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Les réseaux sociaux influencent-ils la prise de substances illicites ?

Selon une étude américaine réalisée par les chercheurs de l’université de Columbia, une corrélation forte existe entre les adolescents ayant une utilisation fréquente des réseaux sociaux et la consommation de cigarettes, d’alcool et de substances illicites.

L’enquête a été réalisée auprès de 2.050 jeunes de 12 à 17 ans et de 530 parentspar internet ou par téléphone.

Consommation

Parmi ce groupe, 70% des adolescents interrogés utilisentnt de manière régulière les réseaux sociaux tels que Facebook ou Myspace. Sur ces 70% d’utilisateurs assidus, les résultats révèlent que, comparé au 30% restant, le groupe fumerait 5 fois plus de cigarettes, boiraient 3 fois plus d’alcool et consommerait deux fois plus de marijuana que ceux qui n’utilisent pas ou peu ces réseaux sociaux.

Simple corrélation ou relation de cause à effet ? C’est toujours le dilemme avec ce type d’étude qui stipule d’office une influence des réseaux sociaux sur le comportement des jeunes alors que les chiffres ci-dessus peuvent aussi bien indiquer que les jeunes qui prennent le plus de risques sont aussi ceux que l’on retrouve le plus sur les réseaux sociaux.

Les chercheurs mettent en cause l’exposition aux images

Les chercheurs de Columbia estiment de leur côté que ce résultat s’expliquerait, entre autre, par la banalisation et la mise en ligne des photos mettant en scène des adolescents en état d'ébriété ou sous l'emprise de drogues.D’après l’enquête, 50 % des jeunes habitués et 14% des non-utilisateurs auraient déjà été confrontés à ces clichés. Dans les deux cas, ils seraient 90% à avoir vu ces images avant l’âge de 15 ans. Cette exposition influencerait les jeunes qui seraient 3 fois plus prédisposés à boire de l’alcool, 4 fois plus à user de substances illicites et plus de la moitié d’entre eux avoue être tentée à tester la drogue un jour.

Et les parents ? Ils n’y croient guère

Sur les 530 parents interrogés, 9 sur 10 considèrent eux que l’usage des réseaux sociaux ne favoriserait pas la consommation d’alcool ou la prise de drogue. Au-delà des chiffres, l’étude tend à montrer que l’accompagnement parental reste fondamental et espère apporter des éléments complémentaires aux associations et aux enseignants participants aux actions préventives auprès des jeunes.