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E-commerce et vie privée, un nouveau défi pour l'internaute

9 internautes sur 10 préparent leurs achats sur internet.

A l'occasion du salon E-Commerce 2013, la Fevad publie une étude sur les comportements d’achat des internautes français.

 

L'e-commerce affiche une croissance de 16% au 2ème trimestre

Selon la Fédération E-commerce et Vente à Distance, les Français ont dépensé 12,2 milliards d'euros sur Internet au deuxième trimestre, une croissance de 16%.

Une progression due à l'accroissement de la demande, puisque l’étude dénombre une hausse de 3% de cyberacheteurs au 2ème trimestre 2012. Pour répondre à cet engouement, ils sont plus de 128 000 sites marchands actifs sur le net (+17% en un an, +5000 en trois mois) dont les sites leaders affichent cette année une croissance de 4% : deux fois plus qu'au 1er trimestre. Les achats concernent en premier lieu les secteurs du voyage, les produits culturels et les vêtements. Le panier moyen des achats remonte très légèrement pour atteindre 87 euros, après deux ans de baisse continue.

 

salon e commerce

 

Différentes utilisations des support selon l’achat

Le m-commerce (m pour mobile) a plus que doublé en un an. Les ventes depuis des smartphones et tablettes, sites mobiles et applications sont en croissance de 120% sur un an, et devraient bientôt peser 3 milliards d'euros. Les mobinautes achètent en priorité des services numériques - parmi lesquels les billetteries et le téléchargement d’applications, ainsi que des produits culturels et des voyages (essentiellement des billets de train). Quant aux tablonautes, s’ils achètent également des produits culturels et des services, ils se distinguent des mobinautes par leurs achats d’habillement, effectués par 13% d’entre eux. L’usage est davantage associé au domicile avec 90% des acheteurs sur tablette qui le font à domicile contre 7% seulement dans les transports.

La Fevad prédit qu'entre 2011 et 2013, le m-commerce français devrait être multiplié par six. Et rappelle que le meilleur est à venir pour ce secteur : "Les ventes sur mobile connaissent aujourd'hui un démarrage deux fois plus rapide que celui qu'avaient connu les ventes sur ordinateur au début des années 2000".  

Un marché qui se professionnalise

Ces chiffres, qui continuent de progresser, cachent un marché du e-commerce en pleine recomposition, "Il y a une recomposition du paysage, avec beaucoup d'enseignes issues du commerce physique qui arrivent sur Internet avec une approche économique plus rationnelle, privilégiant la rentabilité", constate Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. "Alors qu'avant, les sociétés purement Internet étaient dans une course à la taille critique avec comme seule priorité d'installer leur poids économique sur le marché".

Ceci explique qu’une partie des acteurs purement internet sont aujourd’hui repris par des grands groupes (Rueducommerce repris par Altarea-Cogedim, Cdiscount par Casino etc.).

C’est donc sans surprise que l’on retrouve dans le classement des 15 premiers sites visités par les internautes, des enseignes issues du commerce physique comme Carrefour, la Fnac, Leroy-Merlin, Castorama, Darty et Decathlon. Pour se démarquer, les acteurs restés « purs web » s’orientent vers un modèle appelé « place de marché » qui leur permet d’étendre les services proposés (réseau de marchands tiers, monnaies virtuelles, systèmes de paiement, services de livraison etc.) pour inciter consommateurs et fournisseurs à rester au sein de leur réseau. "le prix n'est plus le seul levier de la stratégie sur Internet. D'ailleurs, on voit que le poids des ventes en promotion a plutôt tendance à diminuer" ajoute M. Lolivier.

L’influence des publicités sur les réseaux sociaux sur le processus d’achat

En un an le nombre de transactions sur Internet a augmenté de 20%. Ceci est dû essenitellement à la croissance du  partage de photos sur les réseaux sociaux. A noter que 52% des acheteurs de tourisme sur Internet sont influencés par les photos de leurs amis sur ces plateformes et 64% préparent leur achat après avoir consulté l’opinion des autres consommateurs.

Les marques en sont conscientes et 89 % des entreprises interrogées par la FEVAD déclarent avoir mis en place des actions publicitaires sur les réseaux sociaux. 3 % des internautes sont prêts à acheter sur Facebook (on parle de f-commerce ) .

Selon une étude réalisée auprès de 29 000 consommateurs et dans 58 pays différents, les consommateurs affirment à 48% être influencés par les annonces vidéo en ligne et les publicités diffusées sur les réseaux sociaux. Du côté des courriels, 56% des personnes interrogées déclarent se fier aux mails commerciaux. Enfin, les bannières publicitaires font un impressionnant bond en avant. Alors qu'en 2007, 26% des consommateurs indiquaient les utiliser, ils sont désormais 42% en 2013.

L’année 2013 marque donc la maturité du social commerce lié intrinsèquement aux publicités en ligne, de plus en plus présentent sur les plateformes sociales. 

Entre respect de la vie privée et  service aux internautes

Le e-commerce pose typiquement la question de l'équilibre entre respect de la vie privée et disponibilité de  services en ligne, notamment mobiles, qui répondent à de nouveaux besoins et modes de vie, d'où leur succès.

A nouveau, il s'agit pour tout un chacun de prendre un peu de recul pour comprendre comment marchent ces services, et notamment la façon dont ils s'appuient sur les données personnelles que nous leur livrons pour nous proposer des offres "personnalisées" censées répondre plus précisement à nos envies et besoin.

 

Plus d'infos

L’étude de la FEVAD 

Comment se protéger des publicités en ligne ? 

Pour suivre le salon via Twitter : #ECP13