donnant ses codes d'accès sur ces sites se voit voler son copte.

L'intérêt ? Revendre ces comptes - ou des avatars et des objets virtuels - aux enchères sur le marché noir à des tarifs variant selon le niveau des avatars, la rareté des objets virtuels et la popularité du jeu. Un vrai business si l'on sait que si le compte d'un quidam ne vaut que quelques dizaines d'euros, un avatar tout puissant peut se monnayer des milliers d'euros...

Les conseils de G-Data pour éviter ces vols :

* Ne pas communiquer ses identifiants et mots de passe. Dans un forum, ou par email, l’équipe technique d’un éditeur ne demande jamais la communication de telles informations.

* Créer des mots de passe complexes et changer de mot de passe pour chaque jeu. Les mots de passe ne doivent pas non plus être enregistrés dans le navigateur.

* Utiliser un logiciel de sécurité intégrant un filtre HTTP, un pare-feu et une fonction de surveillance comportementale doit être installé et actif pour protéger l’ordinateur contre les logiciels espions et autres menaces.

Lire le livre blanc
Vo

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 21/09/2010

Consumer report mai 2010- Protection des données privées sur Facebook et Twitter

Consumer report mai 2010- Protection des données privées sur Facebook et Twitter

Selon le consumer report de mai 2010, l’équivalent américain de 60 millions de consommateurs, 42% des utilisateurs de Facebook et Twitter mettent en danger leurs vie privée.

Voici la liste des comportements à risque à éviter selon ce rapport

1. uti­li­ser un mot de passe trop simple (un mot de passe sécurisé devrait être composé d'un mélange de lettres, symboles du clavier et chiffres - et surtout pas correspondre à sa date de naissance ou celles de ses enfants...)

2. négliger de régler ses paramètres de confidentialité (seuls 58% des adultes interrogés l'ont fait rapidement et 22% seulement ont réglé de façon fine les données personnelles auxquelles les applications Facebook peuvent accéder - )

3. mentionner sa date de naissance complète sur son mur

4. afficher le nom de ses enfants

5. men­tion­ner le fait de s’absenter de son domicile

6. accepter que les moteurs de recherche puissent vous trouver (18% seulement des personnes sondées l'ont fait)

7. lais­ser les plus jeunes uti­li­ser Facebook sans la super­vi­sion d’un adulte (Facebook est interdit aux moins de 13 ans)

8. omettre d'altérer certaines informations pour protéger son idendité (10% l'ont fait)

Par ailleurs, ce rapport montre que les internautes sont incohérents dans leur comportement.
En ce qui concerne les appli­ca­tions Facebook

* 39% des uti­li­sa­teurs inter­ro­gés disent uti­li­ser des appli­ca­tions Facebook

* 10% des uti­li­sa­teurs Facebook sont confiants dans le fait d’être en sécurité lorsqu'ils le font

* 27% pensent que cer­taines appli­ca­tions sont plus sures que d’autres

* 28% pensent que toutes les appli­ca­tions Facebook repré­sentent un pro­blème de sécu­rité potentiel

* 35% n’ont jamais réflé­chi aux pro­blèmes de sécu­rité posé par les appli­ca­tions Facebook Côté Twitter et protection de la vie privée, les résultats sont pour le moins étonnants et incohérents

* 34% des uti­li­sa­teurs inter­ro­gés affirment que leurs Tweet ne sont visibles que de leurs fol­lo­wers (alors que seuls 8% des pro­fils Twitter sont pri­vés)

* 27% disent regar­der le pro­fil de nou­veaux fol­lo­wers qu’ils ne connaissent pas personnellement

* 24% disent bloquer tout nou­veau fol­lo­wer qu’ils ne connaissent pas

* 12% disent recher­cher des infor­ma­tions sur leurs nou­veaux fol­lo­wers sur Google ou d’autres moteurs de recherche

* 5% demandent l’avis d’un tiers à pro­pos de nou­veaux fol­lo­wers qu’ils ne connaissent pas

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 17/05/2010

LES FRANCAIS ET INTERNET- Etude TNS Sofres, Fév. 2010

LES FRANCAIS ET INTERNET- Etude TNS Sofres, Fév. 2010

Voici quelques chiffres et informations clés tirés de l'étude TNS Sofres de février 2010. Etude réalisée du 26 octobre au 30 décembre 2009, par téléphone, auprès d’un échantillon national de 5 057 individus âgés de 15 ans ou plus.

Que font-ils sur le web ?

Pas de grosse surprise. Toute tranche d'âge confondue, la quasi-totalité des internautes interrogés utilise Internet pour « envoyer ou recevoir des emails » (96%), « obtenir des informations pratiques » (93%) et pour « se distraire » (88%). Viennent ensuite le « suivi de l’actualité » (80%), « l’achat de produits ou services » (76%), « l’utilisation d’une messagerie instantanée » (72%) et « la consultation d’un blog » (62%).

Par rapport à 2006, les activités dont l’usage a particulièrement augmenté sont la consultation de blogs (+11 points) et l’achat de produits ou services (+6 points).

Et comme source d'information ?

> 72% des 15-34 ans estiment qu’Internet est une source d’information importante (dont 14% en font la source d’information par excellence), contre 57% des 35-59 ans et 50% des 60 ans et plus.

> Dans cette tranche d'âge, 35% percoivent Internet comme « une source d’information qui remplace les journaux car il permet de trouver toutes les informations ».

> Pour autant, les jeunes ne boudent pas la presse pour autant. 64% des 15-34 ans  considère Internet comme « une source d’information complémentaire aux journaux car il permet de trouver des informations de nature différente»


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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 23/03/2010

Image personnelle en ligne, quand les ados étalent leur vie sur Internet : une étude Trend Micro - 9 février 2010

Image personnelle en ligne, quand les ados étalent leur vie sur Internet : une étude Trend Micro - 9 février 2010

A l'occasion du Safer Internet Day 2010, Trend Micro a demandé à l'institut Opinion Matters de réaliser une étude parents/enfants* sur la manière dont les jeunes gèrent leur image sur Internet et comment leurs parents l'appréhendent .

Les points à retenir :

  • Informations personnelles en ligne : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais… »…

Les principales informations partagées par les jeunes sur le web sont  :

- adresse email : 67,5 %,

- photos : 43,7 %,

- amis : 34,7 %,

- adresse postale : 23,6 %.

Les filles semblent partager volontiers des informations qui touchent à leur vie privée (photos, amis), en revanche, les garçons publient davantage des informations d’ordre pratique (adresses email et postale). On observe cependant des similitudes dans leurs usages.

Plus ils grandissent, plus ils partagent d'informations personnelles. En effet, entre 10 et 16 ans, la proportion de mise en ligne de photos progresse de 382 %,l e partage de l’adresse email de 173 %) et enfin, réseaux sociaux obligent, la mise à jour de leurs statuts en temps réel explose : + 514 %.

Quant aux parents, ils n’hésitent pas non plus à mettre en ligne des informations personnelles :

-adresse email : 91,8 %,

-date d’anniversaire : 85,7 %,

-adresse postale : 74,7 %,

-photos : 51,3 %,

-informations bancaires : 51,3 %.

(Suivent également : statut : 48,5 %, amis : 42,5 %, CV : 33,5 %.)

Des deux parents, ce sont les mères qui mettent le plus d’informations personnelles en ligne, les pères partageant plus volontiers des informations liées à leur carrière.

 

  • Lieu de connexion : les téléphones mobiles supplantent l’école chez les ados

Les enfants suivent la tendance générale en se connectant principalement depuis leur domicile (99,2 %) ou bien à l’école (13,6 %). Contrairement aux plus jeunes , les adolescents privilégient la connexion via leur téléphone mobile (13,5 %), et le PC de leurs amis (15,4 % des 15 ans, 3,5 % des 16 ans), quand ils ne surfent pas à domicile.

De leur côté, les parents se connectent massivement de chez eux (99,4 %), ainsi qu’au bureau (32,3 %).

Cependant, on observe une différence de pratique notable enrte les pères et les mères : les premiers se connectent à 15,6% depuis le téléphone mobile, contre seulement 6,8 % des mères.

 

  • Pourvu qu’ils ne l’apprennent pas…

Seulement 27% des adolescents déclarent ne pas mettre en ligne d’informations que leurs parents ne souhaiteraient pas voir, alorsque 74.4 % des enfants de 10 ans respectent cette règle.

Les adolescents redoutent que leurs parents accèdent à des informations liées à leur vie personnelle (notamment le filles) : pensées sentimentales (27 %), chats privés (21 %), histoires personnelles (26 %). 

Par ailleurs, à 16 ans, les photos (notamment d’amis non connus des parents) se hissent à la 1ère position des informations qu’ils ne souhaitent pas que leurs parents voient (45,9 % d’entre eux sont concernés).

50, a % des parents affirme n’avoir jamais mis en ligne d’informations auxquelles ils ne souhaiteraient pas que leurs enfants aient accès et redoutent que leur progéniture puissent découvrir leurs coordonnées bancaires en ligne (23,8 %), leurs conversations privées (22,4 %), leurs échanges sur leur vie amoureuse (21,5 %) ou leurs conversations relatives à leurs enfants (18,6 %).

Si les mères craignent que leurs enfants aient connaissance de leurs conversations, pour les pères ce sont plutôt les photos qui sont sources d’inquiétude.

 

  • Infos personnelles en ligne : mais où trouver conseil ?

La majorité des enfants de moins de 15 ans s'adressent à leurs parents (67 %) ou de leurs amis (44 %) sur ce qu’il est sûr ou non de mettre en ligne. E

Quant aux plus de 15 ans, ils privilégient leurs amis (61,5 % des 15 ans et 56,8 % des 16 ans), puis le web (16,2 %) pour se renseigner.

Pour plus d’un parent sur trois, Internet est justement l’une des principales sources de conseils (38,4 %), leurs amis également (31,4 %) ainsi que le bouche à oreille (21,7 %). Les mères se fient également au bouche-à-oreille (à 24,4 %) contre 16,7 % des hommes. Les pères, quant à eux, vont plus volontiers demander conseil à leurs collègues (18,8 % contre 13,8 % des femmes).

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les parents d’enfants de 15 ans sont 15 % à demander conseil à leurs propres enfants ...

21 % de parents avouent même ne pas savoir où s’informer : une proportion qui atteint même les 27 % pour les parents d’enfants de 10 ans…

 

  • Des enfants mieux informés que leurs parents ?

Plus de la moitié des enfants (64,5 %) estime que leurs parents doivent leur faire confiance vis-à-vis d’Internet et pensent savoir ce qu’ils peuvent mettre en ligne ou non (43 %). Cela va en s’accentuant à mesure qu’ils grandissent : 59,5 % des 16 ans estiment être conscients des informations qu’il est risqué de partager sur Internet.

A l’image de leurs enfants, la plupart des parents déclare savoir ce qu’ils peuvent mettre en ligne (54,6 %), en particulier les mères (56 %) et les parents d’adolescents de plus de 16 ans (60,2 %).

Fait notable : près d’un tiers des enfants (32 %) et 1 père sur 3 (36,6 %) pensent pouvoir surfer de manière anonyme.

 

  • Image sur Internet, des parents moins curieux que leur progéniture…

85,6 % des enfants n’ont jamais cherché à savoir ce qu’il y avait en ligne sur eux. En revanche, on observe un intérêt croissant avec l’âge pour les informations qui se rapportent à leurs parents : en effet, 16,2 % des 16 ans révèlent avoir déjà fait des recherches sur leurs parents (contre 5,1 % pour les 10 ans), mais n’ont pas trouvé d’informations qu’ils ne connaissent déjà.

A l'inverse, la majorité des parents (70,5 %) disent n’avoir jamais fait de recherches sur eux-mêmes ou sur leurs enfants. 15 % des parents ont cherché ce qui se rapportait à leurs enfants, mais n’ont en réalité rien appris qu’ils ne connaissaient déjà !

 

* A propos de l'étude :

L’étude a été conduite entre le 26 janvier et le 2 février 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 526 parents dont les enfants ont entre 10 et 16 ans et de 500 enfants âgés de 10 à 16. Le sondage a été mené sur Internet.

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 16/03/2010

5ème étude AFOM-TNS Sofres pour l'Observatoire sociétal du téléphone mobile

5ème étude AFOM-TNS Sofres pour l'Observatoire sociétal du téléphone mobile

Réalisée auprès de 1 200 personnes (âgées de plus de 12 ans) à leur domicile, l'étude traite plus précisément des smartphones et des "mobinautes". L'étude aborde également un thème nouveau : les lieux d'utilisation du téléphone mobile à la maison.

Consultez l'étude.

 

- équipement :
le taux d'équipement en téléphones portables se stabilise : comme en 2008, cette année 79 % des Français de plus de 12 ans en sont équipés.
Par ailleurs, 10% des personnes interrogées sont excllusivement équipées d'un téléphone mobile (pas de ligne fixe).

54% des Français équipés à titre personnel ont un téléphone mobile permettant de prendre des
photos ou d’écouter de la musique. 9% ont un smartphone permettant d’accéder à l’Internet mobile et
37% ont un téléphone mobile ayant uniquement les fonctions de base (téléphoner, envoyer des SMS).
Les Français équipés à titre professionnel sont 50% à avoir un téléphone mobile de
base, 38% un mobile avec les fonctions photo ou musique et 12% un smartphone.

21% des Français interrogés possèdent un téléphone mobile professionnel.

- Un mobile à chaque âge :
70% des 12-24 ans ont un mobile multifonctions qui leur permet de se divertir alors que les 40 ans et
plus adoptent plutôt un téléphone de base. Les 12-24 ans sont la tranche de la population la plus équipée en
smartphones (15%).

Les femmes possèdent plus massivement des téléphones mobiles personnels permettant de faire des photos ou d’écouter de la musique
tandis que les hommes sont quant à eux plus nombreux à posséder un smartphone que les femmes (13% contre 5%).

Pour les 12-24 ans, c’est un objet ludique, personnel, doté d’une forte dimension affective, il est également un accessoire de mode.
A l'inverse, pour les plus de 40 ans, le téléphone est avant tout utilitaire.

- Usages :
L'étude révèle que 99% des équipés utilisent leur mobile pour téléphoner, mais elle soulève aussi d'autres usages plus inattendus : par exemple
41% l’utilisent également comme lampe de poche !
Par ailleurs, 77% envoient des SMS, 62% prennent des photos, 31% réalisent des vidéos et un tiers (33%) envoie des photos ou des vidéos.
30% écoutent de la musique, 23% jouent et 23% utilisent leur mobile comme un accès à Internet.

- Les 12-24 ans, des usages multiples :
98% des 12-24 ans envoient des SMS ; 87% prennent des photos et 68% font des vidéos ; 58% envoient des photos ou des vidéos ;
68% écoutent de la musique ;54% jouent avec leur mobile et 41% font un usage Internet.

20% des utilisateurs conservent toujours leur mobile sur eux à la maison. C’est même 44% pour les
12-17 ans.

-Les lieux de la maison où on utilise son téléphone portable :

le salon / salle à manger (76%) et la cuisine (57%) mais aussi le balcon / la terrasse / le jardin (51%) à égalité avec la
chambre (50%). Les personnes interrogées l'utilisent également dans le garage ou le parking (17%), la salle de bain (13% pour
l’ensemble des utilisateurs et jusqu’à 32% pour les jeunes filles de 12 à 17 ans !) et les toilettes (8% et
même 22% des garçons de 15 à 17 ans).

-Internet mobile :
Les « mobinautes » vont sur Internet depuis leur mobile chez eux (59%) plus qu’à
l’extérieur. 38% déclarent se connecter dans la rue, 36% dans une salle d’attente, 35% au
travail ou en cours, 35% dans un café ou au restaurant, et 32% dans les transports en commun.

-société :
En 2009, le mobile est toujours considéré par une forte majorité des personnes interrogées (82%) comme un progrès pour la société.
même si on note une légère baisse par rapport à 2008 (87%).

Quand on interroge les Français sur le mobile et l’âge, ils répondent unanimement que c’est une
bonne chose pour les personnes âgées (à 81% des personnes interrogées estiment qu'il est bien que les personnes âgées soient équipées en téléphones portables,
(pratique, porteur de sécurité, de liberté et d’indépendance).

-Santé :
36% des Français considèrent le téléphone portable comme étant dangereux pour la santé et 25% d'entre eux pensent que nous n'avons pas encore assez de recul pour se prononcer.
Alors que seulement 10% des personnes interrogées considèrent que le mobile ne présente pas de dangers.
58% des Français considèrent que le mobile est une mauvaise chose pour les adolescents.
Alors que 91% des 12-17 ans (équipés à 81%) estiment au contraire que le mobile est
une bonne chose !

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 09/12/2009

ARPP-Etude 2008 de l'image de la personne humaine dans la publicité

ARPP-Etude 2008 de l'image de la personne humaine dans la publicité

Cette étude est basée sur l'analyse de 90 000 campagnes publicitaires et vise à accroître la vigilence de la profession et l'autodiscipline.

De manière générale, l'étude relate une forte amélioration de la qualité des campagnes et un faible taux de manquements.

En 2008, contrairement à 2007, on constate peut ou pas de résurgences du porno-chic, faisant référence aux codes de la pornographie. En revanche, quelques utilisations basiques des codes sexistes sont encore à souligner mais dans une moindre proportion que les années précédentes.

Cependant, les manquements portant atteinte à l'image des femmes sont trois fois plus importants que ceux portant atteinte à l'image des hommes. L'étude fait également part de nouveaux critères de discrimination : âge, formes disgracieuses, relevant de l'atteinte à la dignité des personnes (en hausse par rapport à 2007).

 

Consulter l'étude.

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 18/11/2009

SYNTHESE DU RAPPORT "FAMILLES, EDUCATION ET MEDIAS"

SYNTHESE DU RAPPORT "FAMILLES, EDUCATION ET MEDIAS"

La Commission « Famille, Education aux Médias » présidée par Agnès Vincent- Deray a remis officiellement son rapport à Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, en présence de Michel Boyon, Président du CSA, mercredi 21 octobre au Cinéma le Balzac à Paris.


La Commission propose la création d'une Fondation nationale dont le rôle serait de centraliser et d'organiser l'éducation aux médias sur l'ensemble du territoire de façon rationnelle. Au-delà d'une simple formation technique aux outils, la Commission souligne l'importance d'une réelle éducation des jeunes, des familles et du monde de l'éducation de façon plus générale.


Pour en savoir plus : la synthèse du rapport

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Modifié le 28/10/2009

Etude

ETUDE UNAF/Action Innocence - Adolescents et téléphone portable - 6 octobre 2009

L'UNAF et Action Innocence publient aujourd'hui une étude réalisée par l'institut de sondage TNS Sofres.
Méthodologie : 500 adolescents de 12 à 17 ans ont été interrogés par téléphone à leur domicile avec l'autorisation des parents pour les moins de 15 ans, après avoir été sélectionnés selon la méthode des quotas.

L'enquête confirme tout d'abord la tendance au "multi-tasking" des générations de "digital natives"(nés avec l'ordinateur et Internet). Ainsi, 80% des jeunes interrogés possèdent un lecteur mp3, 96% ont accès à un ordinateur connecté à Internet chez eux, 62% ont une console de jeu à eux. Quant au téléphone portable, 73% des adolescents de 12 à 17 ans en possèdent un ce qui réaffirme sa place de média principal des jeunes.

Plus précisément, le mobile semble être un outil plus important dans la sociabilité féminine adolescente car les filles sont plus équipées (77% contre 70% des garçons) et plus tôt que les garçons (elles sont 49% à avoir eu leur premier portable avant 13 ans contre 41% des garçons du même âge, et 72% à l'avoir eu avant 14 ans contre 60% des garçons du même âge).

En matière de risques, les filles se déclarent plus sujettes à certains désagréments comme le harcèlement (20% des filles contre 12% des garçons), tandis que les garçons se plaignent plus fréquemment de recevoir des messages à caractère sexuel de la part d'un camarade sur leur portable (17% contre 10% des filles). Enfin, 13% des garçons déclarent avoir déjà reçu des messages à caractère sexuel provenant d'inconnus contre 7% des filles.

A propos des messages de prévention liés aux usages du téléphone, si les adolescents les connaissent pour une grande majorité, 77% d'entre eux savent par exemple qu'il vaut mieux utiliser leur kit mains libres pour téléphoner, près de 66% d'entre eux déclarent ne pas l'utiliser.

En dehors, des problématiques techniques concernant l'appareil et le forfait, et les disputes familiales fréquentes sur le temps passé à envoyer des SMS (47%) par exemple, les adolescents semblent peu dialoguer avec leur parents sur les questions de fond soulevées par l'usage du téléphone portable (62% n'ont jamais abordé la question de l'usage des vidéos, 88% n'ont pas parlé des logiciels de contrôle parental par exemple).

Pour aller plus loin, consultez l'étude.

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 08/10/2009

Baromètre de suivi des services mobiles Sept 2009 - Ipsos MediaCT / AFMM / AFJV

Baromètre de suivi des services mobiles Sept 2009 - Ipsos MediaCT / AFMM / AFJV

Quelques chiffres intéressants sur l'usage de l'Internet mobile dans cette étude généraliste

> 97% des 15-24 ans ont un téléphone mobile

> 96% savent qu'ils peuvent se connecter sur Internet depuis leur téléphone

> 45% des 15-19 ans se sont connectés depuis leur mobile ces six derniers mois

> 34% des 15-24 ans se connectent tous les jours depuis ce terminal > 42% bénéficient d'un forfait illimité en terme de connexion

 

Internet Lire l'étude complète > PDF joint

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 17/09/2009

ETUDE EUROPEAN SCHOOLNET Mai 2009 : Quels usages pour les jeux électroniques en classe ?

ETUDE EUROPEAN SCHOOLNET Mai 2009 : Quels usages pour les jeux électroniques en classe ?

Voici les principaux résultats de l’étude European Schoolnet « Quels usages pour les jeux électroniques en classe ? » réalisée dans le cadre de l’année européenne 2009 de la créativité et l’innovation avec le soutien de l’ISFE.

L'étude, publiée en mai 2009, avait comme objectif d'évaluer l'intégration des jeux vidéo en classe au niveau européen dans les établissements primaires et secondaires.

L'étude s'est déroulée en trois temps : un questionnaire en ligne (disponible en neuf langues et accessible d'octobre 2008 à février 2009) a été rempli par 528 enseignants puis complété par des entretiens réalisés auprès d'une trentaine d'experts et décideurs politiques provenant des huit pays suivants : l'Autriche, le Danemark, la France, l'Espagne, l'Italie, la Lituanie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.  Enfin, une analyse de six études de cas a permis de parvenir à un constat général et à des recommandations.

 

L'analyse des six études de cas :

Il apparaît que le développement de l'utilisation des jeux vidéo comporte quatre objectifs récurrents :

-          l'assistance aux élèves en difficultés ;

-          la préparation de futurs citoyens dans une société faite d'univers virtuels parmi lesquels les jeux vidéo ;

-          la modernisation du système éducatif ;

-          le développement des compétences avancées.

Bien qu'elles ne soient pas encore majoritaires, l'étude met en lumière la multiplication des initiatives dans les pays membres, aussi bien à l'échelle locale (une classe, plusieurs de la même école, plusieurs de différentes écoles) que nationale (des initiatives académique ou des directives gouvernementales).

En termes de contenu, l'étude révèle que les enseignants choisissent avant tout les jeux en fonction de leurs caractéristiques didactiques. En effet, ils permettent d'une part de développer chez les élèves de nouvelles compétences sur la base de leurs acquis, et d'autre part, ils peuvent rendre la progression de l'élève visible et leurs échecs moins traumatisants que lors d'un apprentissage « classique ».

 

Pour plus d'informations sur les six initiatives étudiées :

http://games.eun.org/upload/gis-synthesis_report_fr.pdf

 

Les résultats du questionnaire « enseignants » :

Quelques données générales :

- 155 répondants sur 528 n'utilisent pas les jeux vidéo

- Un peu plus de 80 % des enseignants ayant répondu considèrent que les jeux électroniques ont leur place à l'école et voudraient en savoir plus à ce sujet. Presque le même pourcentage souhaite les utiliser davantage

- les enseignants du niveau primaire comme ceux du secondaire utilisent les jeux électroniques.

- Pas besoin d'être un spécialiste pour s'en servir en classe : 85 % des enseignants qui les utilisent se considèrent d'un niveau moyen (57 %) ou débutant (28 %).

- 58 % des personnes qui utilisent les jeux vidéo en classe sont des enseignantes

- De manière générale, l'ancienneté ne semble pas être un facteur déterminant de l'utilisation des jeux vidéo en classe, que ce soit pour les enseignants novices ou confirmés. En revanche, seuls ceux qui ont plus de 30 ans d'ancienneté les utilisent très peu.

 

Les types de jeux utilisés :

L'analyse des réponses révèle qu'une grande variété de jeux est utilisée en classe, à travers l'Europe : des puzzles aux consoles électroniques, des jeux de simulation aux jeux d'aventure, auxquels s'ajoutent les jeux éducatifs visant un domaine particulier ou des compétences spécifiques.

Quant au jeu « idéal », il doit être flexible pour s'adapter aux besoins, ne pas contenir de connaissances erronées, et être convivial et didactique. Plus précisément, les enseignants interrogés indiquent qu'ils utilisent les jeux électroniques par exemple pour accroître l'autonomie de l'élève dans son apprentissage, personnaliser cet apprentissage, et dans certains cas le récompenser.

 

Quelques objectifs liés à l'utilisation des jeux vidéo :

- permettre à l'élève de tester ses connaissances, répéter et réviser ;

- tenir compte des différents rythmes d'apprentissage ;

- récompenser les élèves et assurer leur participation active pendant les cours.

 

Analyse de la question ouverte à propos des difficultés et des obstacles :

- la difficulté d'intégrer les jeux électroniques au programme est évoquée à cause du niveau de compétence requis et du vocabulaire propres au jeu qui ne correspondent pas aux objectifs ni à la structure du cours ;

- l'approche pluridisciplinaire des jeux se heurte à l'organisation des cours par matières au niveau de l'enseignement secondaire ;

- plusieurs enseignants interrogés soulignent l'inexistence de jeux dans les matières qu'ils enseignent, d'autres évoquent des contenus inadaptés ;

- l'attitude des collègues enseignants, de la direction de l'école et des parents est souvent mise en relation avec le manque d'information à propos des jeux, et surtout le manque d'études d'évaluation de leur impact lorsqu'ils sont utilisés en classe ;

- le manque d'observation et d'évaluation sur le gain obtenu dans le processus éducatif par rapport à l'investissement (identification, préparation, mise en place, information aux parents et à l'école, etc. ) est aussi souligné ;

- l'organisation des horaires est évoquée, à la fois à cause du manque de temps pour l'enseignant afin d'identifier le jeu adéquat et se préparer à l'utiliser en classe, du manque de temps disponible pendant la leçon elle-même ou parce que le jeu requiert des sessions trop longues par rapport au découpage des heures de cours.

 

Les attentes vis-à-vis des jeux :

-          une certaine flexibilité selon les besoins,

-          des contenus validés (sans erreurs),

-          un souci de convivialité,

-          une approche didactique (commentaires destinés à l'élève).

 

Quelques enseignants mentionnent aussi :

-          la conformité aux standards appliqués aux jeux de loisir (graphisme attractif, haute technicité, etc.),

-          un prix raisonnable,

-          une durée de jeu pas trop longue.

 

De manière générale, le manque d'études quant à l'impact des jeux sur le processus éducatif est clairement regretté.

 

Le soutien pédagogique (et non technique) apporté à l'enseignant :

Les enseignants trouvent le plus souvent de l'aide sur Internet et auprès de leurs collègues, enseignants ou autres.

 

Les effets de l'usage des jeux en classe, motivation et compétences accrues :

Les enseignants interrogés affichent une opinion positive sur la motivation des élèves et un large

éventail de compétences. Ils sont moins convaincus de l'impact sur le sens critique et les

performances par rapport au sujet enseigné.

 

Conclusions du questionnaire :

 

Globalement, l'opinion des enseignants qui utilisent les jeux électroniques est positive, voire très positive quant à l'impact sur l'apprentissage de leurs élèves. L'effet sur la motivation arrive en tête, suivi de très près par l'appui effectif aux élèves en difficulté (non pas en tant que groupe avec lequel les jeux sont utilisés de façon ad hoc, mais en tant qu'individus faisant partie de n'importe quelle classe).

En revanche, l'effet sur le développement de l'esprit critique est perçu comme moins évident.

C'est d'ailleurs sur ce point, ainsi qu'au niveau des performances dans la matière apprise elle-même, que moins de 25 % des répondants sont réellement convaincus de la contribution positive de l'utilisation des jeux électroniques.

Il semblerait donc qu'il y ait une marge de progression possible pour l'usage de ces jeux en classe, y compris auprès d'enseignants qui ne les utilisent pas actuellement.

 

********

 

Recommandations générales :

-          Evaluer les pratiques ;

-          Revisiter le potentiel du jeu électronique ;

-          Soutenir les expériences de terrain ;

-          Soutenir les interactions éducation/industrie ;

-          Utiliser le laboratoire européen comme un laboratoire d'expériences.

 

Pour consulter l'étude dans sa totalité : http://games.eun.org/upload/gis-synthesis_report_fr.pdf

 

 

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Modifié le 09/10/2009

ETUDE JEUNES - e-Enfance/IPSOS juin 2009

ETUDE JEUNES - e-Enfance/IPSOS juin 2009

L’association e-Enfance et l’institut de sondage IPSOS ont publié début juin une étude quantitative en écho à une première étude mettre le lien hypertexte vers la page du site correspondante menée en février sur l’attitude des parents face à Internet. Cette nouvelle étude porte sur l’utilisation que font les jeunes d’Internet, du téléphone portable et des jeux vidéo, ainsi que leurs comportements face aux risques qui en découlent.

Méthodologie

 

L’enquête est basée sur des propos déclaratifs, recueillis en mars 2009 sur Internet auprès de 500 jeunes français représentatifs de 9 à 17 ans. Certaines questions restrictives ne concernent pas la totalité des jeunes interrogés, car comportant des critères éliminatoires (ex : question posée à ceux qui ont un portable, à ceux qui jouent aux jeux vidéos…)

 

***************

Ce qu’il en ressort

 

  • Taux d’équipement

Les jeunes sont fortement équipés en téléphones portables (65%) et consoles de jeux vidéo (88%).

  • Les jeunes et leurs usages d’Internet : Des modes d’accès variés à Internet

La plupart des jeunes ne commence à surfer qu’à partir de 8 ans (48%), voire après 10 ans (39%). Si la navigation sur l’ordinateur familial est la plus fréquente (90%), les jeunes la complètent par l’utilisation de leur propre ordinateur (43%), de leur téléphone portable (30%) ou se rendent sur Internet en dehors de la maison (cybercafés, amis, téléphone portable…).

Le temps passé sur Internet est plutôt raisonnable D’après ce que déclarent les jeunes, le temps passé sur Internet semble relativement régulé (allant de 1h/semaine pour 59% à plus de trois heures pour 18%).

  • Une navigation très variée

Les raisons évoquées en matière d’utilisation d’Internet sont diverses, allant de la recherche d’informations (91%), les chats sur MSN ou autres messageries instantanées (80%) , l’animation de leur blog (19%), etc ;


La connaissance des risques liés aux pratiques et la mise en application des précautions d’usage

  • Des parents absents lors de la navigation.

Au sujet des risques et limites d’Internet, les jeunes interrogés déclarent y être sensibilisés par leurs parents qui, pour une grande partie, posent explicitement des règles, des cadres, des conditions et préviennent leurs enfants sur ces questions. (96% des jeunes ont été prévenus des risques liés au fait de se rendre à un rendez-vous avec un inconnu sans prévenir un adulte, 95% savent qu’il ne faut pas divulguer d’informations personnelles sur Internet, 84% ont été sensibilisés à la vérification des informations trouvées en ligne par exemple.)

Néanmoins, s’ils paraissent concernés par ce sujet, les parents ne semblent pas effectuer un accompagnement systématique lors de l’usage des différents médias. 47% des jeunes interrogent déclarent leur ordinateur équipé d’un logiciel de contrôle parental. Leurs téléphones portables n’en sont équipés qu’à hauteur de 16%.

 

  • Une perception des risques limitée et des mesures de précaution peu appliquées malgré un relatif respect des règles énoncées par les parents

 

Souvent en situation d’autonomie (24% déclarent surfer accompagnés d’un de leur parent et 11% avec leurs frères ou sœurs, contre 64% seuls), les jeunes respectent de manière générale les consignes de leurs parents (88 % d’entre eux ne cherchent pas à contourner le contrôle parental installé sur leur ordinateur personnel). L’estimation des risques liés aux usages d’Internet est d’ailleurs mitigée : 54% des enfants interrogés estiment Internet risqué, alors que plus d’1/4, tous âges confondus, a déjà été confronté à au moins une situation problématique allant de messages effrayants ou moqueurs, à des propositions sexuelles émanant d’inconnus sur un chat ou un blog, en passant par du visionnage d’images choquantes, lecture de propos choquants ou haineux…

Certains sont parfois tentés de braver les interdits (ou, pour quelques-uns, de se mettre en danger : 1% déclare être déjà allé seul à un rendez-vous fixé avec un inconnu sur Internet sans prévenir ses parents, 4 à 8% vont sur Internet ailleurs que chez eux pour contourner les règles posées par leurs parents.

De plus, les jeunes ne semblent pas très bien informés sur les possibilités de paramétrage sur les réseaux sociaux : un tiers d’entre eux utilise un profil Facebook ou MySpace visible par tous.

  • Des enfants fréquemment confrontés à des situations à risque variées

Les situations à risques se rencontrent lors d’usages variés ; Toujours selon leurs déclarations : 49% les rattachent à des recherche d’information, 26% à des visites sur Daily Motion ou You Tube, 18% lors de chat, 15% sur des plateformes comme Facebook ou Skyblog, 9% lors de jeux en réseau.

La majorité des jeunes interrogés ayant rencontré une situation à risque l’a signalée (76% d’entre eux) en en parlant prioritairement à leurs parents (dans 92% des cas). Mais un enfant sur quatre n’a pas signalé l’incident rencontré.

Jeux vidéo

  • Une consommation multiple des jeux

S’ils surfent de façon assidue, les jeunes jouent également de manière assidue. Des jeux gratuits en ligne aux jeux payants sur console, des jeux en réseau aux petits jeux, ils reconnaissent passer du temps sur ce type d’activités (46% de deux à quatre heure 33% plus de cinq heures/semaine, 29), les garçons jouant sur des supports plus diversifiés que les filles. Des jeux qui occupent une place importante au sein des familles

Alors qu’une partie des jeunes interrogés a tendance à bien cerner la virtualité des jeux vidéo en déclarant à 54% préférer la famille et les amis aux jeux, 17% d’entre eux affirme préférer les jeux et 29% n’ont pas de préférences entre les deux.

L’étude met donc en exergue l’importance prise par les jeux vidéo dans la cellule familiale comme en témoigne le fait que 26% des jeunes joueurs reconnaissent qu’ils sont un sujet important ou fréquent de conflit avec leurs parents.

Tendance confirmée également par les 24% d’enfants jouant la nuit quand le reste de la famille est couchée ou les 29% d’entre eux qui déclarent que la vie sans jeux vidéo serait plutôt ennuyeuse.

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BOITE A OUTILS - Etudes
Modifié le 22/06/2009

ETUDE PARENTS - Février 2009, e-Enfance / IPSOS

ETUDE PARENTS - Février 2009, e-Enfance / IPSOS

A l’occasion du Safer Internet Day organisé par la Commission Européenne le 10 février 2009, l’association e-Enfance, en partenariat avec l’institut IPSOS, a publié la première étude française exhaustive sur l’attitude des parents face à l’utilisation d’Internet, du mobile et des jeux vidéo. Cette enquête a été réalisée en novembre 2008 sur un échantillon représentatif de la population française auprès des parents d’enfants entre 6 et 18 ans). Il en ressort que moins d'un-tiers des parents (32%) parle systématiquement d'Internet avec leur enfant.

Communication

  • Plus des 2/3 des parents (68%) déclarent ne pas systématiquement parler avec leurs enfants de ce qu’ils font ou voient sur Internet. S’ils sont 47 % à juger qu’il existe des risques, ils pensent que leurs propres enfants n’y sont pas confrontés.
  • 92 % des parents considèrent indispensable ou important une ligne d’assistance téléphonique gratuite pour les conseiller dans l’utilisation d’Internet, du mobile et des jeux vidéo de leurs enfants

Les enfants vont sur Internet dès 6 ans

  • D'après leurs parents, 44 % des 6-8 ans surfent sur Internet et 70 % des moins de 11 ans.
    Heureusement, à ces âges, les enfants semblent souvent accompagnés (avec leurs parents ou avec un frère/une soeur à côté d’eux).
  • Selon leurs parents, seul 1/3 des moins de 11 ans surfe seul.
  • Quant au mobile, 19 % des 9-10 ans en possèdent un
    49 % pour les 11-12 ans, 78% pour les 13-14 ans
    95 % à partir de 15 ans, toujours d’après leurs parents.
  • Ces taux de possession du mobile sont d’ailleurs peu élevés par rapport aux autres pays européens (par exemple, la Belgique où 45 % des enfants de 10 ans et 83 % des enfants de 12 ans en possèdent un).

 Les parents sont confiants dans l’attitude responsable de leurs enfants

  • 53% des parents estime que leur enfant ne court pas de risques sur internet
    78 % des parents estiment que leur enfant ne communiquera pas de données personnelles de façon non protégée (photos, adresse, téléphone, nom..)
    77 % des parents estiment que leur enfant n’aura pas de propositions de la part d’inconnus malintentionnés sur des chats ou forums
    84 % qu’il ne fera pas l’objet d’intimidations ou de chantage. ni sur le téléphone portable
    79 % pensent que leur enfant ne fera pas des vidéos ou des photos privées qu’il mettra ensuite sur Internet
    78 % que leur enfant ne sera pas la cible d’appels téléphoniques se moquant de lui ou voulant l’intimider.

Les  jeux vidéo, source de conflits dans les familles

  • Selon leurs parents, 71 % des enfants jouent aux jeux vidéo sur Internet.
    Parmi eux, un sur cinq joue à des jeux de rôle en réseau type World of Warcraft ou Dofus
    Ce chiffre monte à 31 % chez les garçons
    41 % des parents trouvent que leurs enfants jouent trop longtemps sur leurs consoles, ordinateurs ou mobiles (chiffre qui monte à 52 % pour les parents de garçons)
  • pour environ un quart (24 %) des parents de garçons les jeux vidéo sont un sujet de dispute important au sein de la famille
  • Moins d’un parent de garçons sur deux (47%) estime que leur fils préfère rester en famille ou voir des amis plutôt que de jouer aux jeux vidéo.

Des lacunes dans l’éducation internet des enfants

  • Les parents mettent peu en garde leurs enfants : 43 % des parents reconnaissent ne pas donner systématiquement de règle à leur enfant sur internet
  • 1/3 des parents seulement (32%) parle systématiquement d’internet avec son enfant 
  • 2/3 des parents (66%) ne préviennent pas régulièrement leur enfant qu’il ne faut pas répondre aux messages d’inconnus sur Internet ou le mobile
  • 92 % des parents ne pensent pas systématiquement à dire à leurs enfants que tout n’est pas vrai sur Internet.

Succès des logiciels de contrôle parentalmais méconnaissance des caractéristiques de ces logiciels

  • Plus de la moitié (56 %) des parents a installé un logiciel de contrôle parental (filtrage des sites inappropriés pour les mineurs) sur l’ordinateur familial ou personnel de l’enfant
  • Cependant, 43 % des parents ignorent encore que tous les fournisseurs d’accès à internet proposent un logiciel gratuit.
  • 44 % des parents ne savent pas limiter le contrôle parental aux enfants seulement et l'importance de créer une session pour chaque membre
  •  61 % des parents ne savent pas qu’il est possible de limiter les horaires de connexion avec les logiciels de contrôle parental ou avec le système d’exploitation Vista alors que plus d’un parent sur quatre (26%) demande régulièrement à son enfant de passer sur internet un temps raisonnable et limité
  • Les parents ignorent la possibilité de contrôler les contacts sur MSN/Windows Live alors que 76 % des parents souhaitent pouvoir le faire.
  • En revanche, l’option contrôle parental gratuite qui existe sur le mobile ne connaît pas le même succès : seuls 6 % des parents l’ont activé sur le mobile de leur enfant. Concernant les raisons invoquées pour la non installation, 55% répondent qu’ils ne savaient pas que cela existait et 34% font confiance à leur enfant car ils estiment avoir déjà expliqué les dangers du téléphone portable à leur enfant.
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Modifié le 16/06/2009
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