DUI Union européenne

Soutenu par l'Union européenne

Google : Street View prend le large

Google apporte la plus importante mise à jour à Street View depuis 2007

 

Avec l'arrivée des routes de Hongrie et du Lesotho dans le service de Google, ce sont maintenant 50 pays qui sont couverts par Street View. 50 000 km de routes et de rues provenant de 14 pays sont désormais accessibles.

La France, l'Italie, la Pologne, la Roumanie, la Russie, Singapour et la Thaïlande bénéficient d'ajouts de nouvelles rues/routes. Par exemple, il est désormais possible de se balader virtuellement dans le centre-ville piéton de Blois. D'autres lieux emblématiques, comme le Temple Sha Tin Chi Kung de Hong Kong, ont également été ajoutés. 

Street View & la justice

Rappelons que Google fait l'objet de plusieurs plaintes en France et à l'étranger depuis que les autorités allemandes ont découvert en mai 2010 la collecte de données WiFi par les voitures Google.

Le régulateur en charge de la protection de la vie privée (équivalent de la CNIL française) en Allemagne avait réclammé à Google une amende de 145 000 euros pour la collecte de données privées par les voitures du service de cartographie Street View, selon Bloomberg. 

En effet, entre 2008 et 2010, les voitures en charge de prendre des photographies à 360° nécessaires au moteur de cartographie de Google Map, ont collecté un certain nombre de données personnelles : emails, mots de passe, photographies, protocoles de chat ect. Cette collecte a été réalisée via les réseaux Wi-Fi ouverts, à l'insu des utilisateurs.

L'affaire avait rapidement pris une dimension internationale avec des enquêtes lancées par les autorités de protection des données un peu partout dans le monde (Australie, Angleterre, France, Hollande, République Tchèque, Corée du Sud).

En France, Google avait écopé d'une amende de 100 000 euros dans une affaire similaire prononcée par la CNIL en mars 2011, somme encore bien loin des 7 millions de dollars que la multinationale s'est engagée à payer aux Etats-Unis il y a un peu plus d'un mois dans 37 Etats concernés.

Le montant est particulièrement faible par rapport au chiffre d'affaires de l'entreprise. En l'espèce, elle représente à peine 0,005% des revenus du dernier trimestre. 

Malgré les 2 ans et demi d'enquête par la justice allemande et la demande du commissaire national de la protection des données d'Hambourg pour une augmentation de la peine établie à 150 000 euros afin qu'elle devienne réellement dissuasive, le parquet de Hamburg a abandonné les charges. La justice allemande a estimé que les fragments de données personnelles qui avaient été aspirés à partir de points WiFi non sécurisés étaient par conséquent « accessibles au public ». 

 

street view Temple Sha Tin Che Kung