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Microsoft, Facebook, Apple, Yahoo : leurs réactions face à l'affaire PRISM

Depuis l'affaire PRISM, les languent se délient peu à peu. Ce programme, administré par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), a pour but de recueillir des informations sur les ressortissants étrangers en accédant directement aux serveurs de 9 grandes entreprises américaines d'Internet: Microsoft, Facebook, Skype, Yahoo, Google, AOL, YouTube, Apple et PalTalk. Face au scandale provoqué par cette révélation, les autorités américaines ont souligné la légalité de leurs actions, soulignant qu'elles se déroulaient sous le contrôle du Congrès.

Les autorités américaines expliquent que ce programme était destiné à empêcher des attaques terroristes. Les sites, quant à eux, démentent les affirmations selon lesquelles la NSA pouvait avoir accès directement à leur serveurs. C'est Mark Zuckerberg qui a ouvert le bal sur sa page Facebook : 

"Facebook ne fait pas partie, et n'a jamais fait partie d'aucun programme ouvrant aux USA ou à n'importe quel autre gouvernement un accès direct à ses serveurs. [...] Nous n'avons jamais reçu de demande d'aucune cours ou agence gouvernementale relative à l'accès d'informations ou de métadonnée en bloc. [...] Nous n'avions jamais entendu parler de PRISM auparavant."

Depuis, les acteurs se succèdent pour redorer leurs blasons. Aujourd'hui et pour la première fois, ils publient le nombre de demandes de renseignement qu'ils ont reçu de la part des autorités américaines sur 6 mois.

On y découvre que Yahoo! et Facebook sont les acteurs les plus sollicités par les services fédéraux : 13 000 demandes pour le premier et 10 000 pour le second. Suivis de près par Google (8 438), Microsoft (7 000) et Apple (5 000). Seul Twitter se démarque et semble peu intéresser les autorités avec "seulement" 815 demandes entre le 1er juillet et le 31 décembre 2012.

Autre information intéressante : une demande de renseignement pouvait concerner plusieurs comptes utilisateur. Ainsi, Microsoft est en tête de liste avec 32 000 utilisateurs livrés aux mains des autorités. Là encore, Facebook arrive en seconde position, avec 19 000 comptes impactés, suivi de Google (14 791), Apple (10 000) et Twitter (1 145). Yahoo!, de son côté, n’a malheureusement pas indiqué le nombre de comptes concernés par les demandes de renseignement gouvernementales.