DUI Union européenne

Soutenu par l'Union européenne

Safer Internet Day: L'étude RSA/IFOP fait le point

Partenaire du Safer Internet Day et d'Internet Sans Crainte, RSA publie à l'occasion de cette journée une étude nationale commanditée intitulée " Nos ados sont-ils vigilants sur Internet ?". Le groupe lance également à l'occasion sa campagne "Internet,les autres et moi" destinée à sensibiliser le grand public à la protection de ses données et aux bons usages d'Internet. Le site de la campagne peut être consulté ICI. A tester : le calculateur de risques.

RSA est la division sécurité d'EMC. La société oeuvre à la protection des ressources numériques de entreprises, notamment en matière de fraude et cybercriminalité.
L'étude dont nous commentons ci-dessous quelques résultats clés a été réalisée par l'institut IFOP entre le 18 et le 22 janvier 2013 auprès de 403 jeunes âgés de 11 à 17 ans et 402 parents.

Des usages au coeur de la vie quotidienne

  • 77% des 11-17 déclarent se connecter au moins une fois par jour
  • 88,7% auraient du mal à s'en passer au quotidien
  • Plus de la moitié utilisent Internet dans une pièce où ils sont seuls.

Ce constat va à l'encontre des recommandations classiques qui veulent que l'ordinateur familial soit situé dans une pièce commune. Le chiffre est toutefois à relativiser dans la mesure où l'étude cible aussi des adolescents assez âgés pour surfer en autonomie.

Pas que les réseaux sociaux

  • Principaux usages réguliers d'Internet des 11-17 :
  • La recherche d'information (65%)
  • La consultation de vidéos (64%)
  • Le travail scolaire (56%)
  • L'écoute de musique en ligne (55%)
  • Facebook (52%)

Un rappel  important.  les usages des réseaux sociaux qui tiennent le devant de la scène tendant en effet à faire oublier les autres usages numériques, notamment dans les actions de sensibilisation

Des parents impliqués

  • L'étude met en avant le fait que les parents ont une perception le plus souvent exacte et fine des usages en ligne de leur enfant.

Ce point confirme confirme l'intérêt et la préoccupation des parents français sur ces questions et remet en question cette représentation souvent répandue de parents totalement perdus face aux écrans. Un dialogue existe donc, ainsi qu'une attention aux pratiques. Au delà de savoir que leurs enfants vont sur les moteurs de recherche, les plateformes de partage ou leur réseaux sociaux, les parents parlent-ils de ce qu'ils y font, de leurs expériences en ligne ? L'étude ne le dit pas.

Plus ou moins en règle

  • Les jeunes et leurs parents savent à respectivement 86% et 92% que l'on a pas le droit de tenir des propos à caractère raciste ou homophobes en ligne.
  • 88% des jeunes et 83% de leurs parents savent que la loi n'autorise pas la publication de photos d'autrui sans autorisation.
  • En revanche, les jeunes pensent à 74% qu'il est interdit de regarder de la pornographie en ligne (58% parents).
  • Ils sont aussi beaucoup moins sûrs d'eux en ce qui concerne le fait de dire du mal de quelqu'un, ou de communiquer l'adresse d'un proche sans son accord.

Reste à savoir s'ils mettent ces règles en pratiques (l'étude Eukidsonline et d'autres tendent à montrer le contraire), et sont conscients qu'elles s'appliquent aussi sous pseudo/avatar (selon cette étude 41% des 11-17 estiment qu'on ne peut pas les reconnaitre lorsqu'ils utilisent un pseudo ou un avatar - mais combien savent qu'on peut les retrouver par le biais de leur IP?).
 

Informés, mais pas assez

  • 59% des jeunes et 58% des parents estiment qu'Internet est dangereux
  • 88% des jeunes estiment en revanche être prudents
  • et ce à 77% grâce à la sensibilisation dont ils ont bénéficiés par leurs parents ou l'école

L'étude décèle un déficit de savoirs et d'informations particulier en matière de protection des données personnelles.

  • A noter en particulier, le fait que 58.5% des jeunes interrogés partagent leur mot de passe avec au moins un membre de leur entourage.

 " De manière générale, nous constatons un manque de connaissance et d'éducation aux risques d'Internet qui explique en partie la prolifération des menaces et leur efficacité" commente Philippe Fauchay, Président de RSA en France.

 

LIRE LE COMMUNIQUE