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Bac philo et Europe : tous autour des questions de protection des données et du droit à l’oubli numérique !

Les sujets de l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2015 sont tombés aujourd’hui mercredi 17 juin et un sujet en particulier, proposé aux élèves de filière L, retient notre attention : "Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?".

Question ô combien intéressante puisqu’elle convoque des interrogations intimement liées au problème des données personnelles sur Internet. Suis-je vraiment libre de construire mon identité au fil de ma vie ou est-elle aussi déterminée par les traces de mon passé rendues visibles par le web ?

Au-delà des problématiques classiques de philosophie, ce sujet peut donc être de fait relié à celui de la protection des données et du droit à l’oubli numérique.

Hasard du calendrier, dans le même temps, la Commission Européenne vient de préciser son projet de réalisation d’un marché unique numérique européen qui réitère sa position sur le droit à l’oubli dans son volet de protection des données personnelles.

Annoncé le 6 mai 2015, ce projet se base sur 16 initiatives regroupées en trois piliers :

-           améliorer l'accès aux biens et services numériques dans toute l’Europe pour les consommateurs et les entreprises ;

-          créer un environnement propice au développement des réseaux et services numériques innovants et des conditions de concurrence équitables;

-           maximiser le potentiel de croissance de l'économie numérique.

La 12ème initiative précise la nécessité de « renforcer la confiance et la sécurité dans les services numériques, notamment en ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel. En s’appuyant sur les nouvelles règles de l'UE en matière de protection des données, dont l'adoption est prévue d’ici fin 2015, la Commission procédera à la révision de la directive ‘’Vie privée et communications électroniques’’ ».

Pour rappel, la législation sur le droit à l’oubli numérique prévoit que « Quand un citoyen ne souhaite plus que l’une de ses donnée personnelle soit conservée et qu’il n’y a plus de raison légitime qu’elle le soit, la donnée doit pouvoir être supprimée ».

 

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